Crime de haine présumé en Cisjordanie : des voitures vandalisées
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Crime de haine présumé en Cisjordanie : des voitures vandalisées

Dans la dernière attaque du type "Prix à payer", des voitures ont été endommagées et taguées à Naplouse, en réponse à une tentative d'attaque par un Palestinien la veille

Une voiture vandalisée dans le village de Beita, en Cisjordanie, le 3 septembre 2018. (Crédit : autorisation)
Une voiture vandalisée dans le village de Beita, en Cisjordanie, le 3 septembre 2018. (Crédit : autorisation)

La polie israélienne a ouvert une enquête lundi sur un présumé crime de haine en Cisjordanie, après avoir découvert plusieurs voitures vandalisées avec des inscriptions en hébreu.

La police a indiqué avoir reçu un signalement selon lequel plusieurs voitures à Beita avaient été retrouvées avec des pneus lacérés.

Sur certaines voitures, on pouvait lire le graffiti « Le bonjour de Tekoa ».

La référence à Tekoa semble indiquer que cet acte de vandalisme était une réponse à une tentative d’attaque dans une implantation israélienne dimanche, bien que Beita soit assez loin de Tekoa, au nord, et que rien ne semble justifier que ce village soit pris pour cible.

Des soldats de l’armée israélienne ont arrêté dimanche un Palestinien qui a tenté d’attaquer un Israélien avec une barre en métal à proximité de l’implantation de Tekoa.

Aucun blessé n’a été signalé.

L’armée a déclaré qu’aucun coup de feu n’avait été tiré durant l’arrestation du suspect.

La périphérie de Naplouse est connue pour son extrémisme juif et les résidents palestiniens y signalent régulièrement des attaques.

Dimanche, des résidents de Burin, près de Beita, ont signalé deux attaques par des résidents d’implantation extrémistes.

Les Palestiniens du village, situé au sud-ouest de Naplouse, ont affirmé au groupe de défense des droits Yesh Din que, le matin, ils avaient découvert que 18 oliviers avaient été vandalisés. Les photos montraient des dégâts sur plusieurs arbres.

Dans l’après-midi, une vidéo diffusée par Yesh Din montrait un groupe d’environ 30 extrémistes s’approcher du village en direction de l’avant-poste de Givat Ronen et lançant des pierres sur les habitations.

La région avait déjà été confrontée à des crimes anti-palestiniens similaires le mois dernier.

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