Un ouvrier du bâtiment de 23 ans fait une chute mortelle dans le centre d’Israël
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Un ouvrier du bâtiment de 23 ans fait une chute mortelle dans le centre d’Israël

Samir Karamawi est le deuxième ouvrier tué dans des accidents de chantier cette semaine, et le 42e depuis le début de l'année

Photo illustrative de responsables de chantier. (milanvirijevic, iStock by Getty Images)
Photo illustrative de responsables de chantier. (milanvirijevic, iStock by Getty Images)

Un ouvrier de 23 ans est mort jeudi sur un chantier de construction dans la ville de Yehud, au centre d’Israël, devenant ainsi le deuxième ouvrier tué cette semaine alors que les normes de sécurité dans l’industrie sont toujours vivement critiquées.

La victime a été identifiée comme étant Samir Karamawi de la ville arabe de Kafr Qara, près de Haïfa.

La police a ouvert une enquête.

Selon le quotidien Haaretz, le décès de Karamawi est le 42e cas de décès d’un ouvrier du bâtiment depuis le début de l’année.

Un urgentiste, Moshe Gelbstein, a déclaré au journal que Karamawi avait chuté de plusieurs mètres et qu’il ne présentait aucun signe de vie lorsque les secouristes sont arrivés. Il a été déclaré mort sur place.

Un chantier de construction dans la ville centrale israélienne de Yehud, où un ouvrier a trouvé la mort sur son lieu de travail, le 7 novembre 2019. (Avec l’aimable autorisation de United Hatzalah)

Un ouvrier du bâtiment s’est tué lundi sur un chantier à Beit Shemesh, une ville au sud-ouest de Jérusalem. Le service de secours du Magen David Adom a déclaré que l’homme palestinien, identifié plus tard comme Sharif Abdullah al-Tarada, 50 ans, de la ville de Tapuah en Cisjordanie, a subi de graves blessures à la tête après être tombé de plusieurs étages d’un immeuble. Le MDA a indiqué que les urgentistes l’ont déclaré mort sur place.

Les décès des ouvriers du bâtiment en Israël sont quasi hebdomadaires, en grande partie à cause de codes de sécurité mal appliqués, selon les critiques.

La semaine dernière, un ouvrier du bâtiment a été tué et deux autres ont été blessés dans divers accidents de construction dans tout le pays.

En juin, les chiffres publiés en vertu des lois sur la liberté d’information ont montré que la police n’a ouvert des enquêtes criminelles que dans 25 % des accidents de travail qui ont entraîné des décès ou des blessures graves parmi les travailleurs entre 2016 et 2018.

Un employé sur un toit d’un chantier à Jérusalem le 5 août 2015. (Nati Shohat/Flash90)

Face à l’augmentation du nombre d’accidents sur les chantiers ces dernières années, la police a créé fin 2018 une unité spéciale appelée Peles – sous l’égide de son unité des crimes graves Lahav 433 – qui se consacre aux enquêtes sur les accidents.

Cependant, Haaretz a rapporté en juin que l’unité n’avait ouvert des enquêtes que sur trois des 38 accidents du travail mortels survenus au cours des cinq premiers mois de 2019.

La police a déclaré dans un communiqué que l’unité n’était pas destinée à enquêter sur tous les accidents, mais seulement sur ceux « qui présentent des caractéristiques uniques, comme les accidents complexes impliquant un effondrement de l’infrastructure ou ceux qui nécessitent une expertise et des ressources ». D’autres accidents ont fait l’objet d’enquêtes par des unités de police régulières.

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