Immunité : Michal Shir dénonce à son tour une loi « mauvaise et inutile »
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Immunité : Michal Shir dénonce à son tour une loi « mauvaise et inutile »

Une deuxième députée du Likud, ancienne conseillère de Saar, a critiqué publiquement le projet parlementaire sur l'immunité et l'adoption d'une loi pour raisons personnelles

La députée du Likud  Michal Shir lors d'une journée d'orientation à la Knesset, le 29 avril 2019 (Crédit :Noam Moscowitz/Knesset)
La députée du Likud Michal Shir lors d'une journée d'orientation à la Knesset, le 29 avril 2019 (Crédit :Noam Moscowitz/Knesset)

La députée du Likud Michal Shir a rejoint vendredi Gideon Saar, devenant la deuxième législatrice au sein du parti du Likud au pouvoir à critiquer ouvertement le plan ourdi par le Premier ministre Benjamin Netanyahu de faire adopter une loi particulière qui lui accorderait l’immunité face aux poursuites tant qu’il sera en fonction.

« Je soutiens le Premier ministre mais, en même temps, je pense que faire adopter une législation personnelle est à la fois mauvais et inutile », a-t-elle écrit sur Twitter.

Shir a écrit que pour marquer l’anniversaire de la victoire électorale massive remportée par le parti du Likud, dirigé par Menachem Begin, le 17 mai 1977, elle avait écouté le discours prononcé par Begin en 1948 lors de la fondation de l’Etat dans lequel il avait déclaré que la « justice doit être le gouvernant suprême » en Israël. Il avait ajouté, à l’attention des membres de son gouvernement, qu’ils étaient des « serviteurs de la nation et non des charges pesant sur elle ».

« Ces propos sont aujourd’hui plus pertinents que jamais » a dit Shir. « Le Likud est un parti démocratique, contrairement à ce qu’affirment ceux qui nous critiquent. Des opinions multiples ne sont pas un désavantage mais bien un avantage. »

Netanyahu chercherait à faire adopter une loi qui lui permettrait d’éviter des poursuites judiciaires dans trois dossiers dans lesquels il est inculpé, notamment pour une affaire de pots-de-vin.

Les critiques de Shir surviennent 24 heures après que son ancien patron, Saar, a suscité une tempête politique pour s’être exprimé en défaveur du plan présumé de Netanyahu d’obtenir une immunité législative.

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