Une députée Likud veut élever le seuil d’éligibilité à la Knesset à 7 %
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Une députée Likud veut élever le seuil d’éligibilité à la Knesset à 7 %

Sharren Haskel a affirmé que la mesure stabiliserait le Parlement en éliminant l'excès de petits partis

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

La deputée Sharren Haskel (Likud) lors d'une réunion du groupe parlementaire à la Knesset, le 30 mai 2016. (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)
La deputée Sharren Haskel (Likud) lors d'une réunion du groupe parlementaire à la Knesset, le 30 mai 2016. (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)

Une élue du Likud a déposé jeudi une proposition de loi qui ferait passer le seuil d’éligibilité à la Knesset à 7 %, en expliquant que cela stabiliserait le Parlement en filtrant les petits partis qui compliquent les coalitions gouvernementales.

La pléthore de partis en lice aux élections d’Israël est « sans précédent dans les démocraties occidentales », a déclaré la députée Sharren Haskel su site d’information Maariv.

La proposition obligerait les partis à obtenir à peu près 8 des 120 sièges de la Knesset.

Avant les dernières élections en 2015, le seuil avait été porté à 3,5 %, ce qui a empêché les partis d’entrer à la Knesset avec moins de quatre sièges.

« Au cours des élections de la 20e Knesset, des dizaines de partis ont concouru », a dit Haskel, parlant depuis Taiwan, où elle participait à une délégation commerciale de parlementaires israéliens. « Seuls 10 d’entre eux ont franchi le seuil, et beaucoup de votes ont été perdus ».

La proposition de loi, a-t-elle expliqué, forcerait les petits partis à se grouper avec un plus grand.

« Pour moi, cela va grandement aider à la stabilité de la démocratie israélienne ».

Les groupes parlementaires de la Knesset actuelle qui ont recueilli moins de 7 % des voix sont le parti de gauche Meretz (5 sièges), les partis ultra-orthodoxes Yahadout HaTorah (6) et Shas (7), et Yisrael Beytenu (6), dirigé par le ministre de la Défense Avigdor Liberman.

Alors que Meretz est dans l’opposition, Yahadout HaTorah et le Shas sont tous deux membres de la coalition.

La précédente augmentation du seuil a forcé trois partis arabes – qui, individuellement n’auraient pas atteint le seuil minimum – à s’unir unir et à former la Liste arabe unie. L’alliance a remporté 13 sièges pour devenir le troisième plus grand parti à la Knesset.

Dans un mouvement similaire, la députée Tzipi Livni a uni son parti Hatnua au parti travailliste plus important, créant l’Union sioniste, qui a obtenu 24 sièges, ce qui en fait le deuxième plus grand groupe parlementaire.

« Je pense qu’à la fin, il n’y aura plus que cinq partis à la Knesset », a estimé Haskel. « Deux grands partis, un parti centriste, un parti arabe, et un parti religieux de droite ».

La proposition de loi n’a pas encore été présentée au Premier ministre Benjamin Netanyahu pour examen, selon le site.

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