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Un Arabe meurt 2 mois après avoir été immolé par le feu pendant son sommeil

Rafa Harsha, âgé de 61 ans et originaire de Meiser, avait été brûlé à plus de 60 % ; le parquet devrait désormais requalifier les faits de meurtre

Rafa Harsha, âgé de 61 ans et originaire  de Meiser, sur une photo non datée. Harsha est décédé le 15 octobre 2022, deux mois après avoir été immolé par le feu pendant son sommeil. (Courtoisie : utilisé conformément à l’article 27a de la Loi sur les droits d’auteur)
Rafa Harsha, âgé de 61 ans et originaire de Meiser, sur une photo non datée. Harsha est décédé le 15 octobre 2022, deux mois après avoir été immolé par le feu pendant son sommeil. (Courtoisie : utilisé conformément à l’article 27a de la Loi sur les droits d’auteur)

Un homme arabe est mort samedi, deux mois après avoir été immolé par le feu pendant son sommeil par un jeune homme avec lequel il s’était querellé pour raisons criminelles.

Selon la police, Rafa Harsha, âgé de 61 ans et originaire de Meiser, dans le nord d’Israël, avait été grièvement blessé dans un incendie criminel à la mi-août, qui lui occasionné des brûlures à plus de 60 %.

Depuis lors, son état n’avait fait que s’aggraver.

Plus tôt ce mois-ci, un jeune homme de 20 ans, soupçonné des faits, avait été interpelé par la police et inculpé de tentative de meurtre.

Les procureurs ont expliqué que Muhammad Abu Abid, âgé de 22 ans et lui aussi originaire de Meiser, avait décidé de s’en prendre à Harsha pour des raisons liées à un différend entre leurs deux familles.

« L’accusé a pénétré au domicile de la victime, qui dormait dans sa chambre, l’a aspergé d’une substance inflammable et y a mis le feu, avant de s’enfuir », peut-on lire dans l’acte d’accusation.

La mort de Harsha, samedi, devrait amener les procureurs à requalifier l’affaire en meurtre.

Harsha avait été hospitalisé au centre hospitalier Sheba à Ramat Gan.

Les communautés arabes israéliennes ont connu un regain de violence sensible ces dernières années et beaucoup de voix s’élèvent pour en attribuer la responsabilité à la police, incapable, selon elles, de réprimer les exactions des puissantes organisations criminelles lorsqu’elle n’ignore pas purement et simplement ces violences, faites de querelles familiales, de guerres mafieuses de territoire et de violences de genre.

Selon le groupe Abraham Initiatives, organisation très impliquée dans le suivi et la lutte contre les violences au sein de la communauté arabe, la mort de Harsha serait la 91e à endeuiller la communauté arabe israélienne dans des circonstances criminelles depuis le début de cette année.

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