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Israël et le Hamas devraient reprendre les négociations au Caire dimanche

Une deuxième cargaison d’aide pour Gaza quitte le port de Chypre avec 400T de nourriture ; Des manifestants anti-gouvernement se rassemblent devant la Kirya, à Tel Aviv

  • De la fumée s'élève dans le secteur d'une frappe israélienne dans le village de Khiam, au sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 23 mars 2024. (Crédit : Rabih Daher/AFP)
    De la fumée s'élève dans le secteur d'une frappe israélienne dans le village de Khiam, au sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 23 mars 2024. (Crédit : Rabih Daher/AFP)
  • Des troupes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo non datée publiée le 30 mars 2024 (Crédit : Armée israélienne)
    Des troupes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo non datée publiée le 30 mars 2024 (Crédit : Armée israélienne)
  • Illustration : Une patrouille de la FINUL sur le site d'une attaque israélienne, dans le village de Kafra, au sud du Liban, le 29 février 2024. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
    Illustration : Une patrouille de la FINUL sur le site d'une attaque israélienne, dans le village de Kafra, au sud du Liban, le 29 février 2024. (Crédit : Mahmoud Zayyat/AFP)
  • De la fumée s'élevant après un bombardement israélien sur le village de Kfarkila dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 26 mars 2024. (Crédit : Rabih Daher/AFP)
    De la fumée s'élevant après un bombardement israélien sur le village de Kfarkila dans le sud du Liban, près de la frontière avec Israël, le 26 mars 2024. (Crédit : Rabih Daher/AFP)
  • Le navire Jenifer de la World Central Kitchen transportant de l'aide alimentaire pour la bande de Gaza, à proximité du port de Larnaca, à Chypre, le 30 mars 2024. (Crédit : Iakovos Hatzistavrou/AFP)
    Le navire Jenifer de la World Central Kitchen transportant de l'aide alimentaire pour la bande de Gaza, à proximité du port de Larnaca, à Chypre, le 30 mars 2024. (Crédit : Iakovos Hatzistavrou/AFP)

Des avions de chasse interceptent « une cible aérienne suspecte » depuis la Syrie

L’armée israélienne a fait savoir qu’un avion de chasse avait intercepté « une cible aérienne suspecte » qui se dirigeait vers Israël depuis la Syrie.

Il ne semble pas que la cible ait franchi les frontières du territoire israélien, a noté Tsahal.

10 manifestants arrêtés à Tel Aviv ; les anti-Netanyahu marchent vers sa résidence de Jérusalem

La police a arrêté dix personnes lors de rassemblements anti-gouvernement et pour la libération d’otages, à Tel Aviv, pour avoir causé des perturbations.

Dans un communiqué, la police indique également que certains manifestants ont troublé l’ordre public et mis en danger la vie des policiers.

Elle diffuse des images montrant des manifestants entourant un véhicule de patrouille de la police et le secouant plus tôt dans la soirée.

La police affirme qu’elle respecte le droit fondamental de manifester, mais qu’elle n’autorisera pas les atteintes à l’ordre public.

L’autoroute Ayalon, qui avait été bloquée par les manifestants, a été ouverte à la circulation.

Dans le même temps, à Jérusalem, des manifestants anti-gouvernement franchissent les barrières de police et commencent à marcher vers la résidence du Premier ministre.

Paris, Le Caire et Amman appellent à un cessez-le-feu et au retour des otages

Les ministres des Affaires étrangères français, égyptien et jordanien ont appelé samedi à un « cessez-le-feu immédiat et permanent » à Gaza et à la libération de tous les otages israéliens détenus par le Hamas.

Lors d’une conférence de presse commune au Caire, le chef de la diplomatie française Stéphane Séjourné a déclaré que son gouvernement allait présenter « dans les prochaines semaines » une proposition de résolution au Conseil de sécurité de l’ONU qui mettrait en avant une solution « politique » au conflit israélo-palestinien.

« Pour sortir durablement de cette crise il faut une solution politique, elle est connue, c’est la solution à deux Etats, elle est la seule qui puisse garantir la paix et la sécurité aux Israéliens comme aux Palestiniens », a-t-il estimé.

La Cour internationale de justice a ordonné jeudi à Israël de s’assurer qu’une aide humanitaire d’urgence arrive aux civils à Gaza, estimant selon elle, que « la famine s’est installée » après plus de cinq mois de combats.

Mais « la loi internationale n’a plus d’impact sur le terrain lorsqu’il s’agit d’Israël », a jugé le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi lors de la conférence de presse au Caire samedi. « Le vrai désastre est l’incapacité de la communauté internationale à empêcher » la catastrophe humanitaire, a-t-il dit.

Des canons à eau contre les manifestants qui bloquent Ayalon ; une jonction près de Sderot bloquée par des manifestants

La police commence à utiliser un canon à eau pour disperser les manifestants qui réclament un accord pour la libération des otages sur l’autoroute Ayalon à Tel Aviv.

La police indique que des manifestants réclamant un accord, ainsi que des activistes anti-gouvernement, ont pénétré sur l’autoroute en plusieurs points, la bloquant dans les deux sens.

Dans le même temps, des manifestants bloquent le carrefour Shaar HaNegev, situé à proximité de la ville de Sderot, dans le sud du pays, et réclament un accord pour la libération des otages détenus à Gaza.

Des routes à Tel Aviv et Beer Sheva bloquées, après l’appel des familles d’otages à descendre dans la rue

Des manifestants réclamant à un accord pour libérer les otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza bloquant l'autoroute Ayalon, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Rony Shapiro/Pro-Democracy Protest Movement)
Des manifestants réclamant à un accord pour libérer les otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza bloquant l'autoroute Ayalon, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Rony Shapiro/Pro-Democracy Protest Movement)

Suite à un appel du Forum des familles d’otages et disparus aux Israéliens à descendre dans la rue, des foules d’Israéliens défilent le long de la rue Dizengoff à Tel Aviv pour demander la libération des otages.

Le Forum des familles d’otages et disparus a lancé un appel il y a environ une heure pour une marche de masse, de la « Place des Otages » à la « Porte Begin » de la Kirya et à la rue Dizengoff.

Le site d’information Ynet rapporte que les manifestants ont bloqué la circulation dans la rue et appellent les personnes assises à des bars à se joindre à eux.

Ailleurs à Tel Aviv, des manifestants réclamant un accord pour les otages contournent les barricades de la police et bloquent l’autoroute Ayalon en direction du nord.

Des manifestants bloquant une partie de l’autoroute Ayalon, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Amir Goldstein/Pro-Democracy Protest Movement)

Le Times of Israel constate que deux manifestants sont appréhendés.

La police stationne un canon à eau sur l’autoroute et fait appel à la garde montée pour disperser les manifestants. À leur tour, les protestataires tournent vers le sud sur l’autoroute Ayalon et continuent de marcher avant de s’arrêter et de bloquer la circulation.

La police interpelle plusieurs manifestants et leur inflige des amendes.

Dans la ville de Beer Sheva, au sud, des manifestants bloquent Yitzhak Rager, artère principale de la ville, et appellent à la libération des otages et à l’organisation d’élections législatives anticipées sans délai.

Des manifestants bloquant l’artère principale de Beer Sheva, appelant à un accord pour la libération des otages et à des élections législatives anticipées, le 30 mars 2024. (Crédit : Tanya Zion-Waldoks/Pro-Democracy Protest Movement)

L’appel pour les otages à Tel Aviv déclarée illégal, les manifestants se heurtent à la police

Le commissaire de police Menashe Mansour déclare illégal le rassemblement en faveur de la libération des otages rue Begin, à Tel Aviv, et ordonne aux manifestants de se disperser.

Bien qu’il s’agisse d’un événement hebdomadaire, une telle décision est généralement prise à un stade beaucoup plus avancé des manifestations.

Une série d’échauffourées éclate entre les manifestants et la police, cette dernière repoussant les manifestants tandis qu’un groupe d’hommes, portant pour la plupart des tee-shirts « Brothers and Sisters in Arms » (« Frères et sœurs en armes »), riposte.

Tel Aviv : La police éteint un feu de joie lors d’un appel à la libération des otages ; les manifestants en allument un autre

Des manifestants allumant un feu de joie au milieu des appels à un accord pour libérer les otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza, rue Begin, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/The Times of Israel)
Des manifestants allumant un feu de joie au milieu des appels à un accord pour libérer les otages détenus par le Hamas dans la bande de Gaza, rue Begin, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/The Times of Israel)

À l’instar des semaines précédentes, des manifestants ont allumé un feu de joie dans la rue Begin, que la police a éteint, avant d’en allumer un autre.

De nombreux manifestants tiennent des torches, comme c’est la coutume lors des manifestations pour la libération des otages.

Des membres de familles d’otages prennent la parole successivement, et leur rhétorique est nettement plus combative que les semaines précédentes. Le frère d’un otage appelle à libérer les otages « par la force » si nécessaire.

L’ex-otage Raz Ben-Ami appelle à un accord : « Ils ne tiendront pas le coup »

L'otage libérée Raz Ben-Ami s'exprimant lors de la manifestation du Forum des familles des otages et disparus, sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran YouTube ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
L'otage libérée Raz Ben-Ami s'exprimant lors de la manifestation du Forum des familles des otages et disparus, sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran YouTube ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Raz Ben-Ami, une otage libérée des geôles du Hamas après 54 jours de captivité, exhorte le gouvernement à conclure un accord avec le groupe terroriste palestinien afin de libérer les 134 otages encore détenus dans la bande de Gaza.

« Ils [les otages] ne survivront pas là-bas, personne ne peut survivre à ce qu’ils endurent. Croyez-moi », déclare Ben-Ami lors de la manifestation hebdomadaire du Forum des familles des otages et disparus sur la « Place des Otages », à Tel Aviv.

« Monsieur le Premier ministre, au nom des personnes enlevées, au nom du peuple d’Israël, donnez l’ordre aux négociateurs du Qatar : ‘Nous ne reviendrons pas sans un accord’. »

Shira Albag, la mère de l’otage Liri Albag, appelle les manifestants à reprendre la lutte « contre l’indifférence et pour la vie ».

« Cela fait 176 jours que je ne détourne pas mon attention des pensées et de la peur que vivent Liri et les autres personnes enlevées », dit-elle.

« Le peuple d’Israël n’oubliera pas et ne pardonnera pas à quiconque empêche un accord qui nous les ramènerait [les otages]. Après 176 jours, 4 224 heures, les excuses sont épuisées », poursuit-elle.

Une mère craint pour la santé de son fils soldat, le gouvernement n’ayant pas prévu de plan pour l’après-guerre

Naama, mère d'un soldat de combat et membre du groupe Awakened Mothers, lors d'une manifestation anti-gouvernement, à Jérusalem, le 30 mars 2024. (Crédit : Jessica Steinberg/The Times of Israel)
Naama, mère d'un soldat de combat et membre du groupe Awakened Mothers, lors d'une manifestation anti-gouvernement, à Jérusalem, le 30 mars 2024. (Crédit : Jessica Steinberg/The Times of Israel)

Naama, dont le fils fait partie d’un commando à Gaza et qui fait partie du groupe Awakened Mothers, dit qu’elle ne dort pas et qu’elle ne mange pas. Elle s’inquiète de savoir comment son fils va survivre et ce qu’il adviendra de son corps, de son âme, une fois que tout sera terminé.

« Nous avons renvoyé nos enfants à Khan Younès et notre gouvernement n’a toujours rien prévu pour l’après-guerre », dit-elle.

Naama énumère les noms des soldats tués et blessés au cours de la semaine écoulée « et ce n’est toujours pas fini », dit-elle. « Il ne veut pas que les otages soient libérés, il ne veut pas que la guerre soit terminée. Il nous veut effrayés et sans espoir. »

« Mais ce pays est tout ce que nous avons », dit-elle. « Nous n’avons pas d’autre pays. »

Des anti-gouvernement se joignent à un rassemblement pour un accord sur les otages

Des manifestants réclamant un accord pour faire libérer les otages détenus par les terroristes palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza, rue Kaplan, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/The Times of Israel)
Des manifestants réclamant un accord pour faire libérer les otages détenus par les terroristes palestiniens du Hamas dans la bande de Gaza, rue Kaplan, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/The Times of Israel)

La manifestation de la rue Kaplan à Tel Aviv se disperse et de nombreux manifestants rejoignent le rassemblement de la rue Begin qui appelle à un accord pour la libération des otages détenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

Les manifestants scandent « nous ne nous arrêterons pas tant qu’ils ne seront pas tous rentrés chez eux », « assez de tueries, assez de désespoir, les otages sont la chose la plus importante », et d’autres slogans en faveur de la libération des otages.

Hadas Calderon, dont les deux enfants ont été libérés de Gaza alors que son mari, Ofer Calderon, y est toujours, s’exprime depuis le pont surplombant la rue Begin, qui sert de podium improvisé.

Elle insiste sur le fait que ses enfants n’ont été libérés que grâce à des négociations et qu’un accord doit être conclu pour libérer le reste des otages.

Manifestation anti-Netanyahu à Jérusalem

Shirel Hogeg, dont la famille a survécu au massacre du 7 octobre au kibboutz Kfar Aza, a facilement agité la foule devant la résidence présidentielle à Jérusalem lors de la manifestation de samedi soir.

« Yallah, yallah, lehou kvar [Allez, allez, allez-vous en] ! », crie Hogeg.

« Cela fait déjà 15 ans que nous crions. Vous saviez tout cela, vous l’avez écrit dans votre livre », hurle Hogeg à propos du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

« Vous êtes le leader, vous êtes coupable. Vous n’êtes pas digne de ce pays. »

L’ex-otage Aviva Siegel dénonce la gestion des otages par Netanyahu

L'otage libérée Aviva Siegel s'exprimant lors d'un rassemblement hebdomadaire sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran YouTube ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
L'otage libérée Aviva Siegel s'exprimant lors d'un rassemblement hebdomadaire sur la "Place des Otages", à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Capture d'écran YouTube ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

L’otage libérée Aviva Siegel demande au Premier ministre Benjamin Netanyahu et aux autres membres du gouvernement de cesser de traiter les négociations sur les otages « comme s’il s’agissait d’un jeu d’enfants », lors du rassemblement organisé cette semaine à Tel Aviv par le Forum des familles des otages et disparus.

« Vous ne pouvez pas ramener la délégation du Qatar sans un accord », a-t-elle déclaré sur scène, faisant référence aux négociations en cours entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas à Doha.

« Vous m’entendez, Bibi ? Je ne sais pas si mon époux est en vie. Arrêtez de parler de victoire, arrêtez de parler de pression militaire. Rien ne marchera. Rien n’a marché jusqu’à présent. Ils meurent là-bas tous les jours », poursuit-elle.

Son mari, Keith Siegel, est toujours aux mains du Hamas. Il fait partie des 130 otages qui sont retenus dans la bande de Gaza depuis 176 jours.

« Il n’y a pas de sentiment plus difficile que celui de ne pas pouvoir être là pour lui, pour Keith. Au moment où il a le plus besoin de moi, je ne suis pas là et je ne peux rien faire. Je me sens comme quelqu’un qui erre dans le monde, vide à l’intérieur, je suis brisée à l’intérieur. Je vous demande à tous comment je suis censée vivre comme ça », dit-elle à la foule.

Aviva, qui a été libérée dans le cadre d’un accord de trêve avec le Hamas qui a vu la libération de dizaines d’otages israéliens, se souvient de la période éprouvante qu’elle a passée en captivité dans les geôles du groupe terroriste palestinien.

« Lorsque j’étais à Gaza, il m’a fallu beaucoup de temps pour réaliser que j’étais une otage […] Au moment où ils m’ont attrapée par les cheveux et poussée sur le sol, j’ai compris que je n’avais pas le droit de décider quoi que ce soit », raconte-t-elle.

Le rassemblement a lieu quelques heures seulement après qu’un groupe de familles sous la bannière du Forum des familles des otages et disparus s’est adressé à la presse devant les quartiers généraux de l’armée de la Kirya, dénonçant publiquement la conduite de Netanyahu dans les négociations comme étant « criminelle » et demandant son éviction sans délai.

Père d’un soldat otage : Netanyahu devrait se retirer et laisser quelqu’un d’autre s’occuper de la libération des captifs

Yehuda Cohen, père de Nimrod Cohen, un soldat enlevé le 7 octobre, s'exprimant lors d'une manifestation, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/The Times of Israel)
Yehuda Cohen, père de Nimrod Cohen, un soldat enlevé le 7 octobre, s'exprimant lors d'une manifestation, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/The Times of Israel)

Yehuda Cohen, le père de Nimrod Cohen, un soldat enlevé le 7 octobre, s’exprime lors de la manifestation principale.

Dans un discours enflammé, Cohen dit qu’il a parlé avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu cette semaine et lui a demandé quel prix Israël était prêt à payer pour ramener son fils, mais n’a pas obtenu de réponse.

Il ajoute que si Netanyahu ne peut pas ramener son fils à la maison, il devrait démissionner et laisser quelqu’un d’autre essayer.

Halevi loue le raid à Shifa et promet qu’il se poursuivra jusqu’au terme de la mission

Le chef d'état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, s'adressant aux troupes dans la zone de l'hôpital Shifa, à Gaza City, le 29 mars 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Le chef d'état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, s'adressant aux troupes dans la zone de l'hôpital Shifa, à Gaza City, le 29 mars 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, a salué l’opération militaire en cours à l’hôpital Shifa de la ville de Gaza, lors d’une visite au centre hospitalier vendredi.

« Presque deux semaines, très, très réussies, et c’est une opération […] La planifier pendant une guerre, la mener à bien pendant une guerre, l’exécuter correctement pendant une guerre, [est] très, très complexe », a déclaré Halevi aux troupes.

« Personne ne peut récupérer un tel nombre de terroristes appréhendés, un tel nombre de terroristes abattus, un tel nombre de hauts gradés », a-t-il ajouté.

Halevi a affirmé que l’opération avait « atteint son objectif », mais il a ajouté qu’elle se poursuivrait « à fond jusqu’à ce qu’il soit annoncé que nous en avons terminé ».

Israël et le Hamas devraient reprendre les négociations au Caire dimanche

Les pourparlers de trêve entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas reprendront dimanche au Caire, rapporte la chaîne de télévision égyptienne Al Qahera News TV, citant une source de sécurité.

Haaretz a cité samedi une source israélienne anonyme selon laquelle les pourparlers sont dans l’impasse parce que le Hamas a refusé de faire preuve de souplesse sur sa demande d’autoriser tous les habitants du nord de Gaza à rentrer chez eux et de conditionner toute nouvelle libération d’otages à un engagement israélien de mettre fin à la guerre et de retirer tous les soldats de l’armée israélienne. Israël a rejeté ces deux demandes d’emblée.

Lundi, le Hamas avait rejeté les compromis négociés à Doha entre Israël, l’Égypte, le Qatar et les États-Unis, ce qui avait conduit Jérusalem à rappeler la plupart des membres de son équipe de négociation.

À Césarée, des manifestants réclament la démission de Netanyahu

Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées sur une artère principale de Césarée, près de la résidence privée du Premier ministre Benjamin Netanyahu, munis de pancartes et scandant des slogans appelant à sa démission.

La manifestation de samedi soir dans cette ville côtière aisée, située à mi-chemin entre Haïfa et Tel Aviv, est l’un des nombreux points de rassemblement de ces dernières semaines qui, selon les manifestants, visent à « augmenter la pression sur lui pour qu’il se dirige vers de nouvelles élections », comme l’explique au Times of Israel une manifestante, Hannah Zissel, qui habite à Césarée.

Amos Malka, ancien chef du Directorat des Renseignements militaires de l’armée israélienne, donne le coup d’envoi du rassemblement, avec un discours dans lequel il accuse Netanyahu « d’abandonner les otages » que le groupe terroriste palestinien du Hamas retient à Gaza.

« Si les familles savaient à quel point le fossé que Netanyahu refuse de combler dans les négociations avec le Hamas est mince, elles exploseraient », déclare Malka. « C’est une preuve supplémentaire de son inaptitude à servir. »

S’adressant au Times of Israel, Malka, l’un des leaders du mouvement de protestation contre le gouvernement Netanyahu, précise que « les échecs qui ont conduit au 7 octobre sont partagés par beaucoup, dans toute la communauté de la Défense et de l’establishment. Mais ce qui s’est passé depuis, c’est la faute de Netanyahu ».

Des manifestants anti-gouvernement se rassemblent devant la Kirya, à Tel Aviv

Des manifestants anti-gouvernement rassemblés devant le siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/The Times of Israel)
Des manifestants anti-gouvernement rassemblés devant le siège du ministère de la Défense, à Tel Aviv, le 30 mars 2024. (Crédit : Iddo Schejter/The Times of Israel)

Des groupes de manifestants se rassemblent devant le siège du ministère de la Défense, la Kirya, à Tel Aviv, pour protester contre le gouvernement pour diverses raisons.

Le message prédominant de la manifestation principale organisée rue Kaplan, devant le centre commercial Sarona, est que des élections législatives anticipées doivent être organisées et que le gouvernement actuel et le Premier ministre Benjamin Netanyahu doivent être démis de leurs fonctions.

Non loin de là, une manifestation menée par un groupe d’anciens combattants de l’armée israélienne de la guerre de Kippour de 1973, debout sur un char d’assaut factice, réclame la fin des exemptions de service militaire dont bénéficient les ultra-orthodoxes étudiant en yeshiva.

À l’entrée de la Kirya, rue Begin, une manifestation organisée par « Brothers and Sisters in Arms » (« Frères et sœurs en armes »), un groupe de réservistes qui a été, l’année dernière, l’un des leaders des manifestations contre le plan largement controversé de refonte du système judiciaire, demande la libération des otages détenus par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

La présence policière est importante dans toute la zone. La police a barricadé de larges portions des rues Begin et Kaplan, ainsi que certaines sorties de l’autoroute Ayalon, afin d’empêcher les manifestants de bloquer cette route, comme ils le font chaque semaine.

Ayman Safadi : La « famine » à Gaza peut être évitée si tous les points de passage israéliens sont ouverts

Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi (à gauche) rencontrant le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry (à droite) et le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères (hors cadre) au siège du ministère égyptien des Affaires étrangères, au palais Tahrir, dans le centre du Caire, le 30 mars 2024. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)
Le ministre jordanien des Affaires étrangères Ayman Safadi (à gauche) rencontrant le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukry (à droite) et le ministre français de l'Europe et des Affaires étrangères (hors cadre) au siège du ministère égyptien des Affaires étrangères, au palais Tahrir, dans le centre du Caire, le 30 mars 2024. (Crédit : Khaled Desouki/AFP)

LE CAIRE, Egypte – Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, a déclaré samedi que la « famine » à Gaza pourrait être résolue rapidement si Israël ouvrait les points de passage terrestres pour l’acheminement de l’aide.

Safadi a fait ces observations lors d’une conférence de presse avec ses homologues égyptien et français au Caire.

Israël attribue la détérioration de la situation humanitaire à l’incapacité des agences d’aide à distribuer les fournitures, ainsi qu’au groupe terroriste palestinien du Hamas et aux groupes armés qui pillent les camions entrant dans la bande de Gaza. Les organisations humanitaires affirment que leur travail est devenu beaucoup plus difficile en raison des combats et de l’absence de sécurité pour les convois d’aide.

L’aide entre actuellement dans la bande de Gaza après avoir été inspectée par les autorités israéliennes au poste-frontière égyptien de Rafah, au poste-frontière israélien de Kerem Shalom et à un point de passage récemment ouvert près du kibboutz Beeri, dans le sud de la bande de Gaza.

Une deuxième cargaison d’aide pour Gaza quitte le port de Chypre avec 400T de nourriture

Le navire Jenifer de la World Central Kitchen transportant de l'aide alimentaire pour la bande de Gaza, à proximité du port de Larnaca, à Chypre, le 30 mars 2024. (Crédit : Iakovos Hatzistavrou/AFP)
Le navire Jenifer de la World Central Kitchen transportant de l'aide alimentaire pour la bande de Gaza, à proximité du port de Larnaca, à Chypre, le 30 mars 2024. (Crédit : Iakovos Hatzistavrou/AFP)

LARNACA, Chypre – Une deuxième cargaison d’aide transportant près de 400 tonnes de nourriture pour la bande de Gaza a quitté le port chypriote de Larnaca samedi, selon un témoin de l’agence Reuters.

Un cargo déjà posté à l’extérieur du port et transportant de l’aide a été rejoint par un navire de sauvetage et une plate-forme transportant également de l’aide et qui était précédemment amarrée dans le port, a déclaré le témoin. Le navire de sauvetage remorquera l’aide.

Il s’agit du deuxième envoi d’aide via Chypre, où les autorités chypriotes ont mis en place, en coopération avec Israël, un corridor maritime destiné à faciliter l’acheminement de cargaisons préalablement contrôlées directement vers l’enclave palestinienne.

Une roquette tombe dans une zone dégagée près de la frontière libanaise ; pas de sirène

Une roquette vraisemblablement tirée depuis le Liban explose après avoir atterri dans une zone ouverte en Haute Galilée, sans déclencher de sirènes d’alerte.

La vidéo montre de la fumée s’élevant du site d’impact.

Tsahal a tué des terroristes et saisi des armes lors du raid en cours à Shifa

Des troupes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo non datée publiée le 30 mars 2024 (Crédit : Armée israélienne)
Des troupes opérant dans la bande de Gaza, sur une photo non datée publiée le 30 mars 2024 (Crédit : Armée israélienne)

Les combats contre le groupe terroriste palestinien du Hama se sont poursuivis au cours de la journée écoulée à l’hôpital Shifa de la ville de Gaza, ainsi qu’à al-Qarara dans le sud de la bande de Gaza et dans le quartier al-Amal de Khan Younès, indique l’armée israélienne dans une mise à jour matinale.

Tsahal précise qu’à Shifa, les troupes – de la 401e Brigade du Corps Blindé Mécanisé, de l’unité de reconnaissance de la Brigade Nahal et de l’unité commando Shayetet 13 de la marine – ont tué des terroristes armés, saisi des armes et localisé des sites appartenant au groupe terroriste dans la zone.

À al-Amal, les troupes de la Brigade Givati ont tué plusieurs terroristes armés, dont certains ont tenté de les attaquer avec des engins explosifs, selon Tsahal.

L’armée de l’air israélienne a effectué des dizaines de frappes dans la bande de Gaza au cours de la journée écoulée, principalement à al-Amal et al-Qarara, ce qui visait à soutenir les troupes de manœuvre au sol.

L’armée de l’air israélienne a également frappé trois tunnels dans une zone d’où une roquette a été tirée vers la communauté frontalière de Kissufim vendredi, indique Tsahal.

Tsahal déclare que, parallèlement dans le centre de Gaza, les troupes de la Brigade Nahal ont tué plusieurs terroristes au cours de la journée écoulée.

Lors d’un affrontement, les troupes de la Brigade Nahal ont repéré une cellule qui déplaçait des armes et ont fait appel à un drone pour les frapper. Selon l’armée, d’importantes explosions secondaires ont été observées après l’attaque. Un avion de chasse a ensuite frappé le bâtiment que la cellule avait été vue en train de quitter.

Deux autres cellules du Hamas ont été frappées par des drones dans le nord de Gaza après avoir été identifiées par le 215e régiment du Corps d’Artillerie. Des avions de chasse ont ensuite frappé un bâtiment utilisé par ces terroristes, ajoute Tsahal.

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