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Israël « s’effondre politiquement », dit le chef des Gardiens de la Révolution islamique

Hossein Salami : les ennemis de son pays sont "impuissants, incapables et désespérés dans la poursuite de leur objectif"

Le commandant de la Garde révolutionnaire paramilitaire iranienne, le Gen. Hossein Salami, s’adresse à la foule lors d’un rassemblement devant l’ancienne ambassade américaine commémorant l’anniversaire de sa prise en 1979, à Téhéran, en Iran, le 4 novembre 2021. (Crédit : Vahid Salemi/AP)
Le commandant de la Garde révolutionnaire paramilitaire iranienne, le Gen. Hossein Salami, s’adresse à la foule lors d’un rassemblement devant l’ancienne ambassade américaine commémorant l’anniversaire de sa prise en 1979, à Téhéran, en Iran, le 4 novembre 2021. (Crédit : Vahid Salemi/AP)

Le commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran, Hossein Salami, a déclaré lundi qu’Israël était en train de vivre un effondrement politique après à l’annonce par le gouvernement israélien de la dissolution du Parlement et de la convocation de nouvelles élections.

Les États-Unis, quant à eux, tenteraient, selon Salami, de se retirer de la région sans perdre la face.

« Si vous suivez les nouvelles, vous constaterez que le régime sioniste est en plein effondrement politique », a déclaré Salami lors d’une cérémonie militaire à Téhéran, a rapporté le service de presse semi-officiel Fars. « Et les États-Unis cherchent à quitter avec dignité le monde islamique ».

Les ennemis de l’Iran sont « impuissants, incapables et désespérés dans la poursuite de leurs objectifs », a-t-il déclaré.

M. Salami a ajouté que l’Iran se renforçait et que « dans un avenir proche, nous ferons partie des puissances mondiales », a rapporté le service de presse Tasnim.

Ses remarques interviennent un jour après que le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid ont déclaré qu’ils présenteraient un projet de loi visant à dissoudre la Knesset, leur coalition n’étant plus en mesure de fonctionner. La coalition a d’abord perdu sa majorité le mois dernier, puis s’est retrouvée en minorité lorsque les législateurs du gouvernement ont déserté pour rejoindre l’opposition.

Les tensions entre Israël et l’Iran se sont récemment accrues à la suite d’avertissements lancés par des responsables de Jérusalem selon lesquels son ennemi juré régional tenterait de commettre des attentats terroristes en Turquie contre des cibles israéliennes. Israël a demandé à tous ses ressortissants de quitter immédiatement Istanbul, et même à ceux qui se trouvent ailleurs de rentrer chez eux. Il a également demandé aux Israéliens de ne pas se rendre inutilement en Turquie.

Des informations non confirmés ont indiqué qu’un certain nombre d’attaques, y compris des assassinats et des enlèvements, ont été récemment déjouées, dans certains cas avec seulement quelques minutes d’avance. Les services de renseignement turcs, en collaboration avec leurs homologues israéliens, auraient découvert un réseau d’agents iraniens opérant dans le pays.

L’Iran a imputé à Israël une série d’assassinats de personnes liées à ses programmes nucléaires et militaires à l’intérieur de ses frontières, ainsi que plusieurs attaques contre ses installations, et a juré de se venger.

Ces événements surviennent alors que les pourparlers entre l’Iran et les puissances mondiales visant à relancer l’accord nucléaire conclu en 2015 sont au point mort.

Le fameux Joint Comprehensive Plan of Action (JCPOA) offrait à l’Iran un allègement des sanctions sévères en échange de limites sur son programme nucléaire. L’administration Trump s’était retirée du JCPOA en 2018, estimant qu’il n’allait pas assez loin pour empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire, et avait rétabli des sanctions musclées.

L’Iran a répondu en abandonnant progressivement ses propres engagements, en accélérant son programme et en enrichissant l’uranium à des niveaux supérieurs à ceux fixés dans l’accord, ce qui le rapproche du seuil permettant de produire une arme.

Les pourparlers parrainés par l’Europe à Vienne entre l’Iran et les autres parties au JCPOA ont débuté en avril 2021, mais sont restés au point mort depuis le début de l’année. L’Iran insiste sur le caractère pacifique de son programme nucléaire.

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