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Un journaliste visé par une grenade pour la deuxième fois en une semaine

Shimon Ifergan, journaliste de la Douzième chaîne, est spécialisé dans les affaires criminelles ; il avait retrouvé une première grenade à sa porte, il y a quatre jours

Une grenade lacrymogène standard de l'armée. (Crédit : CC-BY-SA Daboos Hassan/Wikipedia)
Une grenade lacrymogène standard de l'armée. (Crédit : CC-BY-SA Daboos Hassan/Wikipedia)

Une grenade artisanale a été retrouvée sur le parking de l’immeuble de Beer Sheva où vit Shimon Ifergan, le journaliste de la Douzième chaîne spécialisé dans les affaires criminelles. Il y a quatre jours, une grenade similaire à celles qui sont utilisées lors des entraînements militaires avait été posée sur son seuil, a précisé la chaîne.

La police a été appelée à l’adresse d’Ifergan, mardi en tout début de matinée, après qu’un voisin a remarqué l’explosif. Les forces de sécurité ont fermé la rue, où se trouve une école élémentaire, et les démineurs ont neutralisé la grenade.

Suite à l’incident de mardi – c’est donc le deuxième à avoir eu lieu en moins de quatre jours – la police a demandé au public d’être vigilant et de signaler tout objet suspect.

La Douzième chaîne, qui emploie le journaliste, a pour sa part émis un communiqué disant que « nous espérons que la police renforcera ses efforts dans l’enquête ouverte sur ces menaces, et ce au vu du danger croissant et très réel qui plane sur la vie des journalistes en Israël. »

« Ifergan travaille sans crainte et sans partialité et il continuera à le faire malgré les violences qui sont littéralement arrivées jusqu’à sa porte », a continué le communiqué.

Vendredi, le neveu d’Ifergan avait trouvé une grenade dans un sac en plastique posé au pas de la porte de l’habitation du journaliste.

« Mon neveu est arrivé, vendredi soir, pour nous amener des plats préparés par ma mère. Il a ouvert la porte et il m’a demandé : ‘Shimon, qu’est-ce que c’est que ce sac en plastique ?’… J’ai regardé et j’ai vu la grenade qui roulait vers l’entrée. Je lui ai crié de prendre la fuite et j’ai appelé la police », avait raconté Ifergan au micro de la station de radio Kan.

Ifergan avait dit craindre pour sa vie, déclarant que « c’est possible qu’après la grenade, ce soit une balle dans la tête. Et je ne plaisante pas ».

Alors qu’il lui était demandé qui pouvait être à l’origine de la grenade déposée devant sa porte, Ifergan avait expliqué que « ce milieu est très compliqué. Vous écrivez quelque chose au sujet d’un criminel et il pense que vous êtes son ennemi : il vous envoie donc un signe ».

« C’est difficile pour eux d’accepter que vous écrivez des informations qui sont d’une grande importance pour le public, qui avertissent le public », avait-il continué.

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