Une fillette de 10 ans agressée chez elle par des intrus dans le sud du pays
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Une fillette de 10 ans agressée chez elle par des intrus dans le sud du pays

Les inconnus sont allés d'un lit à l'autre avant de fuir, effrayés par les cris de la fratrie ; le père évoque un "cauchemar" et une situation "d'anarchie"

Image illustrative d'un criminel menottes aux poignets. (YakobchukOlena / iStock, par Getty Images)
Image illustrative d'un criminel menottes aux poignets. (YakobchukOlena / iStock, par Getty Images)

Une fillette de dix ans aurait été agressée dans sa chambre à coucher alors que ses parents et ses frères et sœurs étaient en train de dormir. Son père a accusé le gouvernement d’abandonner les résidents du sud du pays à la merci des gangs criminels.

« Quelque chose a complètement raté dans la guerre contre le crime. C’est l’anarchie à son plus haut niveau », a commenté le père devant les caméras de la Treizième chaîne, dimanche, environ deux semaines après l’incident. Ni son identité, ni la ville où réside la famille n’ont été révélés dans le reportage.

Lors de l’incident, deux hommes masqués étaient entrés dans le domicile familial, pendant la nuit, après que la famille est allée dormir. Ils s’étaient rendus dans la chambre où la fillette était assoupie avec trois de ses frères et sœurs et, selon le père, ils étaient passés d’un lit à l’autre avant d’arriver jusqu’au lit de l’enfant.

L’un des suspects aurait agressé ou violé la fillette, selon la chaîne. Alors que son complice éclairait la pièce à l’aide d’une lampe-torche, la petite sœur de l’enfant se serait réveillée et elle aurait commencé à crier, les effrayant.

Le père, qui s’était saisi d’une arme à feu, avait vu les deux hommes s’enfuir. Il a expliqué à la chaîne qu’il avait eu peur de se servir de son arme, inquiet à l’idée de finir en prison.

Qualifiant l’incident « d’horreur parmi les horreurs, un cauchemar », il a déclaré que s’il avait ouvert le feu, il aurait été désigné comme le « coupable » dans l’incident.

Le père a affirmé que l’état de droit ne régnait plus dans le sud du pays. Les autorités sont accusées, dans les régions du sud d’Israël, d’échouer de manière systématique à démanteler les gangs criminels, en particulier au sein de la communauté bédouine.

« Il est impossible qu’il y ait un tel chaos ici, avec des gens qui entrent dans les foyers et qui violent les petites filles dans leur lit et si j’avais utilisé mon arme, je serais en prison à l’heure qu’il est », a-t-il continué.

Décrivant cette situation en évoquant une « guerre mondiale », le père a estimé qu’il fallait un changement dans les consignes en matière d’auto-défense lorsqu’il s’agit de protéger un bien privé, notamment concernant les armes à feu.

Des images des caméras de vidéosurveillance montrent Aryeh Schiff ouvrir le feu sur un cambrioleur présumé à Arad le 29 novembre 2020 (Capture d’écran : Walla)

« En ce qui me concerne, je considère que tous ceux qui entrent dans une propriété privée méritent d’y laisser leur peau », a-t-il dit. Il a alors cité le cas d’Aryeh Schiff, inculpé le mois dernier pour avoir tué par balle un individu qui, avait-il affirmé, tentait de voler sa voiture à Ashdod, une ville du sud du pays.

« Je ne blâme pas la police, plutôt la politique gouvernementale », a dit le père. « Si nous ne sommes pas en mesure de nous imposer sur le terrain, alors on s’impose à nous et ceux qui, aujourd’hui, exercent leur domination sur nous sont de très importants gangs criminels qui font absolument tout ce qu’ils veulent, et je n’ai moi-même aucun moyen de me défendre ».

Depuis l’incident, le domicile familial est surveillé 24 heures sur 24, a noté le reportage.

Selon la chaîne, les suspects – qui sont originaires de la ville bédouine de Bir Hadaj – ont été ultérieurement appréhendés mais le père a critiqué ce qui ont été, selon lui, des tentatives de minimiser la responsabilité du principal suspect qui a affirmé être atteint d’une maladie psychique et qui a rappelé qu’il était mineur.

« Il est allé d’un lit à l’autre », s’est exclamé le père, disant que cet élément de l’histoire montrait bien que le suspect savait ce qu’il faisait.

Roni Aloni Sadovnik, un avocat représentant la famille, a expliqué que les gangs tentaient de faire fuir les résidents juifs du secteur en renforçant chez eux le sentiment de ne pas être en sécurité. Il a appelé le gouvernement à déployer l’armée plutôt que de ne s’appuyer que sur la police.

Il y a eu un grand nombre d’incidents hors-la-loi et de crimes violents dans le sud du pays, impliquant notamment l’utilisation d’armes à feu.

Ces dernières semaines, des voleurs ont dérobé des tentes et des équipements sur la base militaire de Tzeelim en plein jour, ainsi qu’environ 20 000 balles sur la base Sdeh Teiman de l’armée israélienne, située au nord de Beer Sheva.

L’année dernière, deux résidents de Bir Hadaj ont été appréhendés en lien avec l’agression de soldats de l’armée israélienne qui tentaient d’empêcher un vol d’armes sur une base militaire.

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