Israël en guerre - Jour 254

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Blinken : Il y a encore beaucoup de travail pour parvenir à un accord sur les otages

Le secrétaire d'État américain, qui s'est longuement entretenu avec Netanyahu après avoir étudié la contre-proposition du Hamas, a déclaré qu'il "est clair que le Hamas viole toutes les règles du comportement humain"

Lazar Berman est le correspondant diplomatique du Times of Israël

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à Jérusalem, le 7 février 2024. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à Jérusalem, le 7 février 2024. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Lors de rencontres avec le président Isaac Herzog et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à Jérusalem, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a indiqué mercredi « qu’il y a beaucoup de travail à faire » avant de parvenir à un accord entre Israël et le Hamas pour la libération d’otages.

« Nous étudions la question de près », a dit Blinken à Herzog après la présentation par le Hamas de ses conditions, « tout comme, je le sais, le gouvernement d’Israël, et il y a beaucoup de travail à faire, mais nous sommes fermement déterminés à [trouver une solution] et, nous espérons pouvoir reprendre la libération des otages qui a été interrompue il y a tant de mois ».

Avant sa rencontre avec le Président, Blinken a eu un entretien prolongé en tête-à-tête avec Netanyahu.

Le cabinet du Premier ministre n’a fourni aucun détail sur cette rencontre en tête-à-tête, mais indique qu’elle a été « longue et approfondie ».

Après la rencontre entre Blinken et ses assistants et Netanyahu et son équipe, le bureau de ce dernier a annoncé que le Premier ministre tiendrait une conférence de presse à Jérusalem mercredi soir pour discuter des tentatives de parvenir à un accord.

Selon Reuters, le groupe terroriste palestinien du Hamas a proposé un plan de cessez-le-feu qui apaiserait les tensions à Gaza pendant quatre mois et demi et mettrait fin à la guerre, en réponse à une proposition envoyée la semaine dernière par des médiateurs qataris et égyptiens et soutenue par les États-Unis et Israël.

L’atmosphère au cabinet du Premier ministre semblait plus légère que lors du précédent voyage de Blinken en janvier. Netanyahu l’a accueilli sur le ton de la plaisanterie, en lui disant : « Cela fait longtemps que je ne vous avais pas vu. »

« Oui, cela fait quelques semaines », a répondu Blinken, qui en est à son cinquième voyage dans la région depuis le début de la guerre.

Le cabinet du Premier ministre n’avait fourni aucun détail après la réunion de janvier, qui selon plusieurs sources aurait été tendue.

Le président Isaac Herzog, à droite, rencontrant le secrétaire d’État américain Antony Blinken, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 7 février 2024. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Pool)

Blinken a rencontré au cours de la réunion élargie les collaborateurs de Netanyahu et les membres du cabinet de guerre, notamment le ministre de la Défense Yoav Gallant, le ministre des Affaires stratégiques Ron Dermer, le conseiller à la sécurité nationale Tzahi Hanegbi, le chef de l’agence de renseignement du Mossad David Barnea, le chef de l’agence de sécurité intérieure du Shin Bet Ronen Bar, le secrétaire militaire Avi Gil et d’autres conseillers de premier plan.

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, Herzi Halevi, a également participé à la réunion, après l’opposition du bureau de Netanyahu à une rencontre privée entre lui et Blinken.

Blinken a ensuite rencontré Herzog à sa résidence de Jérusalem pour discuter de la proposition du Hamas et des efforts déployés pour parvenir à d’autres accords de normalisation.

« Nous aspirons à la libération immédiate de nos otages et nous prions pour qu’elle ait lieu », a déclaré Herzog. « Nous voulons qu’ils reviennent le plus vite possible. La situation est désastreuse. Et il est clair que le Hamas viole toutes les règles du comportement humain à cet égard. »

Des manifestants bloquent l’autoroute Ayalon à Tel Aviv lors d’une marche de protestation appelant à un accord immédiat pour libérer les otages détenus par les terroristes du Hamas à Gaza, à Tel Aviv, le 24 janvier 2024. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le président a également insisté sur la nécessite, pour Israël, de respecter le droit humanitaire international et de faciliter l’entrée de l’aide dans la bande de Gaza.

« Nous l’avons dit clairement à la Cour internationale de justice de La Haye », a-t-il poursuivi. « Nous l’avons dit clairement dans tous les forums concernés par cette question et, en tant que tels, nous condamnons et rejetons tout appel à blesser ou à porter préjudice à une population civile où que ce soit, et encore plus, bien sûr, dans le cadre de ce conflit. »

Blinken a rejeté la responsabilité des morts et des souffrances des civils à Gaza sur le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Il y a tant d’hommes, de femmes et d’enfants innocents qui souffrent des attaques perpétrées par le Hamas et qui sont maintenant pris dans un feu croisé créé par le Hamas », a-t-il déclaré à Herzog.

Des demandes exigeantes

Selon une première ébauche de la proposition consultée par Reuters, la contre-proposition du Hamas n’exigeait pas la garantie d’un cessez-le-feu permanent dès le départ, mais la fin de la guerre devait être convenue pendant la trêve avant que les derniers otages ne soient libérés.

Des soldats de l’armée israélienne opérant dans la bande de Gaza, sur une photo autorisée à la publication le 7 février 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Les dirigeants israéliens ont déclaré à plusieurs reprises qu’ils ne mettraient pas fin à la guerre tant que le Hamas ne serait pas renversé.

Un responsable israélien a déclaré à CNN qu’il n’y avait « aucune chance » qu’Israël accepte la proposition de cessez-le-feu du groupe terroriste palestinien du Hamas.

La contre-proposition du Hamas prévoit trois phases, chacune d’une durée de 45 jours, a indiqué Reuters, citant un projet de document qu’elle a consulté.

Selon les termes de cette contre-proposition du Hamas, toutes les femmes otages israéliennes, les hommes de moins de 19 ans, les personnes âgées et les malades seraient libérés au cours de la première phase de 45 jours en échange de la libération des femmes et des enfants palestiniens des prisons israéliennes.

La mise en œuvre de la deuxième phase ne commencerait pas tant que les parties n’auraient pas conclu « des pourparlers indirects sur les conditions nécessaires pour mettre fin aux opérations militaires mutuelles et revenir à un calme total ».

Les otages masculins restants seraient libérés au cours de la deuxième phase, et les restes échangés au cours de la troisième phase. Au terme de la dernière phase, le Hamas s’attend à ce que les deux parties soient parvenues à un accord sur la fin de la guerre.

Le groupe terroriste, qui gouverne la bande de Gaza, a indiqué dans un avenant à la proposition qu’il souhaitait la libération de 1 500 prisonniers, dont un tiers serait choisi sur une liste de Palestiniens condamnés à la perpétuité par Israël.

132 des 253 otages enlevés par le Hamas le 7 octobre sont toujours à Gaza – pas tous en vie. 105 civils ont été libérés des geôles du Hamas lors d’une trêve d’une semaine à la fin du mois de novembre. Quatre otages ont été libérées avant cela, et une a été secourue par les troupes. Les corps de huit otages ont également été retrouvés et trois otages ont été tués par erreur par l’armée.

Le Hamas détient également les corps des soldats de Tsahal tombés au combat, Oron Shaul et Hadar Goldin, depuis 2014, ainsi que de deux civils israéliens, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient tous deux en vie après être entrés dans la bande de leur propre chef, respectivement en 2014 et 2015.

L’émir Tamim bin Hamad al-Thani (à droite), souverain du Qatar depuis 2013, lors d’une réunion avec le chef du politburo du Hamas, Ismail Haniyeh (à gauche), et le responsable Khaled Mashal, à Doha, le 17 octobre 2016 (Crédit : Gouvernement du Qatar)

Le Hamas a publié sa réponse alors que Blinken effectuait sa cinquième visite diplomatique au Moyen-Orient depuis le début de la guerre, déclenchée par l’attaque terroriste du Hamas qui a coûté la vie à près de 1 200 Israéliens et durant laquelle 253 autres personnes ont été prises en otage.

Israël a ensuite lancé une contre-offensive visant à éliminer le Hamas et à libérer les otages. Plus de 27 000 Palestiniens auraient été tués à Gaza, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas. Ces chiffres ne peuvent être vérifiés de manière indépendante. Ils incluraient les décès causés par les tirs de roquettes ratés des groupes terroristes de Gaza et ne distinguent pas entre civils et terroristes. Israël affirme avoir tué 10 000 terroristes du Hamas dans la bande de Gaza, ainsi que 1 000 terroristes en Israël le 7 octobre. Deux cent vingt-sept soldats des Tsahal ont été tués à Gaza.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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