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Un chauffeur de taxi bientôt inculpé pour avoir aidé un terroriste

Par ailleurs deux adolescentes, soupçonnées d'avoir participé à un autre attentat à l'arme blanche, à Jérusalem ont été placées en détention provisoire pendant 4 jours

Un Palestinien poignarde un homme haredi à Jérusalem avant d'être abattu par la police le 4 décembre 2021 (Crédit : capture d'écran vidéo).
Un Palestinien poignarde un homme haredi à Jérusalem avant d'être abattu par la police le 4 décembre 2021 (Crédit : capture d'écran vidéo).

La police a déclaré lundi, qu’un homme soupçonné d’avoir aidé un terroriste palestinien ayant commis une attaque à l’arme blanche, près de la Vieille Ville de Jérusalem, au début du mois serait bientôt inculpé pour son rôle dans l’attaque.

Par ailleurs, deux adolescentes soupçonnées d’avoir aidé lors d’une autre attaque à l’arme blanche, dans le quartier de Sheikh Jarrah de la capitale, la semaine dernière, ont été placées en détention provisoire pendant quatre jours supplémentaires.

Dans la première affaire, un terroriste palestinien a poignardé un civil juif près de la porte de Damas à Jérusalem le 4 décembre, puis a attaqué deux agents de la police des frontières, qui l’ont ensuite abattu. Le civil a été grièvement blessé dans l’attaque.

Dans un communiqué publié lundi, la police a indiqué qu’un chauffeur de taxi de 48 ans, originaire de Kafr Qasim, avait été arrêté peu de temps après l’attentat, et qu’il avait été traduit en justice et placé en détention provisoire pendant quatre jours supplémentaires avant d’être officiellement inculpé car il avait aidé le terroriste.

La police a déclaré que l’enquête sur le conducteur avait pris fin, concluant qu’il avait conduit le terroriste – un Palestinien sans permis d’entrée en Israël – d’un barrage routier près de la ville de Qalqilya en Cisjordanie à un endroit près de la Porte de Damas à Jérusalem, où l’attaque a été perpétrée.

La déclaration n’a pas précisé si l’homme était soupçonné d’avoir sciemment aidé le terroriste ou s’il savait qu’il entrait illégalement en Israël.

Le taxi de l’homme a été confisqué, ajoute le communiqué.

L’attaque s’est produite, samedi, près de la vieille ville de Jérusalem. L’assaillant a été vu, traversant une rue, puis se retournant et poignardant à plusieurs reprises un homme ultra-orthodoxe derrière lui. Il a ensuite couru vers les policiers qui ont répondu à l’appel.

L’agresseur a ensuite été identifié comme étant Muhammad Salima, un jeune homme de 25 ans originaire de la ville de Salfit, en Cisjordanie, qui se trouvait en Israël de manière illégale.

La victime de l’attaque, Avraham Elmaliach, 21 ans, a été poignardée au cou.

Les policiers ont été interrogés après que la vidéo de l’incident les a montrés en train de tirer sur Salima alors qu’il était déjà allongé sur le sol. Mais le bureau du procureur de l’État a ensuite clos une enquête sur les policiers, déclarant dans un communiqué : « Un examen de toutes les circonstances a montré qu’il s’agissait d’un incident qui n’a duré que quelques secondes, dans des circonstances où il y avait un danger réel et tangible pour la vie des agents et des civils dans la zone. »

Des policiers sur les lieux d’une attaque à l’arme blanche dans le quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est, le 8 décembre 2021. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Dans une autre attaque terroriste, quelques jours plus tard à Sheikh Jarrah, un quartier de Jérusalem-Est où les tensions sont vives, une Israélienne a été blessée par un assaillant qui lui a planté un couteau de 30 centimètres dans le dos alors qu’elle accompagnait ses cinq enfants à l’école.

La police a déclaré que le suspect était une jeune adolescente de 14 ans vivant à Sheikh Jarrah.

Membre d’une famille locale bien connue, la suspecte vit dans une maison qui, comme beaucoup d’autres à Sheikh Jarrah, est impliquée dans une bataille judiciaire avec des groupes juifs qui ont contesté la propriété de la maison.

La police a déclaré lundi que la détention provisoire de deux adolescentes avait été prolongée – la suspecte au poignard et une seconde qui l’aurait aidée après l’attaque et aurait tenté d’éliminer des preuves incriminantes.

L’enquête dans leur cas est toujours en cours. Les audiences du tribunal dans cette affaire se déroulent à huis clos en raison de l’âge des suspectes.

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