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Un officier militaire meurt « en martyr » dans des circonstances mystérieuses en Iran

Aucun détail n'a été donné ; l'incident suit le décès inexpliqué de plusieurs militaires de haut-rang, ces derniers mois

Photo d'illustration : Les funérailles de membres du Corps des gardiens de la révolution iraniens morts dans un attentat suicide, organisées dans une ville du sud-est de l'Iran, Isfahan, le 16 février 2019. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Photo d'illustration : Les funérailles de membres du Corps des gardiens de la révolution iraniens morts dans un attentat suicide, organisées dans une ville du sud-est de l'Iran, Isfahan, le 16 février 2019. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Un haut-responsable de la marine iranienne est mort « en martyr » alors qu’il effectuait « sa mission », selon des informations parues dans les médias iraniens, samedi.

Les funérailles de l’amiral Beitaleh Devsalar auront lieu ce dimanche devant l’amirauté de Nowshahr, sur la côte nord du pays, a fait savoir l’agence de presse semi-officielle Fars.

Il est difficile de dire quelles sont les circonstances exactes du décès de l’officier mais le terme « martyr » est habituellement utilisé pour les personnes mortes alors qu’elles étaient en train de mener une mission importante.

L’Iran n’a, pour le moment, attribué la responsabilité de ce décès à personne.

Un décès qui survient alors que les tensions restent élevées en raison de l’accord sur le nucléaire avec les puissances mondiales qui semble condamné et en raison aussi des avancées du programme d’enrichissement de l’uranium qui, à Téhéran, semble s’être rapproché dangereusement du niveau d’enrichissement nécessaire pour fabriquer une arme atomique.

Cet incident suit la mort mystérieuse de plusieurs personnalités militaires de haut-rang en Iran, ces derniers mois. Le mois dernier, ce sont trois membres de la division aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution qui sont morts au cours de plusieurs incidents.

Pour la République islamique, c’est Israël qui serait à l’origine du décès de deux de ses scientifiques les plus déterminants, dont l’alimentation aurait été, selon elle, empoisonnée.

Les scientifiques, Ayoob Entezari et Kamran Aghamolaei, sont décédés dans des circonstances troubles et distinctes et l’Iran soupçonne des assassinats ciblés, a annoncé le New York Times qui a cité un responsable iranien et deux autres sources liées au gouvernement.

Les deux scientifiques étaient jeunes et en bonne santé. Ils ne sont pas morts le même jour et leur décès est survenu à des centaines de kilomètres de distance.

Selon un article plus récent du New York Times, l’État juif a infiltré en profondeur les opérations iraniennes de renseignement ces dernières mois, perturbant grandement le travail des agents.

Mohammad Ali Abtahi, ancien vice-président iranien qui vit dorénavant à Téhéran et qui est resté très proche des hauts-responsables du pays, a confié au journal que les opérations israéliennes avaient gravement sapé la confiance entre les membres de l’establishment sécuritaire du pays.

L’article a indiqué que des officiels iraniens qui n’ont pas été identifiés avaient aussi admis que « le réseau d’espionnage israélien s’est profondément infiltré dans la base des cercles de sécurité » de la république islamique.

Israël aurait renforcé ses attaques contre le programme nucléaire de l’Iran, ces derniers mois.

Les responsables israéliens ont indiqué au Times qu’il s’agissait d’une tactique délibérée visant à dévoiler au grand jour les échecs du corps des Gardiens de la révolution, entraînant un conflit entre les establishments politique et de la défense en Iran.

La décision prise par Téhéran de remplacer le chef des renseignements des Gardiens de la révolution, Hossein Taeb, qui était au poste depuis plus de 12 ans, est considérée comme un exemple de la réussite des efforts livrés par Israël.

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