Avec Bannon en Grande Faucheuse, le SNL se moque des gaffes de Trump
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Avec Bannon en Grande Faucheuse, le SNL se moque des gaffes de Trump

"Lorsque les Juifs sont partis, les goys s’amusent", plaisante Alec Baldwin dans un sketch en référence à l’observance du Shabbat de Jared et Ivanka

Alec Baldwin imite Donald Trump, accompagné de son conseiller Stephen Bannon déguisé en Grande Faucheuse, dans le Saturday Night Live, en février 2017. (Crédit : capture d'écran SNL)
Alec Baldwin imite Donald Trump, accompagné de son conseiller Stephen Bannon déguisé en Grande Faucheuse, dans le Saturday Night Live, en février 2017. (Crédit : capture d'écran SNL)

L’acteur Alec Baldwin a de nouveau imité le président américain Donald Trump au « Saturday Night Live » samedi pour se moquer des gaffes faites dans la vie réelle par la Maison Blanche la semaine dernière, avec son stratège en chef Stephen Bannon dans le rôle de la Grande faucheuse.

Le spectacle commence avec Trump entouré par un assistant qui lui assure que sa fille Ivanka et son beau-fils Jared sont rentrés à la maison pour Shabbat.

« Parfait, lance malicieusement Trump. Lorsque les Juifs sont partis, les goys s’amusent. Fais venir Steve Bannon ». Puis le conseiller entre dans le Bureau Ovale, déguisé en Grande Faucheuse.

Le président confie à son conseiller qu’il est « fatigué et grincheux » après une longue journée. Bannon profite alors de l’occasion pour inciter le président à passer une série d’appels irréfléchis aux dirigeants du monde afin d’étaler la puissance américaine.

Oval Office Cold Open

President Trump and Chief Strategist Steve Bannon make some international calls from the Oval Office.

Posted by Saturday Night Live on Sunday, 5 February 2017

Le premier appel, avec le Premier ministre australien Malcolm Turnbull, tourne en dérision la véritable conversation entre les deux chefs d’Etat, au cours de laquelle Trump aurait raccroché au nez du dirigeant australien.

En confiance, Trump continue et appelle les dirigeants du Mexique et d’Allemagne, en essayant de convaincre le premier de payer le mur que la Maison Blanche a promis de construire à sa frontière.

Avec la chancelière allemande Angela Merkel, Trump mentionne la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, soulignant que six millions de personnes ont participé à son investiture, malgré le refus des médias d’en parler.

Il suggère qu’il écrira un jour des mémoires qu’il appellera « Mon Combat », demandant à une Merkel horrifiée comment il pourrait traduire cela au mieux en allemand.

Trump finit par raccrocher au nez de Merkel lorsqu’elle le corrige pour la mauvaise prononciation de son prénom.

Sometimes props are needed.

Posted by Saturday Night Live on Saturday, 4 February 2017

Plus tard dans le programme, la comédienne Melissa McCarthy a imité, dans un autre sketch, le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer. Lorsqu’un journaliste a interrogé Spicer sur l’absence de toute référence au peuple juif dans le communiqué de la Maison Blanche pour la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, le porte-parole tire sur le journaliste avec un pistolet à eau.

La Maison Blanche aurait sciemment omis d’évoquer les Juifs dans son communiqué du 27 janvier, et des articles suggèrent que l’administration a rejeté une première version qui mentionnait explicitement les Juifs.

Dans sa déclaration pour la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, Trump a promis de combattre les forces du mal et a appelé les auditeurs à « préférer l’amour et la tolérance à travers le monde », mais n’a pas mentionné les Juifs ou l’antisémitisme.

L’omission délibérée a été condamnée par de nombreuses organisations juives, y compris l’Anti-Defamation League (ADL), la Coalition juive républicaine, et l’Organisation sioniste d’Amérique. Le sénateur démocrate Tim Kaine a affirmé qu’il s’agissait de négationnisme.

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