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Un groupe israélien s’unit à l’université du Maroc pour un projet dans le Sahara

Le consortium de quatre startups développera des solutions d'alimentation durables pour nourrir les poissons sans avoir recours à l'eau, à la terre ou à l'énergie

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

Le fondateur de Halman-Aldubi Technologies Rony Halman, à gauche, et   Lamfeddal Kouisni, gestionnaire de projet à l'université polytechnique  Mohammed VI  (UM6P) (Autorisation)
Le fondateur de Halman-Aldubi Technologies Rony Halman, à gauche, et Lamfeddal Kouisni, gestionnaire de projet à l'université polytechnique Mohammed VI (UM6P) (Autorisation)

Un consortium formé par quatre start-ups israéliennes évoluant dans le domaine des hautes-technologies a établi un partenariat avec l’université polytechnique Mohammed VI, au Maroc, dans le cadre d’un projet visant à renforcer la production de solutions alimentaires durables dans le Sahara.

Ces quatre start-ups spécialisées dans les technologies alimentaires, avec à leur tête Halman-Aldubi Technologies, participeront à ce projet aux côtés de l’université polytechnique Mohammed VI, qui se trouve à Marrakech. Objectif : développer des solutions alimentaires durables sans nécessité d’avoir recours à l’eau, à la terre ou à l’énergie. Dans cette initiative, l’université, en coopération avec les start-ups israéliennes, produira de la nourriture pour poissons hautement protéinée à partir de déchets organiques municipaux, d’insectes et d’algues.

Le Maroc, comme un grand nombre de pays africains, doit relever des défis en matière de sécurité alimentaire – en particulier dans le domaine des produits riches en protéines. De plus, le Maroc s’est fixé l’objectif ambitieux de renforcer de manière significative le volume de production des poissons destinés à la consommation en milieu naturel ou en bassin artificiel. Le pays nord-africain voudrait pouvoir ainsi atteindre un volume annuel de 350 000 tonnes de poissons. Le Maroc souffre toutefois d’une pénurie de nourriture à destination de la pisciculture en plus de difficultés logistiques et de problèmes qui apparaissent dans la chaîne d’approvisionnement.

Le projet cherchera ainsi à résoudre ces problèmes en produisant de l’alimentation pour poissons locale, durable et accessible, avec pour objectif de fournir une nourriture riche en protéines pour dix millions de poissons par jour.

Les entreprises israéliennes qui ont rejoint ce projet ont développé des technologies dans le secteur de la culture des algues, de l’extraction des protéines d’insectes, de la séparation des déchets organiques et de la production de protéines à partir des déchets organiques.

« Nous sommes heureux d’être les premiers à travailler ainsi dans le Sahara marocain », a commenté Rony Halman, fondateur et directeur-général de Halman-Aldubi Technologies. « En tant qu’entreprise spécialisée dans la fourniture de solutions intégrées, nous sommes fiers d’être à la tête d’un consortium qui a mis en œuvre des technologies alimentaires israéliennes uniques, qui transformeront l’une des régions les plus difficiles de l’Afrique en la faisant passer d’importatrice alimentaire en productrice alimentaire durable, soutenant ainsi la réalisation de la vision du roi du Maroc ».

Larves des mouches soldat noir (Crédit : BioBee Biological System)

Les quatre start-ups israéliennes qui vont travailler au Sahara marocain sont :

1. Seakura, qui a développé une technologie brevetée pour la culture d’algues et de varech hors de la mer, des algues qui contiennent un fort taux de protéines, de minéraux, de fibres nutritionnels, d’anti-oxydants, de chlorophylle et de vitamines.

2. Le Shachar Group, développeur d’une technologie de recyclage intelligente, basée sur l’intelligence artificielle, qui sépare les déchets organiques des déchets non-organiques, comme peuvent l’être les emballages alimentaires.

3. FreezeM, qui a développé une technologie d’extraction des protéines des insectes et qui se concentre sur la création d’un stock de larves de mouches soldats noires, une source riche en protéines et en graisses, faisant d’elles un repas idéal pour les animaux et les poissons.

4. Celitron, développeur d’une technologie permettant de produire 65% de protéines pures à partir de déchets organiques.

Depuis que le pays nord-africain a normalisé ses liens avec Israël, en 2020, dans le cadre des Accords d’Abraham, la coopération a commencé à porter ses fruits. Dans le cadre de l’accord, l’administration Trump avait accepté de reconnaître la souveraineté de Rabat sur le Sahara marocain.

Le royaume avait revendiqué le Sahara occidental, ancienne colonie espagnole riche en phosphates et en ressources piscicoles offshore, après le retrait de l’Espagne, en 1975.

En février, la firme marocaine de capital-risque UM6P Ventures avait fait savoir au Times of Israel qu’elle cherchait à élargir ses investissements dans les technologies israéliennes pour aider à renforcer les solutions biotech en Afrique via des investissements dans des start-ups débutant dans de tels secteurs, comme dans la biotechnologie et dans les protéines alternatives liées à l’agriculture et au marché alternatif de l’alimentaire.

Le commerce bilatéral entre les deux pays a augmenté d’un tiers en 2022, alors qu’environ 200 000 Israéliens se sont rendus au Maroc, selon les chiffres officiels. Environ 700 000 Israéliens sont d’origine marocaine et un grand nombre d’entre eux ont conservé un lien très fort avec le pays.

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