Une Emiratie condamnée à 10 ans de prison pour espionnage au profit du Hezbollah
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Une Emiratie condamnée à 10 ans de prison pour espionnage au profit du Hezbollah

La femme aurait profité de la position "sensible" de son mari pour transmettre des renseignements au groupe terroriste

Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah donne un discours depuis Beyrouth au Liban, le 12 mai 2016 (Crédit : capture d'écran Press TV)
Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah donne un discours depuis Beyrouth au Liban, le 12 mai 2016 (Crédit : capture d'écran Press TV)

La Cour de sûreté de l’Etat d’Abou Dhabi a condamné une Emiratie à dix ans de prison pour espionnage au profit du groupe terroriste du Hezbollah chiite libanais, classé organisation terroriste aux Emirats arabes unis, selon la presse locale mardi.

La femme de 48 ans, d’origine libanaise, a été reconnue coupable d’ « espionnage » et d’ « intelligence avec le service de renseignement du Hezbollah » auquel elle avait « transmis des informations sensibles touchant à la sécurité du pays », rapporte le quotidien Al-Khaleej.

Elle recueillait ces informations en profitant de la position « sensible » de son mari, un Emirati, dont la profession n’a pas été précisée, selon le verdict rendu lundi par la Cour, ajoute le journal.

La femme, identifiée par ses initiales R. A., entrait en contact avec des membres du Hezbollah lors de ses fréquentes visites à Beyrouth, indique pour sa part le quotidien Al-Ittihad.

En avril, la Cour de sûreté de l’Etat avait condamné trois ressortissants libanais à six mois de prison chacun pour avoir « formé un groupe affilié au Hezbollah terroriste » aux Emirats.

Les Emirats ont durci les sanctions qui peuvent aller jusqu’à la peine de mort pour les crimes et les délits commis par les personnes accusées d’appartenance à des groupes religieux extrémistes.

En juillet, une femme émiratie avait été exécutée après avoir été condamnée à mort pour le meurtre en 2014, dans un centre commercial d’Abou Dhabi, d’une Américaine, dans une attaque qualifiée de djihadiste par la justice.

La presse internationale n’est pas autorisée à assister aux procès de la Cour de sûreté de l’Etat à Abou Dhabi.

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