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42 soldats syriens et combattants du Hezbollah tués dans des frappes imputées à Israël

Contactée par l'AFP depuis Jérusalem à propos des frappes de vendredi, l'armée israélienne a répondu "ne pas commenter" ces informations de presse

Une frappe à Alep, en Syrie, le 15 janvier 2024. (Capture d'écran/X)
Une frappe à Alep, en Syrie, le 15 janvier 2024. (Capture d'écran/X)

Au moins 42 soldats syriens et combattants du groupe terroriste chiite du Hezbollah libanais ont été tués dans des frappes attribuées à Israël vendredi à Alep, dans le nord de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Israël a intensifié ses frappes en Syrie depuis le début de la guerre contre le Hamas dans la bande de Gaza, ciblant notamment des positions du Hezbollah, allié du mouvement terroriste palestinien, du régime syrien et de l’Iran, tous des ennemis jurés d’Israël.

Parallèlement, Israël et le mouvement libanais se livrent à des échanges de tirs quotidiens le long de la frontière israélo-libanaise depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque barbare du Hamas menée le 7 octobre en Israël.

Six combattants du Hezbollah et 36 soldats syriens ont été tués dans les nouvelles frappes israéliennes qui ont notamment visé à l’aube des dépôts d’armes du mouvement libanais, a précisé cette ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.

Contactée par l’AFP depuis Jérusalem à propos des frappes de vendredi, l’armée israélienne a répondu « ne pas commenter » ces informations de presse.

Depuis le début en 2011 de la guerre civile en Syrie, le voisin israélien y a mené des centaines de frappes visant l’armée syrienne mais aussi les groupes pro-iraniens.

Israël, qui revendique rarement ses opérations en Syrie, affirme qu’il ne permettra pas à l’Iran d’étendre sa présence en Syrie, tandis que Téhéran assure y avoir envoyé seulement des conseillers militaires.

Une source militaire citée par l’agence officielle syrienne Sana a fait état de « plusieurs morts et blessés parmi les civils et les soldats » dans les frappes de vendredi.

« L’ennemi israélien a lancé une attaque aérienne contre différents sites à Athriya, au sud-est d’Alep », a affirmé cette source.

Selon l’OSDH, il s’agit du bilan le plus lourd pour l’armée syrienne dans les frappes israéliennes en Syrie depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a dénoncé « une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie et une menace sérieuse pour la paix et la sécurité régionales et internationales ».

Il a qualifié ces attaques de « tentative flagrante et désespérée de prolonger et d’étendre la crise dans la région ».

Les frappes de vendredi ont également visé des usines qui relèvent du ministère syrien de la Défense à Safira près d’Alep mais sont actuellement sous le contrôle de groupes pro-iraniens, selon l’OSDH.

L’armée israélienne avait annoncé en mars avoir atteint « environ 4.500 cibles du Hezbollah » au Liban et en Syrie, dont « plus de 1.200 » par des frappes aériennes, depuis le début de la guerre à Gaza.

Vendredi, le Hezbollah a annoncé la mort de six de ses combattants, sans préciser où et quand.

Au Liban, une source militaire a fait état vendredi de la mort d’un responsable du Hezbollah dans une frappe qu’elle a attribuée à Israël, sur une voiture dans le sud du Liban.

Une frappe aérienne avait visé jeudi un immeuble résidentiel dans la banlieue de Damas, tuant deux civils, selon l’agence de presse officielle syrienne Sana, qui a imputé l’attaque à Israël.

La zone ciblée, Sayyida Zeinab, est considérée comme un bastion des groupes pro-iraniens en Syrie.

Le 19 mars, des raids israéliens avaient déjà visé des dépôts d’armes du Hezbollah dans les environs de Damas.

La guerre en Syrie a fait plus d’un demi-million de morts, déplacé des millions de personnes et morcelé le pays. Elle a été déclenchée en 2011 par la répression d’un soulèvement contre le régime du président Bachar el-Assad, soutenu par l’Iran et la Russie.

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