Une Israélienne qui a été légèrement blessée durant l’attentat terroriste survenu jeudi à Barcelone, a raconté ces instants durant lesquels une fourgonnette conduite par un terroriste de l’Etat islamique (EI) a été projetée dans la foule.

Edna Hajaj, habitante de la ville de Beer Sheva, dans le sud du pays, âgée d’une cinquantaine d’années, est revenue en Israël et a été prise en charge à l’hôpital Soroka, dans sa ville, avant de quitter l’établissement vendredi après-midi.

« Nous étions en vacances, moi et mon époux, à Barcelone. Nous y sommes arrivés dimanche et hier devait être le dernier jour que nous passions là-bas, a raconté Hajaj au site d’information 360. Nous avons décidé d’aller au restaurant avant notre départ pour Israël et avant de nous y rendre, nous avons voulu aller au marché adjacent, au restaurant casher. Au moment où nous entrions, une minute ou deux après seulement, nous avons entendu des pneus qui crissaient et des objets qui étaient traînés sur le sol. »

« Nous avons compris en quelques secondes qu’il s’agissait d’un attentat terroriste et nous avons commencé à courir. Nous ne savions pas d’où le bruit venait, nous ne savions pas où courir et que faire. Nous avons commencé à courir et tout le monde a couru avec nous. Je suis tombée et de nombreuses personnes ont chuté sur moi et m’ont écrasée. Jusqu’à ce que mon mari parvienne à me sortir de là, j’ai reçu des coups dans les côtes et j’ai aussi des orteils cassés. C’était terrible », dit Hajaj.

Hajaj et son époux n’ont pas eu le temps de prendre leurs valises à leur hôtel, la route menant à ce dernier étant bloquée. Elle et son mari sont arrivés sur le sol israélien vendredi matin à 6h00.

Des policiers espagnols montent la garde sur Las Rambla à Barcelone, le 18 août 2017. (Crédit : AFP PHOTO / JAVIER SORIANO)

Des policiers espagnols montent la garde sur Las Rambla à Barcelone, le 18 août 2017. (Crédit : AFP PHOTO / JAVIER SORIANO)

« L’hôtel où nous nous trouvions était juste à côté de là où l’attentat a eu lieu et nous n’avons pas pu retourner à l’hôtel parce que toute la route avait été bloquée. Alors nous sommes simplement montés dans l’avion et nous avons laissé toutes nos affaires à l’hôtel. Nous n’avons décollé qu’à une heure du matin parce qu’il a fallu attendre un grand nombre d’autres Israéliens, dont certains ne sont jamais arrivés », a dit Hajaj.

Hajaj souffre de multiples ecchymoses. « J’ai de nombreuses blessures qui ont été nettoyées, je vais avoir un plâtre et j’espère que tout ira bien. J’ai mal partout. Nous étions en vacances et c’était les deux dernières heures que nous passions là-bas. Nous sommes heureux que cela se soit terminé comme ça et que ce n’ait pas été pire – si mon mari n’avait pas été là, je me serais retrouvée complètement écrasée. Tant de gens me sont tombés dessus que je ne pouvais plus me relever. »

Vendredi également, le ministère des Affaires étrangères a fait savoir qu’un seul ressortissant israélien manquait encore à l’appel mais la possibilité qu’il figure parmi les victimes de l’attentat est de plus en plus faible.

Immédiatement après l’attentat, le ministère avait communiqué une liste de 28 Israéliens dont on craignait la disparition. Tous ont néanmoins été contactés depuis, à l’exception d’une personne.

L’ambassadeur israélien en Espagne, Daniel Kutner, a expliqué à la radio publique israélienne que des diplomates ont été déployés dans les hôpitaux pour s’assurer qu’un ressortissant de l’Etat juif ne figure pas parmi les blessés ou parmi les tués.

Au moins 14 personnes ont été tuées dans l’attentat terroriste qui a fait également des dizaines de blessés. La police espagnole recherche encore l’homme qui se trouvait au volant de la fourgonnette.