Une bombe jetée sur des soldats, qui ouvrent le feu, faisant des blessés
Rechercher

Une bombe jetée sur des soldats, qui ouvrent le feu, faisant des blessés

Trois jeunes Palestiniens ont été blessés, dont le fils du terroriste Zakaria Zubeidi ; les militaires disent avoir ouvert le feu alors que le véhicule accélérait en leur direction

Photo d'illustration : Des soldats israéliens lors d'un raid contre un atelier utilisé pour fabriquer des armes illégales dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le 26 septembre 2016. (Crédit : Unité du porte-parole de l'armée israélienne)
Photo d'illustration : Des soldats israéliens lors d'un raid contre un atelier utilisé pour fabriquer des armes illégales dans la ville de Jénine, en Cisjordanie, le 26 septembre 2016. (Crédit : Unité du porte-parole de l'armée israélienne)

Des soldats israéliens ont ouvert le feu sur une voiture palestinienne dans la nuit de jeudi à vendredi après qu’une bombe artisanale a été lancée en leur direction par la fenêtre à un carrefour situé dans le centre de la Cisjordanie, a fait savoir l’armée.

Selon un communiqué de Tsahal, les soldats ont ouvert le feu après qu’un « dispositif explosif improvisé » a été lancé par la fenêtre d’une voiture roulant à grande vitesse.

« Les soldats ont bloqué la route pour stopper les terroristes. La voiture a accéléré dans leur direction et les soldats ont répondu en ouvrant le feu », a noté un communiqué émis par Tsahal, ajoutant que la voiture avait essuyé des tirs.

Il n’y aurait pas eu de blessés du côté israélien.

Selon les médias palestiniens, trois personnes ont été blessées pendant l’incident qui a eu lieu à proximité de Jénine, en Cisjordanie.

La chaîne Kan a indiqué que les trois blessés étaient âgés de 15 et 16 ans. L’un d’entre eux serait dans un état grave et les deux autres dans un état modéré.

Le site d’information Ynet a indiqué que l’un des blessés dans l’incident était le fils de Zakaria Zubeidi, ancien chef terroriste palestinien accusé d’avoir commis des attentats contre des Israéliens il y a plus d’une décennie.

Le chef terroriste Zakaria Zubeidi arrive à une audience de la cour militaire d’Ofer, le 28 mai 2019. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Zubeidi, ancien commandant de l’aile militaire du Fatah, âgé de 43 ans, a été inculpé pour 24 chefs d’accusation en raison du rôle qu’il avait tenu dans des fusillades et dans des attentats à la bombe à partir de 2003.

Au cours de la Seconde Intifada, qui avait éclaté en l’an 2000, Zubeidi avait été commandant de l’aile militaire du Fatah, les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, dans la région de Jénine. Il avait aussi été soupçonné d’être l’un des architectes principaux de plusieurs attentats terroristes qui avaient eu lieu pendant cette période.

Cet incident survient après la mort d’un Palestinien, tué en Cisjordanie dans la journée de dimanche. Les Palestiniens affirment que ce jeune de 18 ans a été abattu par des soldats israéliens et l’Etat juif, de son côté, a fait savoir qu’il s’était mortellement blessé alors qu’il prenait la fuite, après avoir jeté des pierres.

Le jeune homme s’appelait Amer Snobar et était originaire de la ville de Yatma, au sud de Naplouse.

Selon le ministère de la Santé de l’Autorité palestinienne, il avait essuyé les tirs des soldats israéliens alors qu’il se trouvait au volant de sa voiture à proximité de Turmus Aya. Il avait ensuite été battu par les militaires à coups de crosse de fusil.

Il avait été évacué dans un hôpital de Ramallah où les médecins ont prononcé sa mort, a fait savoir le ministère de la Santé.

Des photos publiées par les médias palestiniens ont montré une voiture à côté de ce qui ressemble à du sang. Aucun dégât causé par une balle n’apparaît clairement sur le véhicule.

L’armée israélienne, pour sa part, a nié avoir ouvert le feu sur le jeune, affirmant dans un communiqué que sa mort avait résulté d’une blessure qu’il s’était lui-même infligé.

Tsahal a ajouté qu’une enquête préliminaire avait indiqué que Snobar et un autre jeune homme jetaient des pierres sur une voiture israélienne, sur une route située à proximité, et que les soldats étaient arrivés pour arrêter les suspects.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...