Yom Yeroushalayim : Affrontements majeurs au mont du Temple
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Yom Yeroushalayim : Affrontements majeurs au mont du Temple

Des responsables de la sécurité ont prévenu que la traditionnelle Marche des drapeaux pourrait entraîner une nouvelle escalade de la violence

Les forces de sécurité israéliennes tirent des gaz lacrymogènes pour disperser les Palestiniens dans l'enceinte du Mont du Temple à Jérusalem, lors deYom Yeroushalayim, le 10 mai 2021. (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)
Les forces de sécurité israéliennes tirent des gaz lacrymogènes pour disperser les Palestiniens dans l'enceinte du Mont du Temple à Jérusalem, lors deYom Yeroushalayim, le 10 mai 2021. (Crédit : Ahmad GHARABLI / AFP)

Des affrontements majeurs ont éclaté lundi matin entre la police et des émeutiers palestiniens sur le site ultra-sensible du mont du Temple à Jérusalem.

Des milliers d’émeutiers palestiniens, qui se sont rassemblés dans l’enceinte du mont du Temple pour amasser de nombreuses pierres et autres armes de fortune pendant la nuit, ont lancé tôt le matin des projectiles en direction des forces de l’ordre israéliennes. Ces attaques ont poussé la police à entrer sur le mont du Temple. Les agents ont riposté avec des grenades assourdissantes. « Il y a des centaines de blessés dans les heurts », dont une cinquantaine ont dû être hospitalisés, a indiqué le Croissant rouge palestinien dans un bref message aux journalistes.

La police a déclaré que des dizaines d’émeutiers avaient aussi attaqué un poste de police et commencé à lancer des pierres depuis le mont du Temple vers une route au sud du complexe, bloquant la route mais sans faire de blessés ni de dégâts.

La police israélienne a indiqué dans un communiqué être à pied d’oeuvre pour tenter de juguler les violences sur l’esplanade mais aussi « dans d’autres secteurs de la Vieille Ville de Jérusalem ». « La prière se poursuit comme d’habitude » au mur Occidental, mais « nous ne laisserons pas des extrémistes menacer la sécurité du public », a-t-elle ajouté.

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La police israélienne a décidé lundi d’interdire l’accès au mont du Temple aux visiteurs juifs. Elle doit également se prononcer sur l’autorisation d’un défilé de célébration prévu par des Juifs nationalistes dans la capitale, à l’occasion du 54e Yom Yeroushalayim.

Des responsables de la sécurité ont prévenu que la traditionnelle Marche des drapeaux pourrait entraîner une nouvelle escalade de la violence.

Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient certains des affrontements.

La nuit de dimanche à lundi a été marquée par des affrontements entre manifestants arabes israéliens et palestiniens d’un côté et policiers de l’autre dans tout le pays. Au moins 25 personnes ont été blessées et 23 ont été arrêtées.

Vendredi soir, plus de 200 personnes en grande majorité des émeutiers palestiniens ont été blessées dans des heurts entre policiers et émeutiers palestiniens sur le mont du Temple. Samedi et dimanche, le calme était revenu sur l’esplanade mais les heurts ont continué entre Palestiniens et policiers israéliens dans d’autres secteurs de Jérusalem-Est, faisant au total plus d’une centaine de Palestiniens blessés, selon le Croissant rouge palestinien.

La police israélienne a également fait état de 17 blessés dans ses rangs.

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Face à cette escalade, une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est prévue plus tard dans la journée sur la situation à Jérusalem, à la demande de la Tunisie.

De nombreux pays ont condamné Israël pour les violences.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prend la parole lors d’une réunion spéciale du cabinet pour marquer Yom Yeroushalayim, à l’Hôtel de Ville de Jérusalem, le 9 mai 2021. (Crédit : Haim Zach / GPO)

Dimanche, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti que l’Etat hébreu « continuera d’assurer la liberté de culte, mais n’autorisera pas des émeutes violentes ».

« Nous ferons respecter la loi et l’ordre, avec fermeté et responsabilité », a-t-il dit. « Jérusalem est la capitale d’Israël. Alors que chaque nation construit sa capitale, nous avons aussi le droit de construire à Jérusalem. C’est ce que nous avons fait et c’est ce que nous continuerons de faire ».

L’un des vecteurs de tension des dernières semaines à Jérusalem-Est est le sort de quatre familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah qui sont menacées d’expulsion au profit de nationalistes juifs. Une audience clé de la Cour suprême dans cette affaire devait se tenir lundi mais a été reportée « à la lumière du contexte actuel », a indiqué la justice.

Un champ en feu près de la ville de Sderot, dans le sud d’Israël, le 9 mai 2021. (Capture d’écran : Twitter)

Dans la bande de Gaza, enclave palestinienne contrôlée par les terroristes islamistes du Hamas, des ballons incendiaires provoquant des dizaines d’incendies ont été lancés vers l’État juif, en guise de soutien aux émeutiers de Jérusalem.

L’armée israélienne a aussi annoncé le tir de sept nouvelles roquettes dimanche soir et tôt lundi depuis Gaza vers le sud d’Israël, dont deux ont été interceptées par le système anti-missiles israélien « Dôme de fer » et trois se sont abattues dans des terrains vagues sans faire de blessé ni de dégât.

En représailles, des chars israéliens « ont attaqué des postes militaires » du groupe terroriste palestinien du Hamas dans le sud de la bande de Gaza, a indiqué l’armée qui a aussi fermé le point de passage pédestre d’Erez.

L’AFP a contribué à cet article.

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