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Un député Avoda veut fusionner avec le Meretz pour renforcer la gauche

Evoquant les « erreurs » qui ont conduit à la victoire de Netanyahu, Gilad Kariv relance l'idée d'une fusion, jusqu'alors rejetée par la cheffe d'Avoda, Merav Michaeli

La cheffe du parti Avoda et ministre des Transports Merav Michaeli aux côtés des députés Gilad Kariv et Naama Lazimi après l'annonce des résultats des primaires du parti Avoda, à Tel Aviv, le 9 août 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
La cheffe du parti Avoda et ministre des Transports Merav Michaeli aux côtés des députés Gilad Kariv et Naama Lazimi après l'annonce des résultats des primaires du parti Avoda, à Tel Aviv, le 9 août 2022. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le député travailliste Gilad Kariv a appelé lundi à une fusion avec le parti Meretz, relançant le débat autour d’une question qui, pour certains, a conduit à la défaite du précédent gouvernement aux urnes.

Michaeli avait en effet refusé de fusionner le parti Avoda, de centre-gauche, avec le Meretz, plus pacifiste, avant les élections de 2022, en dépit des tentatives désespérés pour rapprocher les deux partis en difficulté.

Le Meretz, qui s’est donc présenté sous ses propres couleurs, est tombé sous le seuil électoral, privant l’opposition au bloc du Premier ministre Benjamin Netanyahu de quatre précieux sièges et assurant une large victoire à la coalition de droite dure.

La cheffe du parti Avoda, Merav Michaeli, a été très critiquée pour avoir refusé cette ouverture. Les trois autres députés du parti ont décidé de prendre des mesures contre elle pour et la pousser dehors, déclaraient de hauts cadres d’Avoda au Times of Israel le mois dernier.

« L’union des forces de la gauche sioniste est à l’ordre du jour », a écrit Kariv dans un message Facebook qui ne mentionne à aucun moment Michaeli.

Le parti devrait également regarder au-delà du Meretz, vers d’autres « horizons » de la « gauche sioniste », a-t-il dit. Et il a déconseillé d’attendre que des élections soient convoquées pour commencer à négocier les conditions d’une union ad hoc basée sur des sondages changeants et souvent peu fiables, comme cela se fait habituellement.

« Pas question d’une fusion technique juste avant les élections, ni en réaction aux sondages. Mais bien d’une union sur la base des valeurs et fondements du parti Avoda, avec son infrastructure politique comme base. Une unification qui donnera un nouveau sens à la gauche sioniste au sein du système politique israélien », a écrit Kariv.

Les partisans du parti Meretz réagissent à l’annonce des résultats des élections israéliennes à Jérusalem le 1er novembre 2022 (Crédit : Flash90)

Son appel a été rapidement entendu par l’ex-député du Meretz, Mossi Raz, qui a dit sur Twitter soutenir la formation d’un parti de gauche susceptible de « se battre pour la fin de l’occupation, l’intégration de la minorité arabe palestinienne [en Israël], l’État-providence et la lutte contre le changement climatique ».

De récents sondages d’opinion indiquent que le parti Avoda tomberait sous le seuil électoral si de nouvelles élections avaient lieu, ce qui constituerait une rupture brutale pour un parti qui a dirigé Israël pratiquement sans discontinuer pendant les premières décennies du pays. Selon ces mêmes sondages, le parti Meretz, plus à gauche, franchirait le seuil électoral et remporterait jusqu’à cinq sièges.

Un bus aux couleurs du parti Meretz sillonne Jérusalem, en vue des prochaines élections, le 23 octobre 2022. (Crédit: Yonatan Sindel/Flash90)

Kariv a dit qu’il consacrerait les mois à venir à faire campagne au sein du Parti Avoda et au-delà, de manière à « bâtir un foyer politique commun pour les électeurs Avoda, Meretz et autres.

« Nous comprenons tous que le gouvernement de Netanyahu, Levin, Goldknopf, Smotrich et Ben Gvir a été établi, entre autres, suite à de mauvaises décisions prises à la veille des élections dans le camp du changement », a déclaré Kariv, dans une allusion à Michaeli.

« Au lieu de faire front au sein d’un camp démocratique uni, composé d’un centre, d’une gauche sioniste et de partis arabes, nous avons présenté aux électeurs des partis en concurrence les uns avec les autres, et en proie à des divisions intestines. C’est ainsi que nous avons permis qu’advienne le gouvernement le plus dangereux qu’Israël ait connu ces 75 dernières années », a-t-il ajouté.

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