Abbas salue l’initiative des élus français demandant à Hollande de reconnaître un état palestinien
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Abbas salue l’initiative des élus français demandant à Hollande de reconnaître un état palestinien

Il s'agit de 154 députés et sénateurs, de gauche comme de droite, sur un total de 925 parlementaires

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à gauche, et le président français François Hollande, au cours d'une conférence de presse après leur rencontre au Palais de l'Elysée à Paris, le 15 avril 2016. (Crédit :  Dominique Faget/AFP)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, à gauche, et le président français François Hollande, au cours d'une conférence de presse après leur rencontre au Palais de l'Elysée à Paris, le 15 avril 2016. (Crédit : Dominique Faget/AFP)

Quelque 154 députés et sénateurs français de tous les bords politiques ont demandé dimanche au président français François Hollande la reconnaissance de l’état de Palestine, dans un courrier transmis à l’AFP.

« La France doit marquer sa volonté de sortir de l’impasse sur ce conflit en réaffirmant solennellement, au nom du droit inaliénable à l’autodétermination, que le peuple palestinien est fondé à se doter d’un état. Il en va du respect du droit international comme de la sécurité d’Israël », écrivent ces parlementaires au chef de l’Etat.

« Monsieur le président, montrez-vous à la hauteur de l’enjeu et ne manquez pas ce rendez-vous avec l’Histoire, en reconnaissant dès à présent l’Etat de Palestine », demandent-ils.

La plupart des groupes politiques, de gauche comme de droite, sont représentés dans la liste des signataires.

Dans celle-ci figurent notamment Gilbert Roger, sénateur PS président du groupe d’amitié France-Palestine, les communistes Marie-George Buffet et Pierre Laurent, les sénatrices écologistes Aline Archimbaud et Esther Benbassa, les socialistes Marie-Noëlle Lienemann, Mathieu Hanotin, Catherine Tasca ou les élus du parti de droite Les Républicains Jean-Luc Reitzer et Michel Voisin.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant un rassemblement commémorant le 12e anniversaire du décès de Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie, le 10 novembre 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas pendant un rassemblement commémorant le 12e anniversaire du décès de Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie, le 10 novembre 2016. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui s’était récemment exprimé devant la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, a salué cette lettre, « un signal clair de la volonté de sortir de l’impasse dans laquelle se trouve le processus de paix du fait du refus du gouvernement israélien de mettre fin à l’occupation des Territoires palestiniens et de sa volonté de détruire par tous les moyens la solution à deux états. »

Ce principe diplomatique, qui fait référence depuis des décennies, est porté par l’ONU et l’Union européenne et c’est également cette solution de la création d’un état palestinien aux côtés d’Israël qui était porté par la conférence organisée par Paris en janvier.

Récemment, le président américain Donald Trump a créé la surprise en s’en distanciant.

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