Irak : une roquette s’abat près de l’ambassade américaine à Bagdad
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Irak : une roquette s’abat près de l’ambassade américaine à Bagdad

L'attaque n'a pas été revendiquée, mais les Etats-Unis accusent régulièrement les factions irakiennes pro-Iran d'être derrière ces tirs

L'ambassade américaine à Bagdad, en Irak en 2014. (Domaine public/Ambassade américaine)
L'ambassade américaine à Bagdad, en Irak en 2014. (Domaine public/Ambassade américaine)

Une roquette s’est abattue dans la nuit de lundi à mardi près de l’ambassade américaine dans l’ultra-sécurisée Zone verte de Bagdad, ont indiqué à l’AFP des sources de sécurité.

Cette nouvelle attaque contre des intérêts américains est la 28e de ce genre en sept mois dans le pays venant de se doter d’un nouveau gouvernement, qui passe pour capable de réchauffer les relations avec Washington, au plus bas ces derniers mois.

« La roquette a causé des dégâts matériels sans faire de victime », a précisé un responsable des services de sécurité irakiens à l’AFP.

L’attaque n’a pas été revendiquée comme toutes celles ayant visé des intérêts américains, mais les Etats-Unis accusent régulièrement les factions irakiennes pro-Iran d’être derrière ces tirs.

Sur cette photo publiée le 20 mars 2020 par le site officiel du bureau du Guide suprême iranien, le Guide suprême Ayatollah Ali Khamenei pose pour un portrait avant de délivrer son message pour le Nouvel An iranien, ou Nowruz, à Téhéran, Iran. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

Dimanche, le guide suprême iranien, Ali Khamenei, avait affirmé que les Etats-Unis seraient « expulsés » d’Irak et de Syrie, deux pays où l’Iran n’a cessé d’étendre son influence via ses alliés politiques et armés.

L’Iran et ses alliés en Irak et ailleurs au Moyen-Orient célébreront également vendredi la « Journée d’Al-Qods » (Jérusalem en arabe), marquée tous les ans depuis la révolution islamique de 1979 en Iran, lors du dernier vendredi du ramadan, le mois de jeûne musulman, en faveur de la restitution de Jérusalem aux Palestiniens.

Ces défilés sont généralement l’occasion de conspuer Israël et avec lui son allié américain, en brûlant des drapeaux ou des effigies.

Le nouveau gouvernement irakien, emmené par l’ex-chef du renseignement Moustafa al-Kazimi, est perçu comme un cabinet de compromis américano-iranien, après des mois de tensions qui ont failli dégénérer en guerre ouverte dans le pays après que Washington a assassiné début janvier aux portes de l’aéroport de Bagdad le général Qassem Soleimani, architecte de la stratégie iranienne au Moyen-Orient.

Si les attaques contre les intérêts américains se sont faites plus rares ces dernières semaines, elles restent une préoccupation majeure pour Washington, qui compte des centaines de diplomates sur le sol irakien, ainsi que 5 200 soldats, visés par un ordre d’expulsion du Parlement jusqu’ici jamais mis à exécution par le gouvernement à Bagdad.

En juin, Washington va envoyer une délégation dans la capitale irakienne pour renégocier sa présence et ses partenariats avec l’Irak, auquel elle vient d’accorder sa plus longue exemption des sanctions visant l’Iran -quatre mois durant lesquels Bagdad pourra fournir en électricité ses 40 millions d’habitants tout en échappant aux mesures de rétorsion prévues par Washington pour quiconque commerce avec Téhéran.

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