Israël en guerre - Jour 196

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Argaman : Le gouvernement a rejeté à maintes reprises les suggestions visant à tuer Sinwar

Selon l'ancien chef du Shin Bet, Israël est devenu « dépendant du calme » ; il a appelé à la démission du "gouvernement catastrophique" de Netanyahu

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le chef du Shin Bet, Nadav Argaman, assistant à une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, à Jérusalem, le 6 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)
Le chef du Shin Bet, Nadav Argaman, assistant à une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Défense de la Knesset, à Jérusalem, le 6 novembre 2018. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

L’ancien chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet, Nadav Argaman, a déclaré jeudi que cette dernière avait fait pression pour une attaque surprise contre les hauts responsables du Hamas pendant des années avant l’attaque terroriste dévastatrice du 7 octobre, mais que les dirigeants d’Israël avait rejeté l’idée à maintes reprises.

Selon Argaman, si le chef du Hamas, Yahya Sinwar, est toujours en vie, c’est parce « qu’Israël ne veut pas s’engager dans un aventurisme militaire ».

Argaman, qui a dirigé l’agence de sécurité de mai 2016 à octobre 2021, a évoqué les dirigeants insaisissables du Hamas et les tentatives israéliennes de les éliminer lors de la conférence de l’Institut d’études de sécurité nationale à Tel Aviv.

« Si nous avions lancé une attaque surprise contre le Hamas, nous serions dans une situation complètement différente », a-t-il déclaré à propos de la guerre en cours contre le groupe terroriste, qui a commencé lorsque des milliers de terroristes ont massacré près de 1 200 personnes dans le sud d’Israël le 7 octobre et pris 253 otages.

Argaman n’était ni le premier ni le dernier chef du Shin Bet à tenter de persuader le gouvernement d’autoriser un assaut surprise contre la direction du Hamas, car son prédécesseur et son successeur avaient eux aussi poussé le gouvernement à agir en ce sens.

« Yoram Cohen, le chef du Shin Bet [avant Argaman], en a parlé avec moi, et moi, en tant que chef du Shin Bet, j’en ai également reparlé plus d’une fois, tout comme Ronen Bar, qui a poursuivi dans cette voie après moi », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avec le chef sortant du Shin Bet, Yoram Cohen (à droite), et l’actuel chef, Nadav Argaman (à gauche), au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 8 mai 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Israël a déjà tenté d’assassiner de hauts responsables du Hamas par le passé. On dénombre au moins sept tentatives infructueuses d’élimination du chef de l’aile armée du Hamas, Mohammed Deif.

Deux des tentatives contre Deif ont eu lieu en mai 2021, dans les derniers mois du mandat d’Argaman.

Argaman a dirigé l’agence de renseignement intérieur sous le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant la majeure partie de son mandat à partir de 2016, mais a servi pendant plusieurs semaines sous Naftali Bennett en 2021.

Argaman a dirigé l’agence de renseignement intérieur sous le Premier ministre Benjamin Netanyahu à partir de 2016, et pendant plusieurs semaines sous Naftali Bennett en 2021.

Il s’est joint à d’autres jeudi pour critiquer la politique tacite du gouvernement consistant à considérer le Hamas comme un adversaire rationnel avec lequel Israël pourrait coexister sans problème, au lieu de chercher à le détruire depuis longtemps.

« Israël a décidé d’acheter le calme même si le prix à payer est très élevé par la suite », a-t-il soutenu, ajoutant qu’Israël « est devenu dépendant du calme ».

Argaman a appelé à la démission du « gouvernement catastrophique » de Netanyahu et lui a reproché d’avoir empêché la création d’une coalition de pays arabes sunnites dirigée par les États-Unis.

« C’est le principal échec qui nous empêche d’envisager un avenir différent à Gaza », a-t-il déclaré à propos du gouvernement. « C’est lui qui nous empêche de créer une coalition dirigée par les États-Unis avec la participation de pays sunnites et d’agir contre l’Iran. »

Selon Argaman, Israël « agit contre les métastases et non contre le problème lui-même – l’Iran est la cible, c’est la mission ».

Passant des préoccupations en matière de sécurité aux questions intérieures, Argaman a déclaré lors de la conférence que le pays devait réexaminer ce que signifie être un citoyen israélien, en particulier en ce qui concerne les communautés ultra-orthodoxe et arabe du pays et la question de l’exemption du service militaire.

« Un citoyen israélien est quelqu’un qui sert l’État comme il l’entend, c’est-à-dire par le biais du service militaire ou du service national », a-t-il déclaré.

« Un citoyen qui ne sert pas l’État d’Israël ne pourra pas voter, ne pourra pas être élu, ne pourra pas être fonctionnaire, ne pourra pas recevoir de budget de l’État », a poursuivi l’ancien chef du Shin Bet.

« Mais pour cela, nous devons nous débarrasser de ce gouvernement désastreux, nous avons besoin d’un gouvernement élargi, nous devons fixer des objectifs pour la prochaine décennie et commencer à reconstruire ce qui nous est arrivé ici, pour de nombreuses années à venir. »

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