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Esther Carp, l’une des femmes-peintres « les plus douées de l’École de Paris » au MahJ

À l’occasion du récent don de cinq œuvres, le musée propose de découvrir cette artiste méconnue à travers une vingtaine de peintures, accompagnées de plusieurs dessins

Esther Carp, Himlen in opgrunt (Lodz, Editions Achrid, 1921). (Crédit : mahJ)
Esther Carp, Himlen in opgrunt (Lodz, Editions Achrid, 1921). (Crédit : mahJ)

Après son exposition-évènement consacrée à « l’École de Paris » l’an dernier, le Musée d’art et d’histoire du judaïsme expose jusqu’au 15 janvier 2023 dans deux salles à la fin du parcours des collections permanentes des œuvres de l’artiste juive polonaise Esther Carp.

À l’occasion du récent don de cinq œuvres et d’un ensemble d’archives, le MahJ propose ainsi de découvrir cette artiste méconnue à travers une présentation d’une vingtaine de peintures, accompagnées de plusieurs dessins, mêlant les collections du musée et des prêts extérieurs.

Décrite comme l’une « des femmes-peintres les plus douées de l’École de Paris » par le critique Chil Aronson, Esther Carp s’est démarquée par sa peinture singulière, d’abord avec le groupe d’avant-garde Yung Yiddish, puis en évoluant librement sur la scène parisienne des années 1920.

Née à Skierniewice, non loin de Varsovie, en 1897, elle a grandi dans une famille de musiciens. Ses compositions colorées prennent souvent pour thème la musique, le souvenir de scènes religieuses ou, plus intimement, sa chambre-atelier.

En 1940, très fragilisée, elle a effectué un premier séjour en hôpital psychiatrique, ce qui lui a permis d’échapper à la déportation. Cet internement a été suivi par d’autres, dont un séjour de 1964 à 1970, année de son décès. Malgré cela, Esther Carp a poursuivi jusqu’à la fin une œuvre à la luminosité intense.

Connaissez-vous Esther Carp ?Adrien Dupuis-Hepner a travaillé sur l’accrochage consacré actuellement à cette artiste…

Posted by Musée d'art et d'histoire du Judaïsme on Tuesday, March 29, 2022

Le MahJ expose aussi actuellement dans ses collections permanentes des œuvres de l’artiste juif ukrainien Issachar Ber Ryback. La nouvelle exposition temporaire du musée, « Marcel Proust, du côté de la mère », ouvrira le 14 avril.

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