Russie: Un Israélien détenu pour ses liens présumés avec un groupe anti-Poutine
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Russie: Un Israélien détenu pour ses liens présumés avec un groupe anti-Poutine

L'homme d'affaires russo-israélien Mikhail Iosilevich est emprisonné depuis janvier parce qu'il n'aurait pas déclaré qu'il était de nationalité étrangère

Mikhail Iosilevich (Capture d'écran : YouTube)
Mikhail Iosilevich (Capture d'écran : YouTube)

JTA — La Russie a placé en détention un citoyen ayant la double-nationalité russe et israélienne pour ses liens présumés entretenus avec un groupe d’opposition. Il n’aurait pas déclaré qu’il avait la nationalité étrangère, selon les autorités.

Mikhail Iosilevich, un homme d’affaires, est emprisonné depuis le mois de janvier, a fait savoir un média juif russophone. Mercredi, un tribunal de la ville de Nizhny Novgorod, située à l’est de Moscou, a prolongé sa détention jusqu’au 28 mars.

Iosilevich est accusé d’avoir « mené des activités au sein d’une organisation reconnue comme indésirable sur le territoire de la Fédération russe »- une référence à ses liens présumés avec Open Russia, groupe dirigé par l’ancien magnat du pétrole Mikhail Khodorkovsky.

Khodorkovsky, qui est Juif, avait fondé Open Russia peu après sa libération de prison – il avait alors écopé d’une peine pour corruption présumée. Des observateurs internationaux ont indiqué que ses condamnations, à partir de 2003, pour fraudes avaient résulté d’accusations sans fondement qui avaient visé à l’éliminer en tant que leader de l’opposition au président Vladimir Poutine. L’organisation Open Russia est considérée comme une « organisation indésirable » et interdite en tant que telle depuis 2017.

Ces dernières semaines, des milliers de personnes ont protesté contre le régime dictatorial de Poutine après l’emprisonnement d’un nouveau leader de l’opposition, Alexey Navalny, qui a été lui aussi accusé de corruption.

Alexei Navalny, leader de l’opposition russe, pendant une manifestation à Moscou, le 14 mai 2017. (Crédit : Ivan Vodopyanov/AFP)

La police a découvert le passeport lors d’une perquisition effectuée dans l’habitation d’Iosilevich en raison de ses liens présumés avec Open Russia.

Les procureurs ont ensuite émis une deuxième mise en examen pour  l’incapacité de l’homme d’affaires à faire part de l’existence de son passeport.

Iosilevich, pour sa part, affirme avoir présenté le passeport en 2014 et être en possession de documents prouvant que les autorités l’avaient traité.

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