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Une hotline israélienne de « premiers soins psychologiques » pour aider les Ukrainiens

Un service spécial de répondants russophones apporte un soutien psychologique aux réfugiés et aux Ukrainiens encore en zone de guerre

Des réfugiés ukrainiens arrivent à la frontière à Medyka, dans le sud-est de la Pologne, le vendredi 11 mars 2022. Des milliers de personnes ont été tuées et plus de 2,3 millions ont fui le pays depuis que les troupes russes sont entrées en Ukraine le 24 février. (Crédit : AP Photo/Visar Kryeziu)
Des réfugiés ukrainiens arrivent à la frontière à Medyka, dans le sud-est de la Pologne, le vendredi 11 mars 2022. Des milliers de personnes ont été tuées et plus de 2,3 millions ont fui le pays depuis que les troupes russes sont entrées en Ukraine le 24 février. (Crédit : AP Photo/Visar Kryeziu)

Une initiative regroupant professionnels israéliens de la santé mentale fournit un soutien psychologique téléphonique aux Ukrainiens, via une ligne spéciale et ils auraient déjà aidé des centaines de personnes encore en zone de guerre ainsi que des réfugiés.

L’initiative s’est appuyé sur le grand nombre de russophones dans la communauté des soins de santé d’Israël et a rapidement recruté plus de 200 psychologues, travailleurs sociaux et autres personnes qualifiées pour prendre des appels.

Des Israéliens originaires des deux pays en conflit – la Russie et l’Ukraine – travaillent ensemble pour venir en aide aux personnes en détresse. Certains parlent ukrainien aussi bien que russe.

L’initiative, qui ne porte pas de nom, a commencé modestement, peu après le début de la guerre, lorsque Jenia Pukshansky, travailleuse sociale et psychothérapeute née à Kiev, a utilisé un groupe WhatsApp de professionnels russophones de la santé mentale pour recruter des bénévoles. Dans un premier temps, les bénévoles étaient contactés sur leur numéro personnel par les personnes en détresse.

Dorénavant, les Ukrainiens prennent contact avec l’organisation et se voient attribuer un professionnel chargé de répondre à leur appel.

« Les gens à qui les bénévoles parlent sont dans des situations incroyablement difficiles, certains sont réfugiés, d’autres appellent de zones de combat », a déclaré au Times of Israël le Dr Zina Levitan, psychothérapeute de l’hôpital Rambam à Haïfa, qui supervise la hotline.

« Ceux qui sont proches des combats s’efforcent de faire face à la peur, au stress. Ils s’inquiètent pour leurs proches, craignent de les perdre », a-t-elle ajouté.

Le groupe, qui comprend des spécialistes en traumatologie, fournit également un soutien aux collègues ukrainiens travaillant en Ukraine ainsi qu’aux réfugiés parvenus en Europe.

Le Dr Liat Ariel, directeur du service psychologique de Rambam, qui aide à gérer la hotline, a déclaré que le service s’était rapidement développé.

« L’initiative a commencé dès le début de la guerre et a rapidement pris de l’ampleur. De plus en plus de personnes nous ont rejoints, alors que le nombre d’appelants allait croissant.

« Nous entendons des choses terribles de la part des appelants. Ils sont en détresse, parfois extrême, et ont besoin d’aide pour continuer à vivre, voire survivre, physiquement et mentalement, pour prendre soin d’eux-mêmes, de leurs enfants et de leurs parents. Ce sont des gens qui ont perdu confiance et stabilité », a précisé Ariel.

Levitan a déclaré que les besoins des appelants étaient grands et que beaucoup auraient besoin d’un soutien de longue durée en matière de santé mentale, mais que la ligne d’assistance téléphonique répond avec succès aux besoins immédiats en fournissant « des premiers soins psychologiques, en quelque sorte ».

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