Gaza : Frappes israéliennes en réponse à des attaques aux ballons incendiaires
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Gaza : Frappes israéliennes en réponse à des attaques aux ballons incendiaires

L'armée a rapporté avoir bombardé des installations à Khan Younès, dans le sud de la bande, après trois débuts d'incendie près de villes israéliennes bordant l'enclave

Des explosions dans le ciel de la bande de Gaza pendant une frappe de l'armée israélienne, le 6 septembre 2021. (Capture d'écran)
Des explosions dans le ciel de la bande de Gaza pendant une frappe de l'armée israélienne, le 6 septembre 2021. (Capture d'écran)

L’armée israélienne a mené une série de frappes de représailles, dans la nuit de lundi à mardi, dans le sud de Gaza, après que des ballons incendiaires ont provoqué trois feux qui ont pu être maîtrisés à proximité de villes frontalières de l’enclave.

L’armée a indiqué avoir bombardé une structure de production de roquettes et un camp d’entraînement à Khan Younès. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent le ciel vivement éclairé sous l’effet des explosions. Il n’y aurait pas eu de victimes.

Dans la matinée de lundi, des ballons incendiaires lancés depuis la bande de Gaza ont entraîné trois feux dans la région de Shaar Hanegev, en Israël. Les pompiers sont parvenus à les maîtriser avant qu’ils n’entraînent davantage de dégâts.

Des résidents de Gaza ont continué à lancer des dispositifs incendiaires attachés à des cerfs-volants ou à des ballons, malgré les mises en garde des responsables de Jérusalem qui ont indiqué qu’ils ne toléreraient en rien de telles agressions.

Les tensions avec Gaza restent élevés malgré les importants efforts livrés pour renforcer le cessez-le-feu négocié après la guerre qui, au mois de mai, a opposé l’État juif et les terroristes de Gaza. Parmi ces initiatives d’apaisement, un nouvel accord a été conclu sur l’entrée, au sein de l’enclave côtière, de fonds offerts par le Qatar pour aider à soulager le manque de moyens.

Le Commandement du sud de l’armée israélienne se préparait, lundi, à la possibilité d’une rupture des négociations de cessez-le-feu – le Caire gère ces pourparlers –, ce qui pourrait entraîner une recrudescence des violences et de nouvelles émeutes à la frontière.

Pendant le week-end, un porte-parole du Hamas, Abdel Latif al-Qanou, a averti dans un communiqué que « notre peuple palestinien, dans la bande de Gaza, est déterminé à arracher ce qui lui est refusé, à briser le siège imposé à la bande de Gaza, et il n’accepte plus l’allègement graduel des restrictions ».

Il a ajouté que « notre peuple dispose de toutes les options et tous les moyens et tous les outils sont à notre disposition pour faire pression sur l’occupation et pour obliger cette dernière à lever le siège ».

Le Qatar et l’Égypte sont étroitement impliqués dans les initiatives visant à améliorer la situation à Gaza, suite au conflit de 11 jours qui a eu lieu au mois de mai, et notamment concernant le transfert d’aides en direction des habitants les plus défavorisés. Ils réclament également qu’un plus grand nombre d’autorisations soient délivrées pour permettre, entre autres, l’entrée des produits et des matériaux de construction dans le bande.

Si un plan a été récemment annoncé concernant l’entrée au sein de l’enclave côtière des liquidités qataries, beaucoup de problèmes restent encore à résoudre.

Il y a eu, la semaine dernière, une augmentation des mouvements de protestation à la frontière avec des manifestations des membres des dites « unités de perturbation nocturne », qui ont fait brûler des pneus et les ont lancés en direction des soldats stationnés le long de la frontière, et ont jeté des explosifs improvisés.

Si ces « unités de perturbation nocturnes » n’entretiennent pas de lien officiel avec le Hamas, leurs agissements ne peuvent avoir lieu sans l’approbation préalable du groupe terroriste qui contrôle de facto la bande de Gaza.

Ces émeutes ont eu lieu alors qu’Israël avait autorisé l’entrée de dizaines de camions transportant des matériaux de construction dans la bande.

Des Palestiniens pendant une manifestation nocturne à la frontière avec Israël, à l’Est de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 septembre 2021. (Crédit : Said Khatib/AFP)

Les émeutes les plus graves avaient eu lieu le 21 août. Lors de ce rassemblement violent, des centaines de Palestiniens s’étaient approchés de la barrière de sécurité, avaient jeté des pierres et fait brûler des pneus. Les troupes israéliennes avaient riposté à l’aide de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et à l’aide de tirs sporadiques de balles réelles.

Ce jour-là, un agent de la police des frontières, Barel Shmueli, 21 ans, avait été grièvement blessé à la tête quand un Palestinien s’était approché d’une fente dans le mur – derrière laquelle Shmueli était stationné – et avait ouvert le feu à bout portant. Shmueli a depuis succombé à ses blessures.

Deux Palestiniens ayant pris part à la manifestation, notamment un adolescent de 13 ans et un membre du groupe terroriste du Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, avaient été blessés par balle par les soldats israéliens. Ils n’ont pas survécu à leurs blessures.

Le mois dernier, le Qatar et les Nations unies avaient annoncé avoir signé un accord permettant de faire entrer une partie de l’aide financière qatarie dans la bande de Gaza.

Ces fonds ne seront pas versés aux fonctionnaires du Hamas – qui recevaient de l’argent du Qatar avant le conflit du mois de mai entre l’État juif et les groupes terroristes de l’enclave côtière.

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