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Un traitement israélien 2-en-1 pourrait stimuler chimiothérapie et immunothérapie

Le traitement anticancéreux aiderait la chimio à attaquer les tumeurs et l’immunothérapie à renforcer le système immunitaire ; des résultats encourageants observés chez la souris

Image d'illustration : un médecin prépare des médicaments de chimiothérapie aux National Institutes of Health de Bethesda, dans le Maryland, le mardi 24 mars 2009. (Crédit : AP Photo/J. Scott Applewhite)
Image d'illustration : un médecin prépare des médicaments de chimiothérapie aux National Institutes of Health de Bethesda, dans le Maryland, le mardi 24 mars 2009. (Crédit : AP Photo/J. Scott Applewhite)

Il a été démontré qu’un médicament anticancéreux développé en Israël augmentait l’efficacité de la chimiothérapie et de l’immunothérapie chez la souris.

La nanoparticule est le premier médicament au monde à base d’ARN avec une action simultanée sur les deux types de traitement.

La revue scientifique Advanced Materials vient de publier une étude évaluée par des pairs, attestant des effets positifs du nouveau médicament, sur la base d’études in vitro et sur des souris.

L’équipe de recherche de l’université de Tel Aviv se concentre désormais sur la phase suivante, les essais sur l’homme.

« Habituellement, les cibles de la chimiothérapie et de l’immunothérapie ne sont pas les mêmes, ce qui rend difficile d’agir avec un médicament unique », a expliqué au Times of Israël le Dr Seok-Beom Yong, l’un des scientifiques à l’origine de l’innovation.

Illustration de la nouvelle drogue de l’Université de Tel Aviv (Crédit : Université de Tel Aviv)

« Mais nous l’avons fait et avons trouvé un médicament unique qui stimule à la fois la chimiothérapie et l’immunothérapie. »

La chimio-immunothérapie, combinaison de la chimiothérapie avec l’immunothérapie, en est encore à ses balbutiements, avec de nombreux médicaments en phase d’essais cliniques. Son potentiel serait considérable face à certains cancers.

Les deux thérapies peuvent être complémentaires. Alors que la chimiothérapie détruit les cellules cancéreuses, l’immunothérapie encourage les cellules du système immunitaire à identifier et attaquer les cellules cancéreuses restantes.

Pour autant, de nombreux patients ne répondent pas à la chimio-immunothérapie, car l’administration du médicament n’est pas suffisamment ciblée.

Cette toute nouvelle découverte, dirigée par le vice-président de la recherche et du développement de l’université de Tel Aviv, le professeur Dan Peer, utilise des nanoparticules qui ne libèrent leur charge que sur les cellules spécifiquement ciblées. Elles veillent à ce que la chimiothérapie soit administrée aux cellules cancéreuses et l’immunothérapie aux cellules immunitaires.

« Avec ce traitement, une nanoparticule unique est capable de fonctionner dans deux environnements distincts », a déclaré Peer.

Le Professeur Dan Peer (Crédit : Université de Tel-Aviv)

« Le médicament augmente la sensibilité des cellules cancéreuses résistantes à la chimiothérapie, tout en revigorant les cellules immunitaires et en augmentant leur sensibilité aux cellules cancéreuses. Ainsi, avec une nanoparticule ciblée avec précision, nous délivrons deux traitements distincts, sur des sites distincts. »

« Nous avons testé ce système dans deux types de modèles de laboratoire – l’un pour le mélanome métastasé et l’autre pour une tumeur solide locale. Dans les deux cas, nous avons observé des effets positifs de notre médicament. »

Yong, un scientifique sud-coréen qui mène des études postdoctorales dans le laboratoire de Peer, a commenté : « La chimio-immunothérapie est la stratégie anticancéreuse la plus prometteuse aujourd’hui, et cette découverte pourrait la rendre encore plus efficace. »

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