Des ballons incendiaires de Gaza déclenchent des incendies en Israël
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Des ballons incendiaires de Gaza déclenchent des incendies en Israël

Plusieurs feux, notamment au collège Sapir de Sdérot et au Kibboutz Gevim, ont été causés par des objets incendiaires

Un incendie au collège Sapir de Sdérot, le 28 juillet 2018 (Capture d'écran/Twitter)
Un incendie au collège Sapir de Sdérot, le 28 juillet 2018 (Capture d'écran/Twitter)

Samedi, un feu causé par un ballon incendaire lancé depuis la bande de Gaza s’est déclenché à proximité de bâtiments du collège Sapir de Sderot.

Samedi après-midi, les autorités travaillaient encore pour éteindre le brasier, qui constituait l’un des six incendies causés par des engins incendiaires lancés de l’enclave côtière depuis le matin.

Les pompiers lutaient aussi contre un incendie très puissant aux alentours de Kibboutz Gevim, où un ballon incendiaire a été retrouvé à un endroit qui longe la partie nord de Gaza.

Des médias palestiniens ont annoncé qu’un avion israélien ciblait un groupe de Gazaouis qui lançait des ballons incendiaires de la partie sud de la bande. L’armée a dit ne pas être au courant de l’incident.

Vendredi, des ballons incendiaires ont déclenché au moins dix feux dans des communautés à proximité de l’enclave côtière, selon les pompiers.

Ce n’était pas la première fois que le collège de Sderot était menacé par des flammes au cours des derniers mois.

Début juin, un feu qui s’était propagé sur la route depuis l’académie avait contraint les autorités à fermer temporairement l’autoroute 232 dans le sud d’Israël jusqu’à ce que les flammes puissent être contrôlées.

Samedi, un adolescent palestinien a succombé à ses blessures après qu’il aurait été abattu par des soldats israéliens vendredi lors d’affrontements le long de la frontière avec Gaza, selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas.

L’adolescent serait la troisième victime des affrontements de cette semaine. Le ministère de la Santé de Gaza a déclaré qu’un homme de 43 ans et qu’un garçon de 12 ans avaient été tués vendredi le long de la frontière.

Selon Tsahal, environ 7 000 Palestiniens ont participé à de violentes émeutes à plusieurs endroits le long de la frontière. Des manifestants ont lancé des pierres et des pneus enflammés, ils ont attaqué les soldats avec des bombes artisanales, des cocktails Molotov, et des grenades – toutes ces armes n’ont pas pu traverser la barrière de séparation et sont tombées dans le territoire gazaoui.

L’armée a expliqué que les soldats ont riposté à la violence avec des équipements moins mortels, mais aussi avec des balles réelles dans certains cas.

Parfois, à la fin des manifestations, des hommes armés ont tiré sur des soldats de Tsahal à proximité de la frontière, sans faire de blessés. En riposte, l’armée israélienne a lancé une frappe sur un poste d’observation du Hamas situé à proximité.

Les Palestiniens lors d’affrontements avec les soldats israéliens le long de la clôture de sécurité entre Israël et la bande de Gaza, à l’est de gaza city, le 27 juillet 2018 (Crédit : AFP Photo/Mahmud Hams)

Selon les chiffres du ministère, 157 Palestiniens ont été tués depuis le début des violentes manifestations de la « Marche du retour ». Le Hamas, le groupe terroriste qui dirige Gaza, a reconnu que des dizaines de morts étaient des membres de son organisation.

Vendredi, l’armée israélienne a aussi mené une frappe aérienne sur un groupe de Palestiniens qui lançaient des ballons incendiaires vers Israël depuis le nord de Gaza, a déclaré l’armée. Des Palestiniens ont déclaré qu’il n’y avait pas eu de morts dans l’attaque.

On a assisté au cours des récentes semaines aux tensions les plus graves avec le Hamas depuis la guerre de 2014.

Aviv Levi (Crédit : armée israélienne)

La semaine dernière, on a de nouveau assisté à une escalade. Cela a commencé par la mort d’un soldat de Tsahal, Aviv Levi, tué par un sniper à la frontière de Gaza, ce qui a conduit à des frappes aériennes de riposte de la part d’Israël. Nickolay Mladenov, le médiateur des Nations Unies, a ensuite dit que les deux parties avaient été « à deux doigts d’une guerre », avant qu’un accord tacite de cessez-le feu ne soit obtenu.

On a rapidement accepté un cessez-le-feu au cours du week-end, mais, mercredi, un soldat a encore été blessé par un sniper gazaoui au cours d’un deuxième incident. Israël a répondu avec des tirs de tanks et des frappes aériennes sur des cibles du Hamas. Des roquettes ont été tirées depuis le territoire palestinien sur des communautés dans le sud d’Israël.

Depuis le 30 mars, le sud d’Israël doit faire face à de nombreux incendies provoqués par des engins incendiaires attachés à des ballons ou des cerfs-volants qui sont lancés depuis Gaza vers le territoire israélien.

De très larges surfaces de terre ont été brûlées, causant des millions de shekels de dégâts, selon des officiels israéliens. Les attaques ont continué presque quotidiennement, même s’il y a eu une réduction considérable du nombre d’engins lancés depuis le week-end dernier, quand le Hamas a accepté le cesse-le-feu.

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