Une femme meurt quelques jours après une agression présumée de son partenaire
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Une femme meurt quelques jours après une agression présumée de son partenaire

Le partenaire d'Anastasia Klein est assigné à résidence ; il aurait tenté d'accéder à la chambre d'hôpital de sa compagne vêtu en gardien de prison

L'hôpital Ichilov à Tel Aviv (Flash90)
L'hôpital Ichilov à Tel Aviv (Flash90)

Une femme a été déclarée morte dimanche deux semaines après avoir été admise à l’hôpital avec de graves blessures qui auraient été infligées par son partenaire.

Anastasia Klein, 52 ans, originaire d’Ukraine, aurait également été victime d’une tentative de viol par son partenaire, Dimitri Tsignok, le mois dernier.

Après s’être d’abord tournée vers des amis pour obtenir de l’aide, l’état de santé de Klein s’est détérioré au point qu’elle doive être transportée d’urgence à l’hôpital. Tsignok a été arrêté après que les amis de Klein ont signalé les faits à la police.

Tsignok, qui a été arrêté puis libéré pour être assigné à résidence par le tribunal de première instance de Tel Aviv, aurait tenté d’entrer dans la chambre d’hôpital de Klein, déguisé en gardien de prison, mais a été arrêté par le personnel de l’hôpital.

Tsignok a ensuite été à nouveau arrêté pour avoir violé les termes de son assignation à résidence, et un porte-parole de la police a déclaré qu’il serait venu à l’hôpital pour « achever » sa compagne.

L’hôpital Ichilov a publié une déclaration détaillant le séjour de Klein à l’hôpital, lors duquel sa jambe droite a dû être amputée en raison d’une infection causée par ses blessures.

La déclaration décrit également la tentative présumée de Tsignok d’entrer dans sa chambre pour découvrir « ce qui est arrivé à sa jambe » et détaille comment un travailleur social l’a physiquement empêché d’entrer.

La déclaration souligne que Klein n’a reçu aucun visiteur à l’hôpital et qu’elle est décédée seule.

Tsignok a de nouveau été libéré et assigné à résidence après l’incident à l’hôpital.

Le bureau du procureur a déclaré que Tsignok avait été de nouveau libéré parce qu’il n’y avait « aucune preuve que le suspect avait l’intention de nuire à sa partenaire » et qu’il « ne pouvait être exclu qu’il soit venu voir comment elle se portait ».

Les avocats de Tsignok ont exprimé leurs regrets concernant la mort de Klein et ont déclaré que leur client « a fourni une version détaillée de ce qui s’est passé, nié tout acte de violence, et été libéré sans qu’aucune action légale ne soit entreprise contre lui ».

Ils ont également souligné que « l’accusation n’a pas nié que sa venue à l’hôpital était destinée à vérifier l’état d’Anastasia ».

Les Israéliens manifestent contre la violence envers les femmes, à Tel Aviv, le 1er juin 2020. (Tomer Neuberg/Flash90)

La police et les organisations de services sociaux ont signalé une augmentation importante des plaintes pour violence domestique depuis le début de la crise du coronavirus, en raison du fait que les familles doivent rester chez elles pendant des périodes prolongées et au regard du niveau de stress élevé.

Le 1er juin, des milliers d’Israéliens se sont réunis lors d’une manifestation à Tel Aviv pour demander au gouvernement d’agir afin de mettre fin à la violence contre les femmes. C’était la deuxième manifestation de ce type en moins d’un mois.

Le rassemblement a eu lieu alors que le ministère de la Protection sociale et des Services sociaux a publié des chiffres montrant une augmentation de 112 % du nombre de plaintes pour violence domestique reçues sur sa ligne d’assistance téléphonique en mai par rapport à avril.

La Knesset a approuvé en mai la formation d’un sous-comité de lutte contre la violence domestique à l’égard des femmes, siégeant sous l’égide de la commission de la Knesset pour la promotion des femmes.

Les groupes féministes ont exprimé leur indignation après que Oded Forer, le seul homme de la commission, a été choisi comme nouveau président.

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