L’ancien animateur d’un camp de vacances d’un centre communautaire juif de la banlieue de Detroit, condamné pour avoir partagé des photos de petits garçons dénudés sur internet, a survécu à une overdose de médicaments vingt-quatre heures avant la date à laquelle il devait être incarcéré dans une prison fédérale.

Matthew Kuppe, 22 ans, a finalement été incarcéré vendredi, au lendemain de la date prévue et quarante-huit heures après avoir été retrouvé « inconscient » à son domicile et transporté à l’hôpital, a annoncé le Detroit Free Press.

La nature du médicament ayant entraîné l’overdose apparente de Kuppe reste indéterminée. Toutefois, l’un de ses avocats a indiqué au Detroit News qu’il prenait six médicaments différents.

Kuppe avait plaidé coupable au mois d’août 2016 après avoir publié des photos de petits garçons dénudés sur un site internet russe, notamment les clichés de trois jeunes enfants de cinq ans participant au camp de vacances et placés sous sa garde.

Kuppe avait utilisé le pseudo « jcclockerroom » pour publier plusieurs photos de petits garçons nus sur le site russe. Dans le cadre de l’accord judiciaire, les procureurs avaient accepté d’abandonner l’accusation de production de pédopornographie.

Il a été condamné en avril dernier à 10 ans d’emprisonnement dans une prison fédérale sous des règles de condamnation strictes. Au moment de sa condamnation, Kuppe n’avait pas été directement placé en détention et le tribunal avait autorisé son emprisonnement à une date ultérieure. L’obligation de porter un bracelet GPS avait aussi été levée et il avait été autorisé à quitter son domicile jusqu’au moment de son incarcération.

Kuppe, qui a travaillé au centre communautaire juif de la zone métropolitaine de Detroit pendant deux étés et avait même été chargé de surveiller les jeunes à besoins particuliers dans le camp.

Il avait été renvoyé par le centre communautaire quand les responsables du lieu ont appris qu’il faisait l’objet d’une enquête. Trois autres employés avaient été démis de leurs fonctions par la suite pour n’avoir pas alerté les dirigeants sur les inquiétudes exprimées en 2014 au sujet de Kuppe.