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Une nouvelle société de production indépendante se spécialise dans l’histoire juive

Leviathan Productions a acquis les droits pour une pièce sur la chimiste juive Rosalind Franklin, un roman sur le roi David et un livre sur la guerre d'indépendance d'Israël

Ben Cosgrove lors d'une projection spéciale de "Black Christmas", à Los Angeles, le 5 décembre 2019. (Crédit : Rachel Luna/Getty Images/JTA)
Ben Cosgrove lors d'une projection spéciale de "Black Christmas", à Los Angeles, le 5 décembre 2019. (Crédit : Rachel Luna/Getty Images/JTA)

JTA – Une nouvelle société de production indépendante vise à « assurer que la tradition juive soit perpétuée » à la télévision et au cinéma, alors que les histoires juives continuent d’être en vogue à Hollywood.

Leviathan Productions se spécialise dans le développement de contenus basés sur l’histoire, la littérature et les contes populaires juifs, ainsi que sur des histoires concernant Israël, a rapporté Deadline Hollywood, site d’information consacré à la culture et au divertissement. Leviathan a été fondé par Ben Cosgrove, un producteur de cinéma et de télévision qui a notamment produit le film oscarisé « Syriana » et le récent remake de « Black Christmas », et par Josh Foer, journaliste et cofondateur de la marque de voyages d’aventure Atlas Obscura et de Sefaria, un site en ligne de traductions et de textes juifs.

Foer est également l’une des personnes à l’origine d’une nouvelle « taverne juive » dans la région de Boston, qui, à l’instar des projets inscrits au programme de Leviathan, vise à proposer du contenu juif dans un espace accessible aux Juifs et aux non-Juifs.

La société s’est empressée d’acquérir les droits d’un certain nombre de projets sur des thèmes juifs, notamment les adaptations prévues de « Photograph 51 », une pièce de théâtre d’Anna Ziegler sur Rosalind Franklin, la chimiste juive britannique qui a joué un rôle central dans la découverte des structures moléculaires de l’ADN, de l’ARN et des virus ; « The Secret Chord », un roman de Geraldine Brooks sur le roi David ; et « The Pledge », un livre documentaire de 1970 de Leonard Slater sur le rôle des États-Unis dans la guerre d’indépendance d’Israël en 1948.

« Les histoires juives ont une résonance incroyable car elles explorent des concepts qui sont universellement identifiables », a déclaré Cosgrove à Deadline. « Tout le monde sait ce que c’est que d’être un outsider, un étranger ou un immigrant. Les histoires juives abordent ces idées avec humour et sérieux, ce qui permet aux gens du monde entier de se reconnaître dans nos histoires. »

Le lancement de Leviathan Productions s’est fait peu après celui, cet été, de Reboot Studios, une initiative de financement du divertissement juif qui se présente comme « les Sundance Labs du monde juif ».

Les deux projets coïncident avec une augmentation notable du contenu juif sur les principales plateformes de streaming – ou diffusion en continu. Netflix prépare un remake américain de la production israélienne à succès « Shtisel », ainsi qu’une émission de téléréalité, « Jewish Matchmaking », qui s’ajouteront à une série de programmes à thème juif, dont « The Club », « Heirs To The Land », « My Unorthodox Life », « 13 : The Musical » et « The Beauty Queen of Jerusalem ».

En outre, HBO Max développe des programmes basés sur la vie du rappeur hassidique, Nissim Black, et sur les contes populaires yiddish de Chelm ; Hulu a récemment acquis la série israélienne « Hazarot » (répétitions) ; Amazon a récemment produit « Yossi, the Regretful Spy » en plus de sa série à succès « The Marvelous Mrs. Maisel » ; la série d’espionnage israélienne « Tehran » d’Apple TV+ en est à sa deuxième saison ; et deux récentes séries dramatiques européennes, « Ridley Road » sur PBS et « Paris Police 1900 » sur MHz, incluent des thèmes juifs forts.

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