Shaked : Facebook « réalise la situation » sur l’incitation au terrorisme
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Shaked : Facebook « réalise la situation » sur l’incitation au terrorisme

La ministre de la Justice a annoncé que la coopération entre l’Etat juif et le géant des médias sociaux s’est améliorée

La ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a déclaré lundi que le géant des médias sociaux, Facebook, a maintenant réalisé qu’il doit lutter contre l’incitation au terrorisme en ligne, et le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan a déclaré que la société avait accepté de travailler davantage avec Jérusalem sur la question.

Suite à une réunion avec des hauts responsables de Facebook à Jérusalem, le ministre de la Justice a déclaré à la radio militaire qu’il y avait eu un « tilt » chez le géant des médias sociaux, et que la coopération entre la société et le gouvernement israélien s’était considérablement améliorée.

« Ils doivent obliger au respect de leurs conditions d’utilisation, a déclaré Shaked. La coopération est aujourd’hui beaucoup mieux que ce qu’elle n’était dans le passé. Ils ont réalisé aussi que le terrorisme, l’incitation au terrorisme qui se fait sur les médias sociaux doivent être combattus. »

La délégation de Facebook était en Israël alors que le gouvernement tente de faire passer des mesures législatives destinées à forcer les réseaux sociaux à maîtriser le contenu qui, selon Israël, incite à la violence.

Le ministre de la Sécurité intérieur, Gilad Erdan (à droite), et Joel Kaplan et Monika Bickert de Facebook avec la ministre de la justice Ayelet Shaked lors de la réunion le 12 septembre 2016 (Crédit : Autorisation)
Le ministre de la Sécurité intérieur, Gilad Erdan (à droite), et Joel Kaplan et Monika Bickert de Facebook avec la ministre de la justice Ayelet Shaked lors de la réunion le 12 septembre 2016 (Crédit : Autorisation)

Israël a fait valoir que la vague de violence avec les Palestiniens au cours de l’année écoulée a été alimentée par l’incitation à la violence, en grande partie, présente sur les sites des médias sociaux. Il a déclaré à plusieurs reprises que Facebook devrait faire davantage pour surveiller et contrôler le contenu, ce qui soulève une foule de questions juridiques et éthiques quant à savoir si la société est responsable du matériel posté par ses utilisateurs.

Aussi bien Shaked que le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, deux figures clés de la bataille d’Israël contre l’incitation à la violence en ligne, ont participé à la réunion lundi.

Le bureau d’Erdan a annoncé qu’ils s’étaient mis d’accord avec les représentants de Facebook pour créer des équipes pour déterminer la meilleure façon de contrôler et de supprimer le contenu incendiaire, mais n’a pas donné davantage de détails.

Erdan et Shaked ont déposé un projet de loi qui vise à forcer les réseaux sociaux à supprimer le contenu qu’Israël considère comme une incitation à la violence. Un député de l’opposition a également présenté une proposition de loi visant à forcer les réseaux sociaux à se surveiller eux-mêmes sous peine d’une amende. On ne sait pas si l’accord de lundi conduirait les législateurs à retirer leur proposition de loi.

Capture d'écran d'une vidéo mise en ligne par le Palestinian Media Watch exhortant à mener des attaques terroristes contre les Israéliens postés sur la page Facebook de la « Coalition des jeunes de Jérusalem de l'Intifada », le 9 décembre 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Capture d’écran d’une vidéo mise en ligne par le Palestinian Media Watch exhortant à mener des attaques terroristes contre les Israéliens postés sur la page Facebook de la « Coalition des jeunes de Jérusalem de l’Intifada », le 9 décembre 2015 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

« L’extrémisme en ligne ne peut être abordé qu’avec un partenariat solide entre les décideurs politiques, la société civile, les universités et les entreprises, et cela est vrai en Israël et dans le monde », a déclaré Facebook dans un communiqué après la réunion.

Le réseau social a également déclaré que ses normes communautaires « indiquent clairement qu’il n’y a pas de place pour les terroristes ou le contenu qui favorise le terrorisme sur Facebook ». Il a qualifié la réunion de « constructive » mais n’a donné aucun détail au sujet de ses conclusions.

Les responsables de la sécurité israélienne surveillent actuellement Facebook pour découvrir les incitations à la violence puis alertent la société. Facebook détermine si le matériel en question viole ses normes communautaires, et supprime certains éléments mais laisse les autres.

Shaked a déclaré lundi qu’au cours des quatre derniers mois, Israël a soumis 158 demandes à Facebook pour supprimer le contenu incitant à la violence et 13 autres demandes à YouTube. Elle a déclaré que Facebook a donné suite à quelque 95 % des demandes et YouTube a pris des mesures sur 80 % des demandes.

« Nous savons que la quantité d’incitation à la violence en ligne est encore plus grande et que nous devons poursuivre et intensifier nos efforts, et nous le ferons », a-t-elle affirmé lors d’une conférence sur la sécurité. « Une page incitant à la violence est un moteur à croissance perpétuelle de la terreur si elle n’est pas supprimée ».

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