Trois Palestiniens non armés ont traversé la frontière entre Gaza et Israël
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Trois Palestiniens non armés ont traversé la frontière entre Gaza et Israël

Les infiltrés ont été arrêtés peu après avoir franchi la barrière frontalière au sud de la bande de Gaza

Des soldats israéliens patrouillent près de la frontière entre Israël et Gaza le 31 mars 2018. (Gili Yaari/FLASH90)
Des soldats israéliens patrouillent près de la frontière entre Israël et Gaza le 31 mars 2018. (Gili Yaari/FLASH90)

Les forces de sécurité israéliennes ont arrêté trois Palestiniens non armés qui ont traversé la frontière entre la bande de Gaza et Israël dimanche soir, au milieu des tensions accrues dans la région lors des récents affrontements meurtriers entre Tsahal et les manifestants de Gaza.

Les suspects ont été arrêtés juste après avoir franchi la barrière dans le sud de la bande de Gaza, a indiqué l’armée. « Aucune arme n’a été trouvée en leur possession. »

Ils ont été livrés au service de sécurité du Shin Bet pour être interrogés, a déclaré un porte-parole de l’armée.

Il y a eu une série d’infiltrations ces dernières semaines, dont la plupart ont été arrêtées à la frontière. Cependant, lors de l’incident le plus grave survenu mardi, un groupe de trois hommes palestiniens armés s’est infiltré dans le territoire israélien depuis Gaza, parcourant plus de 20 kilomètres à pied dans le pays, pendant plusieurs heures, avant d’être arrêtés à l’extérieur de la base militaire de Tzeelim. Ils étaient en possession de grenades et de couteaux.

Le fait que l’armée n’ait pas réalisé immédiatement qu’il y avait eu une brèche – les traces d’infiltration n’ont été trouvés que quelques heures après l’incident – a incité le ministre de la Défense Avigdor Liberman à demander une enquête complète sur l’incident.

L’infiltration s’est produite au milieu d’une tension croissante à la frontière, des dizaines de milliers de Palestiniens marchant vers la zone frontalière vendredi, tandis que 15 Palestiniens ont été tués par les soldats israéliens lors d’émeutes.

Le ministère de la Santé de Gaza, dirigé par le Hamas, a déclaré qu’au moins 11 Palestiniens ont été abattus et blessés par les soldats israéliens lors de nouvelles manifestations violentes le long de la barrière frontalière, dimanche. Tsahal a confirmé que des balles réelles ont été tirées sur certains manifestants qui, selon l’armée israélienne, se sont approchés de la barrière frontalière.

Des Palestiniens manifestent lors d’affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à la frontière avec Israël, à l’est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 1er avril 2018. (DIT KHATIB/AFP)

Selon l’armée, quelque 350 Palestiniens ont pris part aux manifestations de dimanche dans toute l’enclave côtière.

Vendredi, 30 000 personnes se sont jointes à une marche de masse soutenue par le Hamas, et d’autres manifestations de masse contre Israël sont prévues pour ce vendredi et les semaines à venir jusqu’à la mi-mai, lorsque le Jour de l’indépendance d’Israël marquera son 70e anniversaire et que les Palestiniens appellent le jour de la Nakba – la « catastrophe » due, selon eux, à la création d’Israël.

L’armée israélienne a déclaré samedi qu’au moins 10 des personnes tuées vendredi – les Gazaouis ont fait état de 15 morts – étaient des membres de groupes terroristes palestiniens, dont le Hamas, et a donné des détails sur leur fonction.

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