Une olah des Etats-Unis testée positive au COVID-19 après son arrivée en Israël
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Une olah des Etats-Unis testée positive au COVID-19 après son arrivée en Israël

L'organisation d'aide à l'alyah Nefesh B'Nefesh a déclaré que la femme et sa fille avaient été testées positives aux anticorps avant leur vol

Des nouveaux immigrants arrivent à l'aéroport Ben Gurion, le 9 juin 2020. 
(Autorisation: Nefesh B'Nefesh/Yonit Schiller)
Des nouveaux immigrants arrivent à l'aéroport Ben Gurion, le 9 juin 2020. (Autorisation: Nefesh B'Nefesh/Yonit Schiller)

Une nouvelle immigrante qui était à bord d’un vol aux côtés de dizaines d’autres immigrants d’Amérique du nord a été testé positive au coronavirus, a déclaré le groupe d’aide à l’immigration Nefesh B’Nefesh mercredi.

La femme faisait partie d’un groupe de 51 Américains dont le vol a atterri mardi matin.

L’organisation a déclaré que la femme et sa fille avaient été testées positives avec les anticorps avant leur vol. Elles ont ensuite décidé de passer un second test du virus pour voir si elles étaient encore des porteuses actives du coronavirus.

Après être arrivée dans sa nouvelle maison, la femme a reçu les résultats d’un laboratoire privé aux Etats-Unis l’informant qu’elle avait été testée positive au COVID-19. Sa fille a reçu un résultat négatif.

Le résultat du test signifie que les 49 autres nouveaux immigrants à bord du vol ont pu être exposés au virus.

Une passagère présente à bord du même vol, qui a souhaité rester anonyme, a déclaré au Times of Israël que les mesures de distanciation sociale n’ont pas été respectées et que la plupart des passagers ne portaient pas de masques.

« Les passagers étaient proches les uns des autres et avaient retiré leurs masques; ils étaient debout dans l’allée, échangeant les uns avec les autres, sans masques. Je ne me sentais pas du tout en sécurité, a déclaré la passagère, ajoutant qu’elle n’avait pas reçu de notification officielle du fait qu’il y avait un porteur du virus dans l’avion. La passagère l’a ensuite appris d’un autre voyageur.

« Aucune règle n’était respectée, et quand j’ai dit quelque chose aux personnels navigants, qui étaient habillés en tenues de protection, on m’a répondu : ‘Bienvenue en Israël' », a déclaré la passagère.

Les nouveaux immigrants et autres passagers à bord du vol doivent, comme n’importe quel nouvel arrivant, passer leurs deux premières semaines dans le pays en auto-isolement.

Trois nouveaux immigrants arrivant en Israël le 9 juin 2020.(Yonit Schiller/ Autorisation Nefesh B’Nefesh)

Selon Nefesh B’Nefesh, la femme a pris un taxi à destination de sa nouvelle maison depuis l’aéroport. Elle ne s’est pas arrêtée en chemin et avait signé la déclaration de santé avant le vol. Le groupe a déclaré que la passagère se sentait très bien.

« Nous avons été alertés dans la soirée par l’une de nos immigrants (qui venait d’arriver sur ce vol) qu’en arrivant chez elle, elle avait reçu un email d’un laboratoire américain privé l’informant qu’elle avait été testée positive au COVID-19. Et elle nous a ensuite immédiatement prévenus, a déclaré l’organisation dans un communiqué.

« Avant de monter à bord de l’avion, elle avait signé une déclaration de santé conformément aux exigences des autorités israéliennes. Elle a même fourni un document indiquant qu’elle avait des anticorps du virus. Pendant tout le vol, elle a porté un masque et respecté des mesures d’hygiène ».

L’organisation a déclaré que le ministère de la Santé et toutes les autorités compétentes ont été informées de la situation.

De nouveaux immigants arrivent en Israël à bord d’un vol d’alyah, le 15 août 2015. (Crédit : Luke Tress/Times of Israel)

L’immigration a continué en Israël – à un rythme réduit – depuis le début de la pandémie, qui a largement réduit le trafic aérien et imposé des restrictions, notamment l’auto-isolement des nouveaux arrivants dans le pays.

Le mois dernier, une équipe des scientifiques israéliens a établi que l’Amérique était de loin la source la plus importante de cas de coronavirus en Israël, après avoir séquencé le génome du virus.

Les tests d’anticorps sont différents des prélèvements d’échantillons nasaux actuellement utilisés pour diagnostiquer les infections. Au lieu de cela, les tests cherchent des protéines sanguines appelées anticorps, que l’organisme produit des jours ou des semaines après avoir lutté contre une infection. La plupart des tests se font à l’aide d’une goutte de sang prise au doigt sur une bandelette test.

Un test d’anticorps peut montrer si le sujet a eu le COVID-19 dans un passé récent, ce qui lui accorde une certaine forme de protection, selon la majorité des experts. La fiabilité des tests se situe entre 95 et 98 %.

Les tests ne sont pas en mesure d’indiquer si une personne a encore le coronavirus ou si elle a guéri du coronavirus.

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