Seine-et-Marne : L’auteur présumé de nombreuses croix gammées interpellé
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Seine-et-Marne : L’auteur présumé de nombreuses croix gammées interpellé

Inconnu des services de police, le quadragénaire était toujours en garde à vue mardi soir

Le cimetière municipal de Fontainebleau (Seine-et-Marne), le 28 décembre 2020, où des tombes ont été profanées par des croix gammées. (Crédit : Frédéric Valletoux / Twitter)
Le cimetière municipal de Fontainebleau (Seine-et-Marne), le 28 décembre 2020, où des tombes ont été profanées par des croix gammées. (Crédit : Frédéric Valletoux / Twitter)

Un homme de 41 ans, soupçonné d’avoir tagué des croix gammées et autres inscriptions sibyllines dans divers endroits de Seine-et-Marne, a été arrêté et placé en garde à vue, a-t-on appris mardi de source policière.

Cet homme est soupçonné d’avoir réalisé quatorze dégradations entre fin octobre et début janvier, sur des surfaces multiples et variées : des bâtiments publics à Melun, un radar de vitesse sur l’autoroute A5, une soixantaine de tombes du cimetière municipal de Fontainebleau, le mur de la mairie de Vaux-le-Pénil ou encore les églises des villages d’Ecrennes et Echouboulains.

Le suspect a été arrêté en bas de son domicile au Mée-sur-Seine lundi vers 22H00, alors qu’il « sortait de chez lui avec des bombes de peinture de mêmes caractéristiques que celles utilisées » pour les tags, a indiqué une source policière.

Il a été repéré notamment grâce à des images de vidéosurveillance transmises par la gendarmerie, qui a apporté son concours à l’enquête pilotée par le commissariat de Melun.

Inconnu des services de police, le quadragénaire était toujours en garde à vue mardi soir.

Plusieurs pistes subsistent quant à ses motivations, mais « le caractère antisémite, raciste, est exclu », a souligné cette source policière, précisant que le suspect présentait un profil psychologique « fragile ».

Toujours de couleur rose, les croix gammées étaient accompagnés d’inscriptions nébuleuses telles que « Biobananas », « Charles », « Free party », suscitant l’émoi et l’incompréhension des habitants et pouvoirs publics.

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