Une nouvelle loi permet de refuser aux maris récalcitrants les privilèges religieux en prison
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Une nouvelle loi permet de refuser aux maris récalcitrants les privilèges religieux en prison

La nouvelle loi proposée par Shuli Mouallem accordera aux tribunaux rabbiniques la possibilité de sanctionner les hommes qui refusent d'accorder le divorce religieux à leurs femmes

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Un juif hassidique célèbre un mariage en Israël, où mariage et divorce sont sous l'autorité légale du grand rabbinat orthodoxe. (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)
Un juif hassidique célèbre un mariage en Israël, où mariage et divorce sont sous l'autorité légale du grand rabbinat orthodoxe. (Crédit : Yaakov Lederman/Flash90)

Les hommes orthodoxes incarcérés pour avoir refusé le divorce religieux à leurs épouses pourraient se voir déchus de leurs privilèges religieux en prison, selon une nouvelle loi proposée par la Knesset aujourd’hui.

Selon le projet de loi, déposé par la députée Shuli Mouallem-Refaeli (HaBayit HaYehudi), les tribunaux rabbiniques pourront désormais sanctionner les prisonniers, les contraindre à porter des uniformes de prison au lieu de leurs propres vêtements, et leur interdire l’accès aux programmes spéciaux d’étude de la Torah proposés dans les prisons israéliennes.

Les tribunaux rabbiniques pourront également leur refuser les repas avec la certification de casheroute mehadrin.

Les tribunaux rabbiniques ont désormais la possibilité de refuser aux détenus en isolement cellulaire, l’accès à des livres, du papier, à l’exception des livres de prières, et pourront s’assurer qu’ils n’aient accès à aucun moyen de communication.

Les sanctions servent à faire pression sur les hommes afin qu’ils accordent à leurs femmes le divorce religieux, le guet, sans quoi elles sont dans l’impossibilité de se remarier selon la loi juive et sont considérées comme des agunot [femmes enchaînées].

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