FAO : La sécurité alimentaire se détériore en Afrique du Nord, au Moyen-Orient
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FAO : La sécurité alimentaire se détériore en Afrique du Nord, au Moyen-Orient

"Le niveau de sous-alimentation dans les pays en conflit est maintenant six fois plus important," a précisé l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture

Des enfants réfugiés arrivent à la frontière turque alors que des Syriens fuyant la ville assiégée d'Alep attendent pour passer la frontière, le 6 février 2016 à Bab al-Salama, près de la ville d'Azaz, au nord de la Syrie (Crédit : AFP / Bulent Kilic)
Des enfants réfugiés arrivent à la frontière turque alors que des Syriens fuyant la ville assiégée d'Alep attendent pour passer la frontière, le 6 février 2016 à Bab al-Salama, près de la ville d'Azaz, au nord de la Syrie (Crédit : AFP / Bulent Kilic)

La sécurité alimentaire en Afrique du Nord et au Moyen-Orient « se détériore rapidement » à cause des conflits, a estimé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport récemment publié au Caire.

« La prévalence de la sous-alimentation dans les pays en conflit de la (région) est similaire à celle des pays les moins avancés (PMA) du monde », a alerté la FAO dans son rapport annuel consacré à la région.

Selon ce dernier, l’écart se creuse entre les pays en conflit (la Syrie, l’Irak, le Yémen, le Soudan et la Libye) et les autres. « Le niveau de sous-alimentation dans les pays en conflit est maintenant six fois plus important », a précisé la FAO.

« Pire crise humanitaire au monde » selon l’ONU, le Yémen abrite des millions de personnes directement menacées par la famine, depuis le lancement en mars 2015 par l’Arabie Saoudite et ses alliés de la guerre contre les rebelles Houthis.

L’organisation internationale observe par ailleurs que ces pays ne disposent pas de ressources suffisantes pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), adoptés par l’ONU en 2015.

L’un de ces objectifs vise, à l’horizon 2030, à « éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable ».

Mais « les dépenses portant sur la violence et l’amélioration de la sécurité tendent à évincer les dépenses sur les autres priorités », note la FAO.

Entre 21 % et 67 % du PIB de ces pays ont été destinés à commettre, contenir ou prévenir des actes de violences, précise le rapport.

La FAO évoque « des niveaux élevés de retard de croissance », y compris pour les pays à revenus élevés de la région, même si elle ne dispose pas de données récentes dans le domaine.

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