Facebook supprime le compte du blogueur antisémite et extrémiste Boris Le Lay
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Facebook supprime le compte du blogueur antisémite et extrémiste Boris Le Lay

Le Français a été condamné à plusieurs reprises à des peines de prison ferme pour incitation à la haine raciale et apologie et contestation de crime contre l'humanité

Boris Le Lay. (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Boris Le Lay. (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le compte Facebook du blogueur ultranationnaliste français Boris Le Lay, condamné à plusieurs reprises pour racisme, a été supprimé, a-t-on appris samedi auprès de Facebook.

« Les individus et organisations qui propagent la haine, attaquent ou appellent à l’exclusion des autres sur la base de ce qu’ils sont, n’ont pas leur place sur nos services », a indiqué un porte-parole du géant américain à l’AFP.

Boris Le Lay a été condamné à plusieurs reprises à des peines de prison ferme pour incitation à la haine raciale, apologie de crime contre l’humanité ou contestation de crime contre l’humanité. 

Un mandat d’arrêt avait été lancé contre lui, mais il réside à l’étranger, vraisemblablement au Japon, un pays avec lequel la France n’a pas de convention d’extradition.

Régulièrement critiqué pour la gestion de ses contenus, Facebook a multiplié les mesures en vue de faire le ménage au sein de son réseau. 

Le géant américain avait notamment annoncé jeudi avoir exclu de ses pages et de sa filiale Instagram plusieurs groupes britanniques d’extrême-droite.

Le Bureau de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a essayé en vain et à plusieurs reprises de bloquer les sites de Boris Le Lay, notamment suite aux attaques de Lucienne Nayet, et de Me Dreyfus.

En début d’année, le CRAC Japon (Counter-Racist Action Collective) a annoncé avoir localisé Boris Le Lay, avait rapporté le journaliste Frédéric Haziza sur Twitter. Selon cette association anti-raciste japonaise fondée en 2013 basée à Tokyo qui se présente comme « strictement anti-fasciste, activement anti-raciste, soniquement antisocial », Boris Le Lay se trouverait « entre Saïtama, Söka et Abiko non loin de Tokyo où il gère le site antisémite #DémocratieParticipative ».

Récemment, ce site néo-nazi a détourné son interdiction d’être accessible en France en changeant d’hébergeur et de nom de domaine.

Le BNVCA rappelait que, suite à ses plaintes, Boris le Lay, qu’il a identifié comme le responsable de ce site, « avait déjà été condamné en 2013 à 1 an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende par le tribunal de Quimper, confirmé par la Cour d’Appel. Déjà en 2016, il cumulait une douzaine de condamnations mais son site de haine était maintenu ».

Après un énième article consacré à une personnalité juive sur qui le site avait apposé l’étoile jaune, en l’occurrence le secrétaire d’Etat Gabriel Attal nommé au gouvernement Philippe II, le procureur de la République avait assigné le 17 octobre dernier en référé les opérateurs de télécoms pour qu’ils bloquent le site internet d’extrême droite. Une démarche inédite.

Neuf opérateurs, dont les quatre principaux : SFR, Orange, Free et Bouygues Telecom, étaient assignés le 8 novembre dernier au tribunal de grande instance de Paris dans le cadre de cette procédure d’urgence.

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