Une bombe retrouvée dans la boîte aux lettres de George Soros à NYC
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Une bombe retrouvée dans la boîte aux lettres de George Soros à NYC

Les démineurs ont fait exploser l'engin près du domicile du philanthrope juif, qui fait régulièrement l'objet d'attaques

George Soros, fondateur et président de l'Open Society Foundations, à Bruxelles, le 27 avril 2017. (Crédit : AFP/Pool/Olivier Hoslet)
George Soros, fondateur et président de l'Open Society Foundations, à Bruxelles, le 27 avril 2017. (Crédit : AFP/Pool/Olivier Hoslet)

Une bombe a été trouvée lundi dans la boîte aux lettres du domicile new-yorkais du philanthrope juif hongro-américain George Soros, selon les autorités.

Le groupe de travail anti-terroriste du FBI a ouvert une enquête.

Soros, 88 ans, n’était pas chez lui au moment où la bombe a été découverte, ont assuré les autorités.

Un agent de police a déclaré au New York Times que les démineurs ont procédé à une « explosion contrôlée » sur place, dans la ville de Bedford à Westchester, à une soixantaine de kilomètres de New York.

« Un employé de la résidence a ouvert le paquet et a découvert quelque chose qui faisait penser à un explosif », a déclaré la police dans un communiqué, selon le journal.

Aucune arrestation n’a été annoncée pour l’instant.

Soros, un survivant de la Shoah, est régulièrement pris pour cible par les théoriciens du complot, qui ont recours à un discours antisémite.

Depuis 1979, il a injecté des dizaines de milliards de dollars dans sa fondation Open Society, qui finance des groupes de la société civile dans le monde entier.

George Soros, devenu milliardaire grâce aux marchés financiers, est devenu ces dernières années le bouc-émissaire des nationalistes et des complotistes, en Europe et aux Etats-Unis, qui l’accusent notamment de soutenir l’immigration illégale par son action humanitaire.

Sa fondation Open Society a transféré en août son siège de Budapest à Berlin, après l’adoption par le gouvernement de Viktor Orban d’un ensemble de lois intitulé « Stop Soros » – le Premier ministre hongrois Viktor Orban accusant le survivant de la Shoah milliardaire de vouloir inonder le pays de réfugiés.

Le président américain Donald Trump sur la pelouse de la Maison Blanche à Washington, le 27 septembre 2018 (Crédit : AFP / ANDREW CABALLERO-REYNOLDS)

Le président Donald Trump a affirmé que les manifestants qui se sont opposés au très controversé juge à la Cour suprême Brett Kavanaugh étaient payés par Soros. Le président a été accusé de contribuer à la diffusion de l’idée de complots antisémites, et un journal américain a qualifié ses propos d’ouvertement mensongers.

La semaine dernière, des prospectus accusant les Juifs d’être à l’origine des accusations d’agressions sexuelles portées à l’encontre du juge Brett Kavanaugh ont été diffusées dans plusieurs endroits aux Etats-Unis.

Un représentant républicain de Floride au Congrès, Matt Gaetz, a insinué la semaine dernière, dans un tweet, que M. Soros soutenait financièrement la « caravane » de migrants du Honduras qui marchent actuellement à travers le Mexique en direction de la frontière américaine, à l’approche des élections parlementaires de mi-mandat aux Etats-Unis.

Au début du mois, Rudy Giuliani, ancien maire de New York City et actuel avocat de Donald Trump, a retweeté une publication qualifiant George Soros d’ « antéchrist ». La publication initiale appelait également aux gels des avoirs de Soros.

Roseanne Barr (à gauche) avec le Dr Lenny Kristal du San Francisco Bay Area Jewish Community Relations Council lors d’un événement StandWithUs à Oakland, en Californie, le 27 février 2016 (Crédit : Autorisation StandWithUs)

En mai, l’actrice Roseanne Barr a fait l’objet de vives critiques pour son tweet qui relayait un mensonge qui circule dans les milieux conservateurs, selon lequel le milliardaire libéral était un collaborateur nazi. Ce discours a eu un retentissement négationniste.

L’AFP a contribué à cet article.

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