« Dangereux » de suggérer qu’Israël ne veut pas la paix, selon l’envoyé américain
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« Dangereux » de suggérer qu’Israël ne veut pas la paix, selon l’envoyé américain

L'ambassadeur David Friedman dit à l'Aipac que nous avons envers Trump une dette pour le changement dans les relations américano-israéliennes

L'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, s'adresse à la conférence politique du Comité des Affaires Publiques d'Israël (AIPAC) le 6 mars 2018. (AFP PHOTO / Nicholas Kamm)
L'ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, s'adresse à la conférence politique du Comité des Affaires Publiques d'Israël (AIPAC) le 6 mars 2018. (AFP PHOTO / Nicholas Kamm)

L’ambassadeur des Etats-Unis en Israël, David Friedman, a déclaré mardi qu’il était « dangereux » de dire qu’Israël n’était pas attaché à la paix au Moyen-Orient, dans une pique apparente à J-Street et à d’autres groupes de gauche.

« Dire que vous êtes pro-Israël et pro-paix est un mensonge », a-t-il déclaré lors de la conférence annuelle de l’AIPAC à Washington DC.

« Nous avons envers lui une énorme dette », a-t-il dit, s’adressant apparemment à des militants pro-israéliens présents à la convention.

Lundi, l’envoyée de Trump à l’ONU, Nikki Haley, a également vanté la position de l’administration envers Israël lors de la conférence politique de l’AIPAC.

Dans ses remarques, Haley a déclaré que l’insistance de l’administration Trump sur le traitement équitable d’Israël à l’ONU est « en fait une demande de paix ».

Elle a déclaré que le parti-pris de l’ONU contre Israël, « a longtemps miné la paix en encourageant l’illusion qu’Israël partirait tout simplement ».

Mais Israël, a-t-elle souligné, « ne s’en va pas. Quand le monde le reconnaît, alors la paix devient possible « parce que toutes les parties auront alors affaire à des réalités et non à des fantaisies » et « des compromis négociés raisonnables peuvent prévaloir sur les exigences absolutistes », a-t-elle déclaré.

Lundi, s’exprimant après Haley, le vice-président américain Mike Pence a promis que tout futur accord de paix israélo-palestinien négocié par Washington « ne compromettra jamais la sûreté et la sécurité de l’Etat juif d’Israël ».

Le groupe libéral qui se consacre à la politique au Moyen-Orient J-Street a riposté mardi à l’ambassadeur américain en Israël David Friedman, qui avait laissé entendre que l’approche adoptée par ce mouvement de la question de la paix au Moyen-Orient était « dangereuse » et « blasphématoire ».

« Il n’est pas blasphématoire de suggérer que le mouvement pro-implantations et ses alliés dans les gouvernements Netanyahu et Trump ne sont pas engagés envers la paix », a commenté le fondateur et directeur de J-Street, Jeremy Ben-Ami, auprès du Times of Israel.

Il a ajouté que Netanyahu, Trump et leurs alliés politiques « ont passé des années entières à aider à élargir et à enraciner l’occupation – sapant la solution à deux états et mettant en péril l’avenir d’Israël. »

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