Ultra droite : des députés saisissent la justice après des propos négationnistes
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Ultra droite : des députés saisissent la justice après des propos négationnistes

L'auteur de ces propos, Yvan Benedetti, avait été exclu du Front national pour s'être qualifié lui-même "d'antisioniste, antisémite et antijuif"

Yvan Benedetti, figure de l'ultradroite française, en 2015. (Crédit : Facebook)
Yvan Benedetti, figure de l'ultradroite française, en 2015. (Crédit : Facebook)

Une figure de l’ultra droite, Yvan Benedetti, a fait l’objet d’un signalement auprès du procureur après avoir tenu des propos considérés comme négationnistes lors de son audition devant une commission d’enquête parlementaire, ont indiqué vendredi les président et rapporteur de la formation.

« Lors de son audition sous serment, le 25 avril dernier, M. Benedetti, porte-parole du Parti nationaliste français, a tenu des propos niant la réalité du génocide des Juifs durant la Seconde guerre mondiale », ont expliqué dans un communiqué la présidente et le rapporteur de la Commission d’enquête relative à la lutte contre les groupuscules d’extrême-droite en France, Muriel Ressiguier et Adrien Morenas.

« (Nous avons pris) la décision d’informer le procureur de la République, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, des propos tenus, qui sont susceptibles de faire l’objet de poursuites judiciaires », poursuivent les deux députés.

L’article en question dispose que « toute autorité constituée, tout officier public ou fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un crime ou d’un délit est tenu d’en donner avis sans délai au procureur de la République ».

Yvan Benedetti, 54 ans, avait pris la tête de L’Œuvre française – mouvement pétainiste fondé en 1968 et aujourd’hui dissous – en 2012, après avoir été exclu du Front national – dont il était conseiller municipal à Vénissieux (Rhône) – pour s’être qualifié lui-même « d’antisioniste, antisémite et antijuif ».

Il est depuis porte-parole du Parti nationaliste français et avait gagné ces derniers mois une notoriété certaine en s’affichant parmi les « gilets jaunes ».

« La représentation nationale se doit d’être inflexible notamment face aux discours négationnistes, qui ne peuvent en aucun cas être considérés comme une opinion protégée par la liberté d’expression », ont encore considéré les deux députés.

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