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Trump : les Kurdes relâchent des jihadistes pour forcer les USA à s’impliquer

"Les Kurdes pourraient être en train d'en relâcher quelques-uns pour nous forcer à nous impliquer", a tweeté le président américain

Le président américain Donald Trump descend d'Air Force One après être arrivé sur la base de l'aviation militaire d'Andrews dans le  Maryland, le 26 septembre 2019. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci, file)
Le président américain Donald Trump descend d'Air Force One après être arrivé sur la base de l'aviation militaire d'Andrews dans le Maryland, le 26 septembre 2019. (Crédit : AP Photo/Evan Vucci, file)

Donald Trump a émis lundi l’hypothèse que les Kurdes relâchaient volontairement « quelques » prisonniers du groupe Etat islamique pour forcer les Etats-Unis à s’impliquer sur un terrain d’où Washington essaie justement de se retirer.

« Les Kurdes pourraient être en train d’en relâcher quelques-uns pour nous forcer à nous impliquer », a tweeté le président américain. M. Trump a assuré que ces jihadistes pouvaient être « facilement recapturés par la Turquie ou les pays européens d’où beaucoup sont originaires. » « Mais ils doivent agir vite », a-t-il ajouté.

« Nous n’allons pas nous engager dans une autre guerre entre des gens qui se combattent depuis 200 ans », a argué Donald Trump. « Est-ce que les gens pensent vraiment que nous devrions entrer en guerre contre la Turquie qui est membre de l’Otan ? Les guerres sans fin vont s’arrêter ! »

Les autorités kurdes ont annoncé dimanche la fuite de près de 800 proches de jihadistes étrangers de l’EI d’un camp de déplacés, situé à proximité des combats.

L’offensive turque contre une milice kurde dans le nord de la Syrie, survenue après l’annonce du retrait de militaires américains du secteur, a provoqué une vive inquiétude quant à une possible résurgence du groupe jihadiste, notamment avec la fuite de membres du groupe EI jusqu’ici faits prisonniers par les Kurdes.

Selon Donald Trump, « l’Europe avait l’occasion de récupérer ses prisonniers de l’Etat islamique, mais ne voulait pas (en assumer) le coût. ‘Laissez les Etats-Unis payer’, disaient-ils ».

Le président américain a par ailleurs réitéré ses menaces de sanctions à l’encontre d’Ankara. « De grosses sanctions contre la Turquie arrivent ! », a-t-il averti.

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