Un tir ciblant le sud de la Syrie attribué à Israël – médias officiels
Rechercher

Un tir ciblant le sud de la Syrie attribué à Israël – médias officiels

Le missile a été tiré sur un village du plateau du Golan ; les médias syriens ne font état d'aucun blessé

Illustrations : Une explosion dans la ville de Hama, en Syrie, après des frappes israéliennes présumées le 24 juin 2020 (Capture écran/Twitter)
Illustrations : Une explosion dans la ville de Hama, en Syrie, après des frappes israéliennes présumées le 24 juin 2020 (Capture écran/Twitter)

Les médias officiels syriens ont attribué mercredi un tir ciblant la province de Qouneitra dans le sud de la Syrie.

Un missile s’est abattu sur une école, dans le village d’al-Harah, situé dans la campagne au nord de Qouneitra, a déclaré l’agence d’information syrienne SANA, sans donner plus de détails. Aucun blessé n’a été signalé.

L’armée israélienne n’a pas revendiqué les frappes, conformément à sa « politique d’ambiguïté » au sujet de ses activités militaires menées contre l’Iran et ses alliés en Syrie.

Israël accuse le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah et d’autres milices soutenues par l’Iran d’établir des bases et d’opérer le long de la frontière du Golan.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) a aussi rapporté un tir de missile dans la zone, précisant qu’Israël en était « probablement » à l’origine.

L’ONG a ajouté que l’attaque avait ciblé une base de milices pro-iraniennes.

Aux côtés de la Russie, et en tant qu’ennemi juré d’Israël, l’Iran a été un appui essentiel pour le régime de Damas durant la guerre civile longue de neuf ans qui secoue le pays.

Cette frappe survient deux semaines après que des soldats israéliens auraient détruit deux postes militaires syriens dans la zone démilitarisée séparant les deux pays lors d’un rare raid transfrontalier.

Ce raid aurait été une mise en garde au président syrien Bachar Assad, dont les forces empiètent sur le plateau du Golan.

Israël a effectué des centaines de frappes aériennes sur la Syrie depuis l’éclatement de la guerre civile en 2011, visant les forces iraniennes et libanaises du Hezbollah pro-iranien ainsi que les troupes du gouvernement syrien.

L’armée israélienne revendique rarement les frappes isolées dans le pays mais affirme que la présence de l’Iran, en soutien à Assad et au Hezbollah, constitue une menace, et qu’elle continuera ses frappes.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...