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Hausse du nombre d’enfants hospitalisés pour un syndrome post-COVID

Depuis début octobre, il y a eu 35 cas de PIMS, un syndrome qui apparaît deux à six semaines après guérison du coronavirus chez les plus jeunes ; un ado en est mort dimanche

Une salle de coronavirus à l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 23 septembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)
Une salle de coronavirus à l'hôpital Shaare Zedek de Jérusalem, le 23 septembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Il y a eu une augmentation significative récemment du nombre d’enfants hospitalisés pour un syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique (PIMS), une maladie rare qui se développe chez certains jeunes qui ont été exposés à la COVID-19, a noté la Douzième chaîne, dimanche.

Depuis le début du mois, 35 enfants ont été hospitalisés suite à un PIMS, notamment un petit garçon de six ans et un bébé de six mois.

Cette information a été rendue publique après le décès d’un adolescent de seize ans de complications induites par le syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique. Aden Jamal Fayumi, qui habitait la ville de Jaljulia, dans le centre du pays, serait le premier décès en Israël enregistré en liaison avec le PIMS depuis que ce dernier a été identifié.

Itai Pessach, directeur de l’hôpital pédiatrique Safra, au sein de l’hôpital Sheba, a expliqué devant les caméras de la Douzième chaîne que cette pathologie était encore rare et qu’elle ne se déclenche que dans environ un cas pour dix mille concernant les enfants touchés par le coronavirus.

Cette hausse relative, a-t-il continué, résulte de la vague d’infections au COVID-19 qui a touché le pays – c’était la quatrième à s’abattre sur Israël – une vague qui a semblé s’apaiser au cours des deux dernières semaines.

Pessach a dit que les parents pouvaient identifier les symptômes (avec notamment une fièvre élevée et un état inflammatoire grave) parce que les enfants qui en souffrent paraissaient vraiment mal en point que le syndrome se manifeste deux à quatre semaines après guérison du coronavirus.

Des membres d’une équipe hospitalière portant des équipements de sécurité alors qu’ils travaillent dans le service des coronavirus de l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem, le 23 septembre 2021. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le PIMS, a-t-il continué, vient d’une hyperstimulation du système immunitaire face au coronavirus – une hyperstimulation qui se retourne finalement contre l’organisme. Il y a un traitement qui aide le système immunitaire à se calmer et il doit être administré dans les meilleurs délais, a poursuivi Pessach.

« Ce phénomène se manifeste habituellement chez les enfants âgés de 6 à 16 ans », a expliqué le professeur Yehuda Adler, cardiologue. Les symptômes comprennent également une forte température, des troubles digestifs et des migraines, a-t-il précisé.

« La situation peut rapidement nécessiter des soins intensifs, des organes variés du corps ne fonctionnant plus », a indiqué Adler.

Il y a eu, jusqu’à présent, au moins 120 cas de PIMS dans le pays même si ce chiffre pourrait être plus élevé, a estimé la Douzième chaîne. De son côté, le professeur Zachi Grossman, président du syndicat israélien des pédiatres, dit que cent enfants avaient jusqu’à présent été hospitalisés dans un état grave pour ce syndrome.

Dimanche également, un haut-responsable de la santé a évoqué les affirmations lancées par certaines femmes qui ont été vaccinées contre la COVID-19 et qui ont déclaré que les injections avaient entraîné un changement de leur cycle menstruel.

La docteure Sharon Alroy-Preis, à la tête du département de la Santé publique au sein du ministère de la Santé, estime qu’il pouvait y avoir un lien entre la vaccination et les changements dans le cycle menstruel mais que le sujet devait encore être clarifié.

S’exprimant lors d’une réunion ministérielle en présence de chercheurs spécialisés dans le domaine de la santé dans les universités israéliennes, Alroy-Preis a souligné que ce phénomène était temporaire et que les femmes revenaient naturellement, au bout d’un mois, à leur cycle habituel. Elle a aussi remarqué que, selon l’Association israélienne de la fertilité, la vaccination n’avait aucune influence sur cette dernière. Alroy-Preis a précisé que le ministère de la Santé n’avait reçu que quelques dizaines de signalements de cycles perturbés.

Selon les chiffres diffusés dimanche par le ministère de la Santé, 1 029 nouveaux cas de COVID-19 ont été diagnostiqués samedi, le chiffre le plus bas depuis le mois de juillet – même si les tendances sont généralement à la baisse pendant le week-end. Le taux de positivité est tombé à moins de 2% pour la toute première fois depuis la fin du mois de juillet.

448 malades étaient dans un état grave, dimanche – 336 n’étaient pas vaccinés, ont indiqué les statistiques. Depuis le début de l’épidémie, l’année dernière, 7 912 personnes ont succombé à des complications de la COVID-19 en Israël.

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