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L’Iran accuse Israël après l’assassinat d’un colonel de ses Gardiens en Syrie

Téhéran assure ne pas avoir de troupes en Syrie mais des "conseillers" militaires

Une image circulant sur les réseaux sociaux montre le colonel Davoud Jafari du Corps des Gardiens de la Révolution, qui aurait été tué par une bombe en bord de route en Syrie, le 22 novembre 2022. (Autorisation)
Une image circulant sur les réseaux sociaux montre le colonel Davoud Jafari du Corps des Gardiens de la Révolution, qui aurait été tué par une bombe en bord de route en Syrie, le 22 novembre 2022. (Autorisation)

Un colonel des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a été tué lundi près de Damas par une bombe artisanale imputée à Israël, a annoncé mercredi un média local.

« Le colonel Davoud Jafari, un des conseillers iraniens en Syrie et membre de la force aérospatiale des Gardiens, a été tué (lundi matin) par les associés du régime sioniste (Israël) avec une bombe artisanale en bordure de route près de Damas », a indiqué l’agence de presse Tasnim, citant un communiqué des Gardiens.

L’Iran assure ne pas avoir de troupes en Syrie mais dit que des « conseillers » militaires issus des Gardiens opèrent aux côtés de l’Etat syrien à l’invitation de Damas.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG indépendante basée à Londres qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, l’officier supérieur a été tué avec son garde du corps syrien par l’explosion d’une bombe au passage de leur véhicule.

L’attentat s’est produit près de Sayyida Zeinab, un quartier du sud de Damas qui abrite un sanctuaire vénéré par les musulmans chiites et accueille une forte présence iranienne.

C’est le plus haut gradé des Gardiens tué en Syrie depuis le 23 août, lorsque Téhéran avait annoncé la « mort en martyr » du général Abolfazl Alijani, membre des forces terrestres des Gardiens alors en mission en Syrie.

Alijani était décrit comme un « défenseur du sanctuaire », un terme utilisé pour désigner ceux qui travaillent pour le compte de l’Iran en Syrie ou en Irak.

Des membres du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran (IRGC) défilent lors du défilé militaire annuel marquant l’anniversaire du déclenchement de la guerre dévastatrice de 1980-1988 avec l’Irak de Saddam Hussein, dans la capitale Téhéran, le 22 septembre 2018. (Crédit : Stringer/AFP)

« Sans aucun doute, le régime criminel sioniste recevra la réponse adéquate pour ce crime », a ajouté le texte.

Une branche des Gardiens de la Révolution est spécialisée dans la fabrication des drones, des missiles, des engins balistiques et des satellites.

Le 24 octobre, l’aviation israélienne avait détruit une usine de fabrication de drones iraniens située en territoire syrien lors d’un bombardement.

L’Iran, qui aide le régime syrien de Bachar al-Assad, son allié, dans la guerre ravageant la Syrie depuis 2011, assure ne pas avoir de troupes dans ce pays mais dit que des « conseillers » militaires issus des Gardiens opèrent aux côtés de l’Etat syrien à l’invitation de Damas.

Israël et la coalition internationale antijihadistes dirigée par les Etats-Unis ont mené plusieurs raids ces dernières années contre les milices pro-iraniennes en Syrie.

Le 9 novembre, un raid a visé dans la nuit un convoi d’armes et de carburant de milices pro-iraniennes en Syrie, près de la frontière avec l’Irak, faisant au moins 14 morts selon une ONG syrienne.

En mars, les Gardiens avaient annoncé la mort de deux haut gradés, tués dans une attaque israélienne en Syrie, menaçant de riposter pour les venger.

Si Israël commente rarement les frappes menées en Syrie, il les a justifiées à plusieurs reprises par la nécessité d’empêcher l’Iran de s’implanter à proximité de ses frontières.

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