Trump affirme qu’un autre pays pourrait « s’ajouter » à la signature Israël-EAU
Rechercher

Trump affirme qu’un autre pays pourrait « s’ajouter » à la signature Israël-EAU

S'exprimant en amont de l'événement du 15 septembre à la Maison Blanche, le président ne précise pas quel pays pourrait être le prochain à normaliser ses relations avec Jérusalem

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le président américain Donald Trump prend la parole lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche à Washington, le 10 septembre 2020. (Crédit : AP Photo / Susan Walsh)
Le président américain Donald Trump prend la parole lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche à Washington, le 10 septembre 2020. (Crédit : AP Photo / Susan Walsh)

Le président américain Donald Trump a déclaré jeudi qu’un autre pays pourrait rejoindre Israël et les Émirats arabes unis lors de leur cérémonie de signature de normalisation de leurs relations à la Maison Blanche la semaine prochaine.

« La semaine prochaine, à la Maison Blanche, nous aurons une signature entre les Émirats arabes unis et Israël, et nous pourrions ajouter un autre pays à cela. Et je peux vous dire que des pays font la queue pour y entrer », a déclaré Trump lors d’un point de presse à la Maison Blanche.

« Vous entendrez parler d’autres pays qui vont arriver sur une période de temps relativement courte. Et vous pourriez avoir la paix au Moyen-Orient », a-t-il affirmé.

Trump n’a pas précisé quel pays pourrait être « ajouté » à la signature, ni quels pays pourraient assister à la cérémonie de mardi, mais il a déclaré qu’un certain nombre de « grands » allaient « se joindre », et a mentionné s’être récemment entretenu avec le roi Salmane d’Arabie saoudite.

« J’ai parlé au roi d’Arabie saoudite, alors nous sommes en pourparlers. Nous venons d’entamer le dialogue », a déclaré Trump.

On ignore si Trump voulait dire qu’un autre pays assisterait à la cérémonie de signature entre Israël et les Émirats arabes unis ou rejoindrait leur accord de normalisation.

Dans les semaines qui ont suivi l’annonce de l’accord de normalisation le 13 août, des responsables américains et israéliens ont déclaré que d’autres États arabes suivraient l’exemple des Émirats arabes unis et normaliseraient leurs relations avec Israël, avec des spéculations incluant Oman et Bahreïn.

L’Arabie saoudite et le Bahreïn ont autorisé les avions israéliens à utiliser leur espace aérien suite à l’accord de normalisation, ce qui représente une étape importante vers l’amélioration des relations avec Israël, mais ont exprimé des hésitations quant à la normalisation.

Le roi du Bahreïn a déclaré au conseiller principal de la Maison Blanche, Jared Kushner, un acteur clé de la normalisation, que Manama ne signerait un accord qu’en concertation avec l’Arabie saoudite ; et le prince héritier de Riyad a dit à Kushner qu’un accord de paix israélo-palestinien devait précéder tout accord de normalisation, conformément à l’Initiative de paix arabe de 2002.

« Le roi Salmane et le prince héritier Mohammed ben Salmane sont très attachés à la cause palestinienne. Ils aimeraient voir les Palestiniens négocier un accord équitable et améliorer la vie de leur peuple », a déclaré Kushner aux journalistes lors d’un briefing mercredi.

« Mais à nouveau, ils feront ce qui est dans l’intérêt de l’Arabie saoudite et du peuple saoudien, et des Musulmans du monde entier, car ils prennent cette responsabilité très au sérieux », a déclaré Kushner. « Nous verrons ce qui arrive, et pendant combien de temps, vous savez, ils veulent continuer ainsi. Mais je dirais que beaucoup de gens perdent patience avec les dirigeants palestiniens. »

Pour sa part, Trump a tenu jeudi à féliciter le prince héritier des Émirats arabes unis Mohammed ben Zayed Al Nahyan pour sa volonté d’officialiser les relations avec Israël. Trump a qualifié le chef de facto des Émirats arabes unis de « guerrier » et a déclaré que « Mohammed est très enthousiaste. »

Trump a poursuivi en affirmant que s’il remportait un autre mandat présidentiel en novembre, l’Iran et les Palestiniens retourneraient à la table des négociations.

« Si nous gagnons les élections, l’Iran viendra signer un accord avec nous très rapidement. Je dirais dans la première semaine, mais donnons-nous un mois, parce que leur PIB a diminué [de] 25 % [à la suite des sanctions américaines], ce qui est, disons-le, un chiffre inouï, et ils aimeraient retrouver à nouveau un pays prospère », a déclaré Trump.

« Et je pense… que les Palestiniens suivront le troupeau », a poursuivi le président, admettant qu’il était « franchement surpris » que Ramallah ait continué à boycotter son administration depuis que Washington a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël en 2017.

Cependant, il a maintenu que la décision de son administration de suspendre 750 millions de dollars d’aide annuelle à l’Autorité palestinienne « est le meilleur moyen… de rapprocher [les deux parties] ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...