Kerry fait l’éloge de l’accord du nucléaire iranien et déplore l’échec de la solution à 2 États
Deux semaines avant de quitter le pouvoir, le secrétaire d'État exhorte subtilement l'administration Trump à conserver l'accord sur le nucléaire et à relancer les pourparlers au Moyen-Orient
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Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël
WASHINGTON – Alors que sa longue carrière politique touche à sa fin, le secrétaire d’État américain John Kerry a publié une note de service qui met l’accent sur deux de ses principales préoccupations en tant que diplomate : la paix entre Israéliens et Palestiniens et l’accord sur le nucléaire iranien.
À peine plus de deux semaines avant qu’il ne quitte le département d’État, Kerry a publié un récapitulatif de 21 pages sur son travail effectué au cours des 4 dernières années, et évoque les priorités que son successeur devra garder à l’esprit.
Kerry n’a pas cité le président élu Donald Trump, ni Rex Tillerson, PDG d’Exxon Mobil, choisi pour le poste de secrétaire d’État, mais il a consacré une bonne partie de son texte à évoquer ce que le président entrant a promis de changer.
Peu après l’abstention des États-Unis au Conseil de Sécurité de l’ONU sur la résolution qui condamne les implantations, et suite à son discours plaçant les implantations au centre du conflit et comme obstacle à la paix, l’ancien candidat démocrate a voulu être clair sur les regrets éprouvés par l’administration sortante, de ne pas avoir réussi à atteindre un accord entre les deux parties.
Cet échec, souligne-t-il, est imputable au refus des dirigeants israéliens et palestiniens à franchir le Rubicon du processus de paix.
« Pendant que j’étais au pouvoir, nous avons travaillé dur pour relancer les négociations entre les deux parties, afin de voir si un progrès était envisageable », écrit-il. « Malheureusement, les parties n’étaient pas disposées à faire les choix nécessaires pour avancer dans les négociations. »
Cette note ne contient aucune référence à la Résolution 2334 ni aux implantations. Elle affirme cependant que les États-Unis « ont, année après année, loyalement protégé Israël des résolutions partiales des Nations unies et d’autres instances multilatérales ».
Kerry a également parlé de son ancien projet de pourparlers sensé aboutir à un accord définitif au bout de neuf mois. Il a écrit que l’administration travaillait depuis pour s’assurer que la solution à 2 États ne tomberait pas dans l’oubli.
« Nous avons appelé les parties à prouver, par leur politique et par leurs actions, leur engagement envers la solution à 2 États et à créer des conditions propices à la reprise de négociations efficaces. »
Il a rappelé que les États-Unis sont fidèles « à leur engagement pour la concrétisation de la solution à 2 États, un État d’Israël juif démocratique, en sécurité, aux côtés d’un État palestinien indépendant, viable et contigu ».
Après que les États-Unis se sont abstenus de voter contre la résolution de Conseil de Sécurité, ce qui aurait permis de la faire échouer, Trump a indiqué que la politique de son administration concernant Israël marquerait une rupture nette avec celle du président Obama.
« En ce qui concerne les Nations unies, les choses seront différentes après le 20 janvier », avait-il tweeté en parlant de son investiture. Dans un autre tweet, il invitait Israël à « rester fort ».
Dans un autre paragraphe de son récapitulatif, Kerry a fait la promotion de la gestion des relations bilatérales entre Israël et son administration, affirmant que « les relations en matière de sécurité… sont plus fortes que jamais ».
Il a mentionné le soutien financier des États-Unis pour le système anti-missile, le Dôme de Fer, et les 38 milliards de dollars en aide militaire sur 10 ans, dans le cadre de l’accord signé l’an dernier.
Kerry a également consacré une partie de sa note de service à l’accord sur le nucléaire iranien, le pacte qu’il a négocié en 2015 avec les puissances mondiales.
Avant l’accord, Téhéran était à 90 jours de construire une arme nucléaire mais le Plan global d’action conjoint – dénomination officielle de l’accord – a repoussé ce délai d’un an, a réduit leur réserves en uranium enrichi de 98 % et a instauré des mesures transparentes qui alertent les États-Unis si les Iraniens ne respectent pas les termes de l’accord, a-t-il souligné.
« Nous devons maintenir la pression et continuer à nous opposer au programme des missiles iraniens, à son soutien au terrorisme, à son mépris pour les droits de l’Homme et son interférence déstabilisante dans les affaires de ses voisins tant que ces menaces planent », a-t-il écrit.
la Communauté du Times of Israël !








