Tsahal a frappé un tunnel du Hamas situé près d’une maternelle et d’une mosquée
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Tsahal a frappé un tunnel du Hamas situé près d’une maternelle et d’une mosquée

L'armée affirme avoir frappé 15 km de tunnels et un QG du groupe terroriste accusé de placer ses installations militaires au cœur des populations civiles

Le feu et la fumée s'élèvent au-dessus des bâtiments de la ville de Gaza alors que les avions de combat israéliens effectuent des frappes en représailles aux roquettes tirées par le Hamas, tôt le 17 mai 2021. (Crédit : Anas Baba/AFP)
Le feu et la fumée s'élèvent au-dessus des bâtiments de la ville de Gaza alors que les avions de combat israéliens effectuent des frappes en représailles aux roquettes tirées par le Hamas, tôt le 17 mai 2021. (Crédit : Anas Baba/AFP)

L’armée israélienne a affirmé que ses avions ont frappé l’entrée d’un tunnel creusé par le groupe terroriste du Hamas, près d’un jardin d’enfants et d’une mosquée dans le sud de la bande de Gaza.

L’emplacement du site « prouve une fois de plus comment l’organisation terroriste du Hamas place délibérément ses installations militaires au cœur des populations civiles », a déploré l’armée.

L’armée israélienne, qui a dit avoir ciblé des locaux et des équipements du Hamas, ainsi que certains commandants et des tunnels souterrains, accuse le mouvement islamiste de s’implanter près de civils pour s’en servir de « bouclier ».

« L’armée israélienne prend toutes les mesures de précaution possibles pour réduire les dommages aux civils au cours de ses activités militaires », a-t-elle ajouté.

La nuit dernière, l’armée israélienne a déclaré avoir frappé le système de tunnels souterrains du groupe terroriste Hamas, au pouvoir à Gaza, dans le nord de la bande de Gaza.

Tsahal a surnommé le réseau de tunnels souterrains du Hamas « le métro ».

« Dans le cadre de cette opération, quelque 35 cibles terroristes ont été frappées lors d’une attaque d’environ 20 minutes », indique un communiqué de l’armée.

54 avions de combat ont mené cette attaque, larguant quelque 110 munitions de précision, frappant 15 kilomètres de tunnels.

« Cette attaque fait partie d’une vaste opération de Tsahal visant à nuire considérablement au réseau souterrain des organisations terroristes à Gaza », a déclaré Tsahal.

https://www.timesofisrael.com/liveblog_entry/idf-says-it-bombed-15-kilometers-of-hamas-tunnels-overnight/?jwsource=cl

L’armée israélienne affirme que des avions de guerre ont également bombardé une maison utilisée comme centre de renseignement militaire du Hamas à Shejaiya, lors d’une opération conjointe entre l’armée de l’air et l’unité de cyber-défense de Tsahal.

Tsahal affirme aussi avoir ciblé les maisons de neuf commandants du Hamas dans toute la bande de Gaza ces dernières heures. « Les maisons attaquées ont été utilisées comme infrastructure terroriste et dans certaines maisons, des dépôts d’armes ont même été découverts ».

Parmi les dignitaires dont les maisons ont été détruites, se trouvent le commandant de la brigade Beit Hanoun, le commandant de la compagnie Beit Haonun, le commandant de la compagnie de la ville de Gaza et le commandant de la compagnie de la brigade Al-Shati, selon Tsahal.

Les frappes ont provoqué des coupures d’électricité, a constaté un journaliste de l’AFP. Des centaines de bâtiments ont été endommagés, d’après les autorités locales, qui n’ont pas fait état de victimes dans l’immédiat.

« Il n’y a jamais eu de frappes d’une telle ampleur », a témoigné Mad Abed Rabbo, 39 ans, qui vit dans l’ouest de la ville de Gaza, faisant part de son « horreur, (de sa) peur ».

Ces nouvelles frappes israéliennes interviennent alors que l’enclave palestinienne, contrôlée par le Hamas depuis 2007 après avoir férocement chassé l’Autorité palestinienne, a enregistré dimanche son bilan quotidien le plus lourd depuis le début de ce nouvel épisode de violences : 42 Palestiniens, dont au moins huit enfants et deux médecins, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas.

Au total, depuis le 10 mai, 197 Palestiniens ont été tués, dont au moins 58 enfants, et plus de 1 200 blessés.

Côté israélien, dix personnes ont été tuées, dont un enfant, et 294 blessées après plus de 3 100 tirs de roquettes sur les centres de population par les groupes armés palestiniens depuis Gaza.

Il s’agit du rythme le plus élevé de projectiles jamais tirés sur le sol israélien, a indiqué dimanche l’armée israélienne, soulignant qu’une grande partie avait été interceptée par son système anti-missile.

« Notre campagne contre les organisations terroristes continue à plein régime », a affirmé dimanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le leader du Hamas Ismail Haniyeh (G) et le leader du Hamas dans la bande de Gaza Yahya Sinwar lors d’un rassemblement marquant le 30e anniversaire de la fondation de l’organisation terroriste islamiste, dans la ville de Gaza, le 14 décembre 2017. (Mohammed Abed/AFP)

L’aviation israélienne avait frappé dimanche les domiciles de Yahya Sinwar, chef du Hamas à Gaza, et de son frère. Des sources sécuritaires palestiniennes ont confirmé la frappe mais on ignore le sort de Sinwar.

La crise actuelle a éclaté le 10 mai avec un barrage de roquettes tirées par le Hamas sur Jérusalem, lors de Yom Yeroushalayim en « solidarité » avec les centaines d’émeutiers arabes et palestiniens blessés après avoir affronté la police israélienne à Jérusalem-Est. A l’origine des manifestations, la menace d’expulsion de quatre familles palestiniennes dans le quartier de Cheikh Jarrah.

Les échanges de tirs entre le Hamas et l’armée israélienne ne sont pas rares, et les deux ennemis se sont affrontés dans trois guerres dans l’enclave en moins de 15 ans (2008, 2012, 2014).

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