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X (ex-Twitter) attaque une organisation de lutte contre la haine en ligne

X accuse une organisation de lutte contre la diffusion de contenus haineux en ligne de mener une campagne de dénigrement injustifié contre le réseau social

Logo de "X", ex-Twitter. (Autorisation)
Logo de "X", ex-Twitter. (Autorisation)

La plateforme X, nouvelle dénomination de Twitter, a assigné devant la justice fédérale américaine une organisation de lutte contre la diffusion de contenus haineux en ligne, l’accusant de mener une campagne de dénigrement injustifié contre le réseau social.

Le Center for Countering Digital Hate (CCDH), association britannique qui dispose d’une antenne aux États-Unis, a réfuté ces allégations et taxé X « d’intimidation ».

Depuis la prise de contrôle de Twitter, aujourd’hui appelé X, par Elon Musk en octobre, le CCDH a publié plusieurs études critiques de la gestion de la plateforme.

Il affirme que plusieurs comptes diffusant des messages anti-LGBTQ génèrent des millions de dollars de publicité sur le réseau social, augmentant ainsi les revenus de la plateforme.

Par ailleurs, il a souligné qu’aucune sanction n’avait été prise contre des dizaines de comptes « validés », c’est-à-dire ayant reçu la marque bleue distinctive, qui publiaient des contenus antisémites, racistes et à caractère haineux à l’égard de la communauté LGBTQ.

Pour X, le CCDH « déforme » sciemment la nature des contenus postés sur la plateforme et « donne l’impression qu’un petit groupe d’utilisateurs (…) submergent les réseaux sociaux de contenus néfastes », selon le document déposé, lundi, devant un tribunal fédéral de Californie.

La société de San Francisco reproche aussi au CCDH de s’être procuré des données relatives à X sans autorisation.

Elle fait valoir, en outre, que l’organisation « prend les apparences d’un organe de recherche », alors qu’elle n’en est pas un, selon X, et laisse entendre qu’elle pourrait être financée par des gouvernements et des intérêts étrangers.

X demande à la justice d’interdire au CCDH d’accéder à des données de sa plateforme et de les utiliser.

Elle sollicite également des dommages et intérêts d’un montant non précisé, indiquant que les publications de l’organisation ont poussé certains annonceurs à renoncer à acheter des espaces publicitaires sur le réseau social.

Cette action « est une tentative évidente de faire taire la critique sincère » du fonctionnement de X, ont écrit les avocats du CCDH dans une lettre transmise à la plateforme et publiée sur son site.

« Cette approche ne pourrait pas être plus contraire à l’engagement de respecter la liberté d’expression vanté par les dirigeants actuels de Twitter (X) », ajoutent-ils, en référence au discours d’Elon Musk, qui se présente en défenseur de la liberté de parole.

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